24.10.2009
Architecture ronde - Les cases à impluvium de Casamance (Sénégal)
Et hop, grâce à la gentillesse de Jacques TASSIER un lecteur de mon ex-blog, j’ajoute un autre exemple d’architecture (ici, traditionnelle) ronde, à l’article « Architecture ronde » de ce carnet…
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11.10.2009
Plan B
Quelle est cette folie ?
L’univers n’est-il
qu’une raillerie
cosmique éternelle ?
- Surfer d’argent -
iens ? C’est peut-être ça l’avenir. Du moins le mien. Du moins en ce qui concerne ce carnet de notes : une dizaine de rubriques récurrentes, sorte de boîte à outils, étagère à épices, congélateur dans lesquels puiser une inspiration renouvelée, mais pas trop – le fidèle lecteur aime retrouver ce qu’il connaît – et de coucher de soleil en scan de feuille, de plume en lecture de publicité, d’objet monstrueux en chanson française, de billets d’humeur en trouvaille de blog, on déroulerait comme ça la semaine, le mois, l’année, tranquillement jusqu’à la retraite.
Mais pas plus loin. Parce qu’après, le programme est tout autre. Je passe le permis moto, je m’achète une 250 Scorpa si ça existe encore et je prends la route pour aller squatter chez Katsu et Canelle, chez Emmanuel, chez Cat, chez Aline, chez MiKla, chez Pik même si c’est loin, chez Jean-Marc, chez Denise, chez Louve bien sûr, chez Laurence à Charleville, Chez Roger, Chez Lou même si je ne sais pas où il habite (j’ai l’impression, hi hi, que je ne suis pas près de le savoir), chez Rachid près d’Anduze, chez Miguel puisque d’ici là, il sera rentré à Arcachon, chez Jane, chez Mélanie, chez Mémé (dix minutes) et chez n’importe qui acceptant de me supporter une semaine.
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27.09.2009
Peint avec les chats...

’a des modes comme ça. On a eu « Danse avec les loups » ce film superbe dont je n’ai pas vu la fin : j’ai arrêté de regarder quand il devenait évident que tout ça allait très mal finir. Pas vu non plus « Danse avec Milou » la bande dessinée. On a eu « Vole avec les oies », encore que le film était titré « L’envolée sauvage ». « On se la coule douce avec les dauphins » (Le grand bleu). Il y a bien sûr l’interminable litanie des « Écrits avec tes pieds » dont les blogs sont friands. « Coule avec les autres » (Titanic), en attendant peut-être : « Ronge avec les hyènes », « Rêve avec les huîtres », « Bluffe avec les dindes », « Grogne avec les carpes », « Rampe avec les dents »(Terminator 1), « Flingue avec les ours », « Plonge avec les chèvres », « Cours après les plumes »(Forest Gump), "Baille avec les moules", "Brille avec les vaches", "Grince avec les truies", "Pête avec les mouches", "Valse avec les grues"… Mmmm ! Que de réjouissances en perspective. Sinon, la très joli photo des oies survolant le viaduc de Millau est de Christian MOULLEC. Elle servait d’illustration à un article sur les capacités des oiseaux migrateurs en matière de trigonométrie dans le dernier hors série de Science et avenir consacré à la magie des nombres. Tu dis ? J'ai surtout regardé les images ? C'est pas faux.
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06.09.2009
Que d'eau ?
ien malin qui pourra comprendre où passe l’eau. Je me suis plongé (c’est le cas de le dire) dans cette question pour essayer d’étayer, ou non, mon sentiment qu’on poussait le bouchon un peu loin en nous culpabilisant de laisser le robinet ouvert quand on se lavait les dents. Parce que moi, vous me connaissez, je veux bien fermer, faire attention, tout ce qu’on veut, si c’est argumenté. Me dire qu’il faut le faire parce que le gaspillage d’eau potable est un des sept péchés capitaux du nouvel intégrisme écolo n’a aucune chance de me motiver, au contraire.
