06.12.2009
Paulus Potter
Me suis demandé qui était ce « Paulus Potter » dont parlais Iss’N’Kor ? C'est en tout cas une nouvelle source de vaches...
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Mine de rien, elle m'a l'air assez travaillée, sa compo...
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| Regardant plutôt vers nous |
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| Debout | x |
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| Groupées à droite |
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| Montrant plutôt leurs fesses | x | x | x |
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| Avec du blanc sur leur robe | x | x |
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| Avec des taches | x |
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28.11.2009
Contre l'écologie intégriste et romantique
Le propre de l'homme moderne, selon vous, est-il d'avoir toujours exercé une pression intense sur l'environnement ?
Il y a eu un « buissonnement» d'espèces humaines avant l'apparition d'Homo sapiens, il y a entre 200000 et 150000 ans en Afrique. Mais notre espèce s'est répandue dans le monde, voici environ 50 000 ans, avec une efficacité nouvelle, exploitant son environnement de façon inégalée. Il est intéressant de replacer notre histoire actuelle dans cette continuité préhistorique. Les hommes modernes sont allés sur la Lune tout comme autrefois ils ont pris pied en Australie, en Amérique du Nord et dans les îles les plus lointaines. De même, ils extraient aujourd'hui jusqu'aux dernières gouttes de pétrole, provoquent la disparition de multiples espèces, comme ils ont autrefois « intensifié » leur prédation sur l'environnement. Et s'ils doivent aujourd'hui gérer leurs ressources, c'est contraint, car leur planète s'épuise.
Les néandertaliens n'étaient-ils pas, eux aussi, des prédateurs ?
Pas à ce degré. Ainsi, les néandertaliens, apparus presque en même temps que les ours des cavernes, les ont chassés, mais ont cohabité avec eux pendant trois cent mille ans. Ces ours n'ont disparu qu'après la colonisation de l'Europe par Homo sapiens, même si cela a pris quelques milliers d'années. Ce n'est pas le côté le plus sympathique de notre espèce, mais, dans les faits, l'expansion d'Homo sapiens a conduit à l'extinction de nombreux grands mammifères, y compris d'autres espèces humaines.
D'autres chercheurs avancent plutôt des causes climatiques...
Le climat a connu tant de fluctuations au cours du dernier million d'années, qu'on peut toujours faire correspondre une disparition locale à telle ou telle variation : un coup de chaud par ici, un coup de froid par là, voire la chute d'une météorite ailleurs ! Et ce, alors que nos datations, dans ces périodes, ne sont pas précises au siècle près ! C'est à la mode et c'est un abus. Pourquoi s'interdire de chercher des causes à l'échelle planétaire ? Or le déterminateur commun à l'extinction massive des grandes faunes, il y a 50 000 ans en Australie ou il y a 12 000 ans en Amérique du Nord, c'est bien l'arrivée de L’homme moderne ! On cherche, à travers des causes climatiques ou extérieures, à exonérer les ancêtres des Amérindiens ou des Aborigènes de toute responsabilité dans la disparition des mammouths ou des kangourous géants.
Le «politiquement correct » parasiterait-il la paléoanthropologie ?
Il y a un fantasme d'un âge d'or du paléolithique, au cours duquel les hommes auraient été des pacifistes et des écologistes gérant leurs ressources. Ils n'ont été ni l'un ni l'autre. La perception est la même vis-à-vis des derniers chasseurs-cueilleurs subsistants alors que des travaux récents montrent qu'ils ne sont exempts ni de violence ni de hiérarchie. Une idéologie post-soixante-huitarde et une mauvaise conscience post-coloniale biaisent aujourd'hui la recherche en préhistoire.
Vous aimez aussi parler du cannibalisme...