Donc j’étais dans un premier temps plutôt sur la ligne : Il faut 125 000 mètres cubes de flotte pour fabriquer une tonne d’alu, soit plus de deux mille ans de ma consommation annuelle d’eau, alors va jouer. Sauf que rien n’indique qu’après avoir fabriqué la culasse de ma prochaine Audi*, cette invraisemblable quantité de flotte soit plus polluée que ce qui sort de mon lave-vaisselle, de ma douche ou de mes toilettes. J’ai noté par ailleurs que l’industrie du papier, qui utilisait également des quantité phénoménales d’eau, s’est arrangé depuis les années 70 pour que ce soit toujours la même, recyclée, qui circule. Donc la comparaison des quantités « consommées » ne suffit pas. De plus, et ce n’est quand même pas rien, une grosse majorité de l’eau employée par l’industrie ne sort pas du tout du robinet. On peut également s’indigner que certaines culture soit arrosées en permanence, mais si l’eau utilisée est pompée directement de la rivière voisine et qu’elle y retourne direct en grande partie après, je ne vois pas où est le malaise, si ce n’est qu’on peut quand même se demander à quoi ça sert.
1
Au final, je ne suis donc plus très sûr qu’on doive subordonner les comportements individuels à leur équivalent industriel, ni les mesurer entre eux. Je ne suis même pas très loin de penser que couper l’eau en me lavant les dents, même si c’est qu’une goutte d’eau de gagnée, c’est déjà ça et ça participe de toute façon d’une conscience environnementale qui est la seule à peser vraiment, sur les politiques par nos bulletins de vote et sur les industriels par nos achats.
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* On peut toujours rêver !
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02.09.2009
Diplôme, plôme.
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24.08.2009
En direct de ma boîte-aux-lettres

Cette image est extraite d’un PPS que m’a transmis Cat. Elle pense à moi quand elle trouve des trucs bizarres. Cette langue craquelée m’a semblée tout à fait d’actualité en ces temps de canicule. Sinon, il semble que Worth1000.com, ça existe. Donc cette image de langue craquelée doit avoir une origine. Sauf que perso, je n’ai absolument pas compris ce que pouvait être Worth1000. Site ? Suite graphique ? Service ? Tout ça à la fois ? Mais je n’y ai pas retrouvé l’image en question. Il y en a plein d’autres, parmi lesquelles certaines vous feront sourire, ou rêver, si vous avez un bon moment à perdre dans une navigation un peu laborieuse.
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20.08.2009
Mondes parallèles

omment suis-je tombé sur « Valiel sur la voie des dieux » déjà ? Ah oui, par Ysengrimus, dans un commentaire sur « La typologie des carnets électroniques ». Je crois que je vais garder le lien vers Valiel quelque part, histoire de pouvoir y retourner de temps en temps, retrouver le sentiment – agréable finalement – d’être en direct de la planète Mars. Vous ne m’en voudrez pas de fermer les commentaires sur cette note, mais j’ai le sentiment qu’il y a là quelque chose à protéger. Peut-être une espèce en voie d’apparition. ♣
(…) Je sortis l’offrande de lait destinée au bosquet et à ses habitants, que j’ai répandu au pied du bouleau. Ensuite j’ai laissé l’esprit de Litha se répandre, puis j’ai allumé l’encens de patchouli et posé par terre (le pot hein), avant de disposer sur mon grimoire 13 Lunes, les deux bougies, les cartes, le briquet, et sortir le chaudron. Les cartes correspondent aux cartes de méditation sur les Dieux que j’avais créé il y a quelques mois, car j’avais décidé de prendre les deux cartes des Dieux que je voulais honorer pour ce jour : Belenos et Lugos. Je les ai mises au milieu entre les deux bougies que j’ai allumées une fois posées sur mon grimoire, de peur d’enflammer l’herbe (arf). Ensuite j’ai entrepris de faire le rituel de purification par le feu. Comme je n’avais pas trouvé l’endroit adéquat pour faire un vrai feu, je l’ai allumé comme prévu dans mon chaudron. J’ai écrit mes soucis sur un papier (de Cerrydwen^^) à rouler et à enflammer. Je l’ai déposé au fond du chaudron après l’avoir allumé, et ensuite j’ai enflammé des petites branches fines que j’avais ramassées pour constituer un feu digne de ce nom dans mon chaudron. Je ne sais pas combien de temps ça a pris. Je regardais le feu brûler, je l’alimentais légèrement, je déplaçais les branches pour qu’elles brûlent complètement… L’odeur si caractéristique du feu, l’odeur de l’encens, les bougies allumées pour Lugos et Belenos. Quand ça a été fini, je me suis sentie vidée, vidée de toute négativité ! C’était l’équivalent d’une méditation si complète qu’elle vous donne envie de dormir. Je me serais bien allongée dans l’herbe pour dormir ! Incroyable. A ce moment j’ai décidé de rentrer étant donné l’heure, alors j’ai rangé tranquillement, et puis j’ai versé l’offrande de jus de pomme au pied du bouleau pour les dieux. En rentrant, j’ai pris un chemin différent, le supérieur qui domine la colline, et j’ai agité mes hochets chamaniques du tout long… en purification, en remerciement, je ne saurais pas dire.

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Petit bateau
Je ne me sentis plus, mais alors là, plus du tout guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles, ces cons
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.
ÔÔ Mélanie - c'est une ode à Mélanie (de Tours) - toi dont le prénom écrit en John Handy LET évoque irrésistiblement quelque formidable navire, embarquons, veux-tu ? Embarquons sur cette caravelle pour découvrir nos Amériques, voguons sur ce galion pour pirater nos trésors, embarque moi sur cet Argo pour découvrir ta toison d'or. Ouvre moi tes parenthèses (on étouffe à fond de cale) puis à l'égal du bateau d'Arthur – sans glace pour moi, merci - enfonçons-nous dans l'onde infinie, laissons l'âcre amour nous gonfler de torpeurs enivrantes - finalement, je vais mettre un sucre. Ô que ta quille éclate, ô que j'appelle ma mère ! ♣
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20.07.2009
Architecture ronde

Avertissement
Cet article à été réécrit à partir de plusieurs autres, publiés à l’origine sur mon ex-blog qui ne veut pas mourir. J’ai ajouté, enlevé et surtout organisé les images autrement. Elles ne s’accrochent donc plus directement au texte qu’elles précèdent ou qu’elles suivent et peut-être conviendrait-il d’y revenir après avoir lu ce texte dans son intégralité. Bah, vous verrez. Je me suis astreints à porter pour chaque illustration, dans sa légende, l’ensemble des éléments (que j’ai) de nature à la situer.
De tous temps, de tous lieux
Pour avoir regardé des centaines de documents, j’en arrive à la conviction que l’architecture ronde n’est ni d’une époque, ni d’un endroit, ni d’un usage particulier. Bien sûr, elle signe certains habitats nomades traditionnels (tepees indiens, yourtes mongoles) ou saisonniers (huttes, igloos), mais elle est également sédentaire, villageoise ou franchement urbaine (arènes, amphithéâtres, assemblées), collective ou familiale, civile, militaire, ou religieuse (cathédrale d’Evry). On y habite, mais on peut également y travailler (moulins, rotondes ferroviaires, sièges de banques, phares) ou juste y stocker des matières premières (granges, silos, châteaux d’eau). Elle semble aussi vieille que l’idée de mettre deux pierres l’une sur l’autre (Stonehenge) et très contemporaine (Jean Nouvel, Mario Botta).
Partout, de tous temps, on trouve du rond et du carré, pour s’en tenir à ses deux termes imprécis puisqu’il vaudrait mieux parler cône, cylindre, anneau, sphères etc. Ces volumes peuvent de plus être tronqués ou associés avec d’autres. Partout, de tous temps, l’architecture joue avec les formes rondes et ne s’en interdit aucune autres, prenant un malin plaisir à les mélanger.