Oui, car on trouve, dans certains sites préhistoriques (Gran Dolina et El Sidron, en Espagne, l'abri Moula, en Ardèche), des restes humains débités comme ceux des animaux, pour de la boucherie. Même pour des périodes très reculées, on préfère souvent expliquer que ces restes humains ont fait l'objet de rituels funéraires très sophistiqués. Curieusement, à partir du néolithique, le moment où les hommes s'installent en village, se hiérarchisent, accumulent des biens, on admet que tueries et cannibalisme « agressif » ont pu exister. Je vais faire hurler, mais pour moi, Neandertal, qui avait survécu à bien des variations climatiques avant la venue de Cro-Magnon, n'est que l'une de ses victimes. Il a été progressivement éliminé comme les autres grands compétiteurs carnivores : en lui ravissant ses proies et ses territoires, aussi en le tuant. Mais c'est une interprétation taboue aujourd'hui.
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Propos recueillis par Rachel Mulot auprès de Jean-Jacques Hublin pour Science et Avenir (décembre 2008). Jean-jacques Hublin est paléo-anthropologue. Il dirige le département d’évolution humaine de l’Institut Max-Planck de Leipzig (Allemagne), qu’il a créé en 2004. Il publie chez Flammarion avec Bernard Seytre « Quand d’autres hommes peuplaient la Terre – Nouveaux regards sur nos origines. »268 p.,21€.
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23.11.2009
Titwane - La moue du bulot
Titwane ? Vous ne le remettez pas ? C’est l’illustrateur qui nous avait offert la couverture de « Photomaton ». Mais il semble bien qu’il ait un blog où y’a des vaches, titré : « La Moue du Bulot » Bon, ok, y’a pas que, mais y’a AUSSI des vaches.
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15.10.2009
Rentrée littéraire

nfin je l’ai. Je le tiens entre mes mains fébriles, sous mes yeux embués. Quoi, mais quoi ? Le prospectus Gifi d’octobre 2009, celui là même dont Lou nous avait donné la primeur, avec les chrysanthèmes plastiques et la machine à battre les cartes. Entre autres, entre autres ! Enfin nous pouvons faire provision, au moins virtuellement, d’objet inutiles et d’objets moches, certains cumulant les désavantages. On doit même pouvoir en trouver des dangereux. Ah ben oui, tiens, voilà, page 11, le jeu de fléchette positionné juste à côté de « Les jouets à – 50% » mais dont le descriptif se termine par : « Cet article n’est pas un jouet ». Il y a une autre exception, positive celle-là : le jeu d’échec en verre de la page 13 a oublié d’être laid. Il doit être juste fragile. Mais à 5,99€ vous pouvez en casser un par mois sans vous ruiner. Bon, Ok, il est livré sans pile, mais comme d’un autre côté, il n’en utilise pas, on s’y retrouve.
Dès lors, j’ai l’embarras du choix pour extraire de cette nouvelle livraison l’objet qui me semblera le plus à même de participer à l’encombrement de ce carnet. Tiens, je crois tenir un bon client avec le « Jouet d’éveil manège roue » de la page 7.

ascinant le monde de la petite enfance vu par les fabriquant de jouets pour la. Le bébé étant lui-même une sorte de pâte à modeler un peu inutile mais animée et bruyante, ses jouets ne sauraient être que visuellement mous, mais animés et bruyants. Je ne sais pas si vous avez remarqué mais il semble entendu que le bébé étant par ailleurs un tube digestif muni d’accessoires pour le moment inutiles et uniquement occupé par la satisfaction de ses besoins primaire : se nourrir, dormir, éliminer, paniquer son entourage, il faut rester dans le primaire. Ses yeux par exemple ne semblent en mesure de distinguer que trois ou quatre couleurs de base, et encore, à condition qu’elles soient vives. Pour ce qui est de son activité motrice, faire tourner suffira très largement. On ne sait pas encore s’il sera ouvrier ou trader mais il est important que cette larve comprenne au plus vite que la machine compte sur lui pour tourner. Il est assez probable que les anneaux roses, certainement délicieux, mais que ce putain de manège entend bien garder pour lui, finissent par énerver notre très jeune consommateur. Hop, c’est parti pour l’éveil à la frustration, au moins jusqu’à ce qu’il mette la main sur la pince coupe-boulons de son frère aîné. Au-dessus, on ne la voit pas, mais j’en suis quasi sûr, la boule bicolore orange et jaune recèle une bille dont l’irritante inaccessibilité doit elle aussi, à la longue, éveiller la fureur meurtrière. Enfin, une dernière chose que doit éveiller ce jouet, c’est les soupçons. Parce qu’à moins de cinq euros, c’était déjà pas cher mais à 2,49, on peut avoir un doute légitimes sur les conditions de travail et les salaires de ceux qui l’ont fabriqué.