Des adeptes, mais pas de religion
Les recherches menées sur les architectes connus disent la même chose. Frank Lloyd Wright signe le musée Guggenheim de New York – on fait difficilement plus rond – mais le même signe également cette maison très connue et très rectangulaire, installée sur une cacade. Jean Nouvel à qui on doit la tour Agbar de Barcelone et la verrière de l’opéra de Lyon signe l’incroyable coupole du Louvre d’Abu d’Abi mais également la future « Tour Signal » de la défense, archi carrée. Le plus ancien et tout à fait mort Le Corbusier signe hélas avec ses cités radieuses ce qui préfigurera l’enfer de béton de nos banlieues mais également la très sculpturale église de Ronchamp. Le même, inclut du rond dans l’assez carrée Villa Savoye. Oscar Niemeyer mélange également les courbes et les angles à Brasilia, ainsi que Mario Botta, dans tout ce qu’il arrive à loger dans ses cylindres.
La verrière de l'opéra de Lyon - Jean Nouvel - (1993)
Le projet de Musée du Louvre d'Abu dhabi - Jean Nouvel - (2010 ?)
Ce que ça dit quand ça ne sert pas
Les éventuelles justifications fonctionnelles ou pratiques de l’architecture ronde ne résistent pas très longtemps. On trouve pour le même type de construction indifféremment des exemples circulaires ou anguleux, que ce soit pour les tours médiévales, les phares, les châteaux d’eaux, les moulins, les gratte-ciels, les villas.
C’est donc plutôt en tant qu’elle porte le sens qu’on voudrait donner à ce que l’on construit que l’architecture ronde doit être lue.
Avant même de porter l’idée de convivialité, de rassemblement autour d’un point centrale (ou frontal : la tribune, l’autel) le rond est défensif et protecteur. Poussé à l’extrême, le rond se fait sphère, ne laissant filtrer ni grand-chose ni grand monde de l’extérieur, à peine la lumière. Glissant sur cette pente – si j’ose dire - on trouve des maisons qui croyant suivre le chemin du retour à la nature s’engage sur celui du retour à la matrice. On les voit s’enfouir, rejoindre les entrailles de la Terre. Grâce à la trilogie du Seigneur des anneaux, nous avons tous encore dans l’œil les taupinières sophistiquées des « hobbits holes » dont on ne saurait dire si elles ont été creusées ou recouvertes de terre. On se souviendra également, dans le même film de la fantastique cité de Menas Therit (la blanche, avec l’éperon rocheux) dont l’architecture à la fois concentrique et étagée indique la forte valeur défensive, ce que renforce la fusion avec le rocher dont elle parait ne pas complètement se dégager. Très défensives aussi, bien sûr, les tours et les enceintes médiévales.
À l’intérieur, le rond se fait rassembleur, communautaire et égalitaire, toutes valeurs précisément symbolisées par la table ronde du roi Arthur. Ce sont probablement ces mêmes valeurs qu’on tente de mettre à l’œuvre dans certains immeubles contemporains, qui affirment leur rupture avec la division et le chacun pour soi associés à une architecture et un urbanisme outrageusement quadrillé. Il s’agirait alors de revendiquer avec force cette rupture envers le modèle économique, social et culturel symbolisé par les clapiers de nos usines à (mal) vivre.
Mais ce changement de direction semble s’imaginer pour certains en puisant dans un passé dont les traditions offriraient une source inépuisable de réponses éprouvées à toutes nos questions, quand d’autres se situent au contraire dans une perspective où avenir et progrès se confondent.
Dans la maison des premiers, les messages se superposent, aussi sûrement que leurs couches de paille, de laine, de cellulose et entonnent l’incantation confuse du « tout est dans tout ». On ne va pas tarder à voir leurs habitant débarquer au bureau en peaux de bêtes. Les seconds semble impatients de garer leur fusée de 300 étages en centre ville ou un module de l’ISS sur leur gazon de banlieue, espérant sans doute retrouver ainsi l’apesanteur de lendemain qui chanteraient de nouveau.
Chalet rond
J’ai une approche plus mesurée, me disant qu’on peut construire économiquement et écologiquement mieux sans pour autant être obligé de boire son urine ou chier dans la sciure. Donc perso, je veux bien retourner sous terre, ou dans les arbres, ou suivre la course du soleil sans bouger de mon lit rond, récupérer mon eau de pluie, trier mes déchets, tout ce qu’on veut, mais avec une connexion Internet haut débit quand même.
Je me suis aperçu en dessinant le chalet rond qu’un environnement domestique exclusivement courbe se conçoit assez facilement. On se rend compte à cette occasion que le rond, on l’a déjà dans l’œil sans le savoir, on le pratique déjà dans le cercle familial au salon, ou à table, quand assis sur nos tabourets, nous mangeons à la cuillère une part de charlotte dans nos assiettes rondes.
Proposer d’habiter dans du rond plutôt que du carré expose à des remarques dubitatives, dont la première est en générale : « Oui, mais pour les meubles, ça doit pas être pratique ! ? » Mais bien sûr. Sauf que les tables rondes (ou ovales) ne sont pas d’une bouleversante nouveauté et qu’en observant bien la disposition à laquelle tendent la plupart de nos canapés dans nos séjours, - comme je l’ai déjà fait remarquer ci-dessus - on n’est pas loin du demi-cercle, devant la télévision ou la cheminée. Reste que l’architecture ronde dérange après des décennies d’angle droit. Ou alors reste-il au fond cette idée qu’habiter en rond, c’est primitif. Perso, je crois plutôt que c’est convivial. En rond autour du foyer, de la table, du home cinéma, du piano, de la scène, ça me va.
J’ai longtemps dessiné mes maisons idéales carrées. Puis un jour, le rond s’est imposé, comme un défi. Les premières versions du chalet rond n’avaient rien d’un chalet puisque je l’imaginais volontiers en béton, façon silo, station d’épuration. Puis la taupinière de Bilboo le hobit est passée là-dessus, ainsi que la cuisine de Mme Wesley dans Harry Potter et l’idée du bois s’est imposée. D’où le « chalet ».
Le chalet rond est donc entièrement en bois (renouvelable) et en acier, (recyclable). Il est couvert d’un toit végétalisé sur lequel passer des nuits à la belle étoile dans l’herbe. Ce toit comporte un grand hublot sous lequel on peut faire la sieste dans un hamac et regarder passer les nuages ou tomber la pluie, mais au sec et au chaud. Deux chambres comportent un cabinet de toilette et la troisième une salle de bain avec baignoire. Les murs intérieurs sont épais d’une trentaine de centimètres mais sont en fait des placards, des vitrines, des étagères, des bibliothèques. Les chambres sont bien sûr couvertes, ce qui permet de disposer d’une mezzanine sur la moitié de la circonférence du chalet (Lieu d’expo, bibliothèque, dortoir provisoire…) L’espace central est complètement dégagé et s’ouvre largement sur l’extérieur l’été ainsi que sur la charpente du toit et sur le hublot. La transition entre dedans et dehors doit être la moins nette possible, du moins aux beaux jours. En hiver l’activité se recentre sur la cuisine, espace contenant dont les contours sont marqués – et autour de la cheminée.
1 – Le bois lamellé-collé, vous connaissez ? C’est cette technique d’assemblage de petites planches de bois qui permet de réaliser ces très grandes poutres qui supportent les toits des piscines, gymnases, salle des fêtes et Jardiland. Le lamellé-collé permet de réaliser des poutres courbes et je me suis dit qu’en l’utilisant non pas pour des poutres (dont les plus grandes surfaces sont verticales) mais pour le plancher du chalet rond, donc à l’horizontale, on devrait à l’arrivée avoir (un peu) l’impression que ce plancher a été taillé dans un tronc d’arbre dont on verrait les anneaux de croissance. Cette même utilisation du lamellé-collé sert pour les plans de travail de la cuisine et pour le « bar » (3)
2 – La table ronde de la cuisine ronde a plusieurs particularités (qui ne se voient pas à l’image). Sa hauteur est variable. En position basse on y mange, en position haute (30 cm de plus) on peut y cuisiner sans se niquer le dos. En positon très haute, elle permet de changer les ampoules au plafond, non, je déconne. Je voyais assez bien un pied constitué d’un tronc et de branches assez fines à leurs extrémités, supportant un plateau de verre. La forme générale pourrait être celle des acacias africains ou d’un pin parasol. Au centre, un plateau tournant comme dans la scène d’ouverture d’Indiana Jones et le temple maudit. Dans le plateau également, des prises de courant parce que j’en ai marre de me prendre les pieds dans le fil de l’appareil à raclette.