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03.10.2009
Mouhahahah !
éjouissant extrait d’un article titré : « Le rock, c’est de la merde », tiré d’ «Art rock», un blog que je n’ai pas encore parcouru, mais sur lequel renvoie Lou. Or donc, je ne suis pas le seul à trouve les Beatles profondément ennuyeux. Ça fait du bien de le savoir !
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(...) Mais ça, encore, c'est rien... les Beach Boys feront pire, et le fond du fond sera atteint par les deux albums suivants des Cafards, d'une prétention à faire hurler de rire le moindre mélomane. D'abord Sgt Pepper.
Considéré comme l'album le plus important de l'histoire du rock... énième preuve de l'incommensurable mauvais goût des amateurs du genre. Il faut reconnaître une chose à Sgt Pepper, c'est que la pochette annonce la couleur. Avant, le rock n'était qu'un truc débile d'une affligeante pauvreté musicale pour ados couillons, mais en voulant "s'enrichir" il deviendra exactement ce qu'on voit sur la pochette : un grand fourre-tout absurde, kitschissime, une musique de foire et de cirque jouée par des clowns qui se prennent pour des artistes. Un concept idiot, des arrangements pompeux, où, comme chez Clayderman, se mélangeront classique et pop... Dylan avait fait fort dans le ridicule, avec ce mélange contre-nature de poésie et de rock d'un ennui mortel... les Beatles ne sont pas en reste avec leur fusion kitsch "classico-pop-rock". (...)
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25.09.2009
Des maths, ou ?

Emboîtant le pas à Kats, dont l’hara-kiri-blog nous fait en ce moment de sporadiques poussées de maths, j’ai passé outre l’irrépressible ennui me saisissant habituellement dès que je vois un truc comme : x = (-b + Ѵ(b² - 4ac))/2a, pour chercher là, comme ailleurs, un défi à relever pour le chroniqueur qui sommeille, grasse matine et se réveille parfois en moi en se demandant où est le chat. Quel chat ? Celui qui m’a chié dans la bouche. (1)
Des maths, où ? Demande justement l’hypothétique mais séduisante Mélanie (de Tours). Partout ! lui répondent certains blogs dédiés à cette science qui, prenant alors le parti de la vulgarisation, essayent de montrer des maths omniprésentes dans notre vie, ce qui fait déjà entre Mélanie et elles un sacré point commun. Sur ces blogs là, vous trouverez d’innombrables occasions de constater qu’on ne peut fleurir, cristalliser, fructifier ni tourner benoîtement autour d’un soleil sans son bac+12. D’autres blogs semblent délaisser le grand public pour s’intéresser plus à la clientèle captive – à défaut d’être captivée – des élèves et s’adressent alors directement à leurs professeurs.
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Dans ce domaine là, mais comme dans les autres finalement, il y a certains blogs « poids lourds ». Je vous en présente deux, en commençant par me foutre un peu de la gueule du premier, sur lequel m’attendait ça :
Le Blog mathématique d'ABC Maths
Citation subversive de Paul Guth .