3 – Cuisine « américaine » donc, puisque il y a un « bar » pour les petits déj vite fait et les boissons-petits-fours les soirs de festivités.
4 – L’escalier principal, qui dessert le sous-sol, le rez-de-chaussée et la mezzanine. C’est un escalier en colimaçon dont le centre est occupé par un ascenseur, carré lui, parce que c’est plus simple.
5 – J’ai renoncé aux lits franchement ronds. C’est très très encombrant un lit rond. Faites le dessin ; si vous voulez disposer d’une surface de couchage pour deux personnes dormant classiquement l’un parallèle à l’autre (mais bon, avant, vous faites ce que vous voulez) faut un cercle gigantesque. Pi je te parle même pas des draps, couettes et tout le fourbi. Donc non. J’ai retenu une literie tout à fait classique, en 160×200 mais prise dans un bois de lit ovale et nettement surélevé pour dégager du rangement dessous. J’ai testé cette formule sur notre lit actuel qui doit être à environ un mètre du sol : trop pratique pour mettre du bordel dessous !
6 – Un des deux cabinets de toilette, attenant à une chambre, avec WC pour Mélanie, douche, lavabo. De l’autre coté de la cloison : le même. En revanche, dans la grande chambre (8) en plus de tout ça, il y a une baignoire. Il y a également des toilettes dans l’entrée (9) mais qu’on ne voit pas très bien. Si y’a besoin d’un gros plan, y’a qu’à qu’à demander.
7 – Un poêle-cheminée, qui fonctionnerait dans l’idéal soit comme une cheminée à feu ouvert soit comme un poêle de masse. Surtout pour l’agrément puisqu’il apparaît que dans une maison passive (super isolée + VMC) il n’y a quasi pas besoin de chauffage. Tu tousses et hop la température monte de trois degrés.
8 – Barrez-vous, c’est MA chambre. Elle dispose comme les autres d’un lit presque rond, d’un espace bureau, d’une fenêtre et d’une porte donnant sur l’extérieur, plus la fameuse salle de bain.
9 – L’entrée, avec après les toilettes à droite un grand placard penderie. La modélisation 3D du chalet rond a été réalisée avec « SketchUp » un programme gratuit de Google. Bon, faut un peu de patience, mais on y arrive. C’est beaucoup plus simple avec Wings3D (gratuit lui aussi) mais dans Wings, pour ajouter des textures ou des couleurs aux matériaux, c’est la croix et la bannière, alors que dans Sketchup, hop, ça va tout seul. La visite est terminée. N’oubliez pas le guide. ♣
La recherche d’images « round barn » (grange ronde) donne plus de deux millions de résultats dans Google. Il y en a donc de toutes sortes, avec des toits coniques, tronconiques, hémisphériques, prismatiques et des que je sais même pas comment les décrire. Celle là est particulièrement belle non ? Peu de photos d'intérieur, mais il semble que ces toits reposent sur des charpentes assez légères.
Et hop, grâce à la gentillesse de Jacques TASSIER un lecteur de mon ex-blog, j’ajoute un autre exemple d’architecture (ici, traditionnelle) ronde, à l’article « Architecture ronde » de ce carnet…
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16.07.2009
Nord2501 N160 : l'alu total
Pascale alias Laouen m’ayant gentiment donné son autorisation de vol, je peux donc piller (raisonnablement) son blog pour vous montrer combien – et comment - m’a touché son article titré « Nord2501 N160 », que vous lirez en entier sur « Face au vent – marcher quand même » (qui m’a l’air – du large - de fourmiller de trucs et de machins sympas que je n’ai pas encore pris le temps d’explorer).
Ne me demandez pas à la suite de quelle errance je suis tombé sur cette belle histoire d’amour entre cet avion et cette jeune femme – sais plus - mais ayant moi-même des liens très forts avec un autre avion, je ne pouvais qu’être touché.