"Nous sommes fatigués et humiliés de vivre dans un univers régi par des lois mathématiques. Nous souhaitons que le destin fasse,pour nous,une entorse à ses calculs,qu'il nous « pistonne » hors du tableau d'avancement normal. Qu'il nous favorise par de l'inexplicable, parce que c'était lui,parce que c'était elle, comme dans les coups de foudre de l'amour."
Guth (La chance, p.31, Hachette 1963 )
1
2
On aura compris qu’il ne s’agissait pas de me confirmer que vraiment, les maths, même sous la forme d’une citation littéraire, me resteraient à jamais incompréhensibles, mais, plus simplement, d’un bug dans l’affichage. On a aussi celui là : Le blog du professeur Rometus duquel j’extrais cette énième démonstration que les chiffres, on leur fait dire ce qu’on veut.
Voilà comment on montre que 1 = 2. !!! (si tu as été en troisième)
On prend deux nombres non nuls a et b tels que a = b.
a = b (on multiplie de chaque côté par a)
a² = ab (on retranche b² de chaque côté de l'égalité)
a² - b² = ab - b² (on factorise de chaque côté)
(a + b)(a – b) = b(a – b) (on divise de chaque côté par (a – b))
(a + b) = b
a + b = b, or, a = b
b + b = b
2b = b (on divise de chaque côté par b)
2 = 1.
Mais comme il semble décidément que certains sujets s’organisent en série – il doit y avoir un algorithme pour ça – il se trouve que ce soir c’est « La nuit des chercheurs » et que le hors-série de « Science et Avenir », frais d’hier, titre sur : la magie des nombres. P’têt aller me faire un p'tit Loto moi… On ne sait jamais.
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(1) Film « Dreamcatcher » mais j’ai un doute.

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20.09.2009
C'est mother qu'on assassine
Bidoche – L’industrie de la viande menace le monde - Fabrice Nicolino – Éditions LLL (Les Liens qui Libèrent) – via « Planète sans visa », via « Barbaquons bidochons »/Le blog de Jean-Pierre Martin
POURQUOI J’AI VOULU CE LIVRE
Je suis né pour ma part dans le sous-prolétariat urbain de la banlieue parisienne. Ce n’est pas un lieu rieur. Ce ne fut pas un temps calme. Il m’arriva plus d’une fois de rêver meilleur destin. Mais qui choisit ? Il reste que, dans les meilleures années de cette époque engloutie à jamais, ma mère préparait le dimanche midi un roast-beef, un rosbif farci à l’ail qui déclenchait chez nous tous, les enfants de cette pauvre nichée, une émeute de papilles.
Un repas peut-il rendre heureux ? Oui. Un morceau de viande peut-il faire croire, le temps d’une tablée familiale, que tout va bien, que tout va mieux ? Oui. J’ai mangé beaucoup de viande. J’ai pris un grand plaisir à mastiquer, à partager avec les miens ce qui était davantage qu’un mets. Je suis mieux placé que d’autres pour comprendre que manger de la viande est un acte social majeur. Un comportement. Une manière de se situer par rapport au passé maudit de l’humanité, et de défier le sort promis par l’avenir.
Je crois savoir ce que manger veut dire. Mais je dois ajouter que, chemin faisant, j’ai changé d’avis et de goût. Modifier ses habitudes est l’une des vraies grandes libertés qui nous sont laissées. Je l’ai fait. Derrière la viande, peu à peu, les morceaux, hauts et bas, se sont reformés, comme dans les dessins animés de mon enfance, qui ignorent tout de la logique triviale de la vie ordinaire.
Derrière une côte de bœuf, j’ai fini par voir un bœuf. Derrière un gigot, un agneau. Derrière un jambon, un cochon. On peut parler d’un choc, immense et lent. L’histoire que je vais vous raconter n’est pas simple, et j’en suis le premier désolé. Elle peut d’autant plus paraître compliquée qu’elle l’est en réalité. Mais ce n’était pas une raison pour faire un livre pesant. Celui-ci ne devrait pas l’être. On y verra beaucoup d’hommes en action, prenant en notre nom des décisions plus ou moins réfléchies. Avec des conséquences majeures que la plupart ignorent.
Cela explique les tours, détours, ruses et contorsions d’une affaire profonde, qui nous concerne tous. Ce livre sur la viande commande du temps, et de la réflexion. Peut-être est-ce une mauvaise idée de le signaler d’entrée, à l’heure d’Internet et du zapping tous azimuts. Mais c’est ainsi. Au moins ne serez-vous pas trompé sur la marchandise. Il reste que cet ouvrage peut aussi se lire pour ce qu’il est : une formidable aventure aux conséquences inouïes. Où rien n’était inévitable. Où tout aurait dû être pesé. Ou tout aurait pu être contrebalancé. Une histoire pleine de bruit et de fureur, emplie jusqu’à déborder de qualités qui sont souvent de pénibles défauts. Laissez-vous porter par cette vague venue des temps les plus anciens, et posez-vous les bonnes questions, qui vous rendront fiers d’être des humains dignes du mot.
Comment des animaux aussi sacrés que le taureau Hap de la plus haute Antiquité sont-ils devenus des morceaux, des choses, des marchandises ? Pourquoi des techniciens inventent-ils chaque jour, en notre nom, de nouvelles méthodes pour « fabriquer » de la « matière » à partir d’êtres vivants et sensibles ? Pourquoi leurs laboratoires sont-il aussi anonymes que secrets ? Pourquoi l’industrie de la bidoche est-elle dotée d’une puissance qui cloue le bec de ses rares critiques ? À la suite de quelle rupture mentale a-t-on accepté la barbarie de l’élevage industriel ? Pour quelle raison folle laisse-t-on la consommation effrénée de ce produit plein d’antibiotiques et d’hormones menacer la santé humaine, détruire les forêts tropicales, aggraver dans des proportions étonnantes la si grave crise climatique en cours ?
Qui est responsable ? Et y a-t-il des coupables ? La réponse n’a rien d’évident, mais elle existe, dans les deux cas. Ce livre vous convie à une plongée dont vous ne sortirez pas indemne. À la condition de le lire pour de vrai, vous ferez ensuite partie d’une tribu en expansion, mais qui demeure on ne peut plus minoritaire. La tribu de ceux qui savent. Et peut-être même rejoindrez-vous celle qui ne veut plus. A-t-on le droit de se révolter ? On en a en tout cas le devoir.
Je mange encore de la viande. De moins en moins, et désormais si peu que j’entrevois le moment où je cesserai peut-être de le faire. Je ne suis pas un exemple. Je suis exactement comme vous. J’espère en tout cas que nous nous ressemblons assez pour que le dialogue commence. Mais avant cela, il fallait vous faire découvrir le tumulte des relations que nous entretenons avec notre sainte bidoche. Si ce livre devait servir à quelque chose, il me plairait qu’il permette à ses lecteurs de se demander ce qu’ils mangent. Et pourquoi. Et comment.
Fabrice Nicolino
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La vérité est ailleurs
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ous croyez peut-être que je ne vois rien venir ? Qu’on pourrait vous et moi, nous laisser glisser, laisser Lucie faire ? Et ? Et l’on suivrait la piste jusqu’au royaume d’altitude des textes éternels et la pente du noir et blanc. Et ? Et l’on se retrouverait ici, tôt ou tard - mais plutôt tôt si j’en crois les derniers billets – avec quelque chose qui ressemblerait à une sorte de revue Scribulations en ligne. Il y aurait plein d’avantage à cela. On aurait enfin une ligne éditoriale à laquelle se raccrocher, des rubriques, ce qui éviterait par exemple que je me casse la tête au moment d’étiqueter les pages et l’on sortirait de l’impression pénible que ce carnet de notes, comme beaucoup d’autres, n’a pas d’objet précis, s’intéresse à des trucs qui n’ont rien à voir les uns avec les autres, parle d’on ne sait pas d’où d’on ne sait pas toujours de quoi, ni pourquoi.
Oui mais non. Parce qu’alors, hop, je me retrouverais une nouvelle fois au bureau, essayant de garder la tête hors de l’eau, soucieux de crédibilité, de sérieux, de responsabilités, d’honnêteté, de cohérence, de loyauté – toutes valeurs à la flottabilité incertaines - alors que chaque note est ici une occasion, que je suis libre de saisir ou non, de plonger, de me laisser couler, de me noyer puis d’enfin toucher le fond. Autrement dit, ce carnet n’est pas une nouvelle occasion de descendre par le long fleuve tranquille d’une écriture et d’auteurs que je connais vers notre mer intérieure – paisible - mais plutôt de chercher, par les chemins les plus aventureux qui soient (pour ne pas dire mal fréquentés) des sources, des torrents qui ne deviendront peut-être jamais ni rivière ni fleuve, mais dont je me plais à suivre le cours, même en me tordant la cheville parfois.
Tout ça pour vous dire que la baffe Eric Tabuchi m’a encore une fois remis les yeux en face des trous et que je vais de ce pas extraire du nauséeux catalogue Gifi une nouvelle preuve que la vérité est ailleurs.
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19.09.2009
Plus rien ne sera jamais comme avant
Vous avez vu les changements ? Non ? Pffffff ! C’est bien la peine que je me saigne aux quatre veines ! Premier changement, directement lié à l’abonnement celui-là : il n’y a plus de publicité. Bon débarras. Deuxième changement : j’ai considérablement restreint le nombre de catégories consultables. Le premier résultat, invisible pour vous, c’est qu’un grand nombre de notes pas encore réaffectées ne vous sont plus lisibles. Mais elles sont anciennes, et c’est un état tout à fait temporaire. Voilà pour les travaux. Ensuite, il faut que je tance. (J’aime tancer.) Pour le nombre de visites par jour, ça va, tu assures, on est au-dessus des cent, mais pour le nombre de pages vues, putain, c’est mou ! Moi je veux bien creuser les pièges, insérer un max de liens vers des anciennes notes qui j’en suis sûr te plairaient, mais si tu t’obstines à ne visiter que la page d’accueil, on est mal ! Pourtant, que de merveilles bigarrées recèle « Fi on fantait ? » où tu pourrais lire, si tu t’en donnait la peine, d’autres textes d’Aznavour, Barbara, Brassens, Brel, Cabrel, Clarika, Da Silva, Gainsbourg, Nougaro, Sanson, Souchon, Trenet et j’en passe… Tu dis ? Tu ne connais pas « Jean Passe » ? Crétin. Tu retrouveras TOUS les tableaux et images détournées dans la rubrique « Diversion et divertissement » (avec, tiens ? un tas de choses qui n’ont rien à faire là…) et un tas d’objets monstrueux, soit dans « Montres & compagnie » soit dans « Objet étrange » où se trouve également relégué les notes sur l’architecture ronde. T’attends quoi ?
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Publié dans Amour vache, Ben v'la aut' chose !, On s'en fout complêtement | Commentaires (2)
17.09.2009
Limite naturelle
C’était très largement prévisible, et annoncé : mon ici-carnet-de-notes viens d’atteindre une de ses limites naturelles. Rien à voir avec son nombre de places assises, ou debout, comme je me plais sottement à le dire de temps en temps quand vous vous pressez en foule pour lui rendre visite (ce n’est pas le cas en ce moment) mais plus bêtement en atteignant 95% de son espace alloué qui doit se situer à 250 Mo quand on utilise la formule gratuite puisque j’en suis à 240, ajouta-t-il pour tenter de battre le record du jour de la phrase la plus longue publiée sur Haut&fort. J’avais donc le choix entre virer les anciennes notes ou souscrire à la formule payante, 39€ l’an (59 € les deux). Vous auriez choisi quoi à ma place ? ♣
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