Le mien, c’est le Lockheed P-38 Lightning, celui de Saint Ex, le sien, un NordAtlas. On a les machines-totems qu’on peut. D’ailleurs, on ne choisi pas. Quand même mieux qu’une moulinette à légumes.♣. Nb : Les photos sont toutes tirées du blog de Laouen/Pascale, sauf celle de l’avion en vol, mais elle m’a semblé indispensable à cet article.
Nord2501 N160
Au club para, on m'avait dit: plus loin, sur la route, y a un cimetière d'avions... Le plafond était si bas, on ne pouvait pas sauter. Alors je suis allée marcher. Pas trouvé de cimetière d'avions. J'ai peut être mal cherché. Pas cherché du tout en fait. Au bout de la route, soudain, dans un virage, j'ai vu l'avant de l'Avion. Et là j'ai ralenti le pas, fallait pas se presser.
çà n'était pas la première fois que j'allais en voir un. Mais cette fois ci on serait seuls, lui et moi, tout près. Ce jour là, complètement larguée, je me suis dit: il va m'aider. Il l'a fait.
(…)
Comment expliquer... Cet avion là et moi... Je n'en avais vu que de très loin, posés sur un rond point du Sud, je ne me souviens plus... Cette histoire d'amour remontait à bien plus loin. Et là aussi je ne m'en souviens plus. Comme si j'étais née en l'aimant déjà. D'ailleurs, c'était exactement çà.
À dix-huit ans, je sortais avec un jeune qui rentrait du service militaire. Il avait choisi les paras. À "perdre" un an, autant s'éclater un max. Para à Pau, puis revenu dans le Sud Est. J'avais vu quelques photos. Le Nord2501, puis son remplaçant, qui me laissait froide. J'avais entendu parler du bruit, des cloisons d'alu qui vibraient... On a toujours eu peur qu'un rivet pète disait il... C'était en 1985... La Grise a été définitivement réformée en 89.La Grise, c'est son surnom affectueux, au SNCAN Nord2501. Connu de tous sous le nom de Nord Atlas.

Je ne vais pas vous raconter son histoire, vous la lirez sur Internet si vous la cherchez. Il y a eu le Nord2500, le proto, puis le 2501, jusqu'au 2508. Certains protos ont été construits, d'autres non. Certains ont eu une fin tragique, comme le numéro 2 du nom... Je vous fais grâce des dimensions, du nombre de cv des moteurs, je vous fais grâce de tout. Cet avion là, je l'aime, c'est tout. La Grise, je l'aimais bien avant d'être née. Et il y eu ce livre.... Oh mon Dieu, quand j'y repense... Tout çà remonte loin, très loin dans une autre vie. Une vie où j'avais des amis. Le plus farouche d'entre eux, finistérien, était pire qu'un porc-épic, impossible de l'approcher. J'avais fini par y arriver, et un soir, après une course de vélo, nous étions tous (mon ex mari et mes enfants) allés chez lui. Là, il m'avait prêté ce livre, qui lui venait de son père, pilote de Grise. Dédicacé par je ne sais quel haut gradé du coin. Il me l'avait posé dans les mains, comme on confie toute sa richesse, et je ne parle pas là d'argent. Rien que ce geste était immense. Les mois avaient passé, et sur moi la tempête. La folie aveugle d'un homme m'avait fait perdre tous mes amis... L'amour du 2501, lui, était resté. Pourquoi, je n'en sais rien.
Il y avait plus beau, plus grandiose, plus puissant, plus rapide, que mon "suppositoire volant". Car à bien le regarder, il ressemble un peu à un suppositoire volant. Non, c'est faux, puisqu'il n'a pas de "bout pointu". Il est tout rond, si rond qu'on pourrait presque se demander où est le devant et où est le derrière si on est vraiment blonde :) Pourquoi ? Pourquoi se poser la question ? Je l'aime, c'est tout. Et inconsciemment, c'est lui qui m'a poussée, à quarante-deux ans, à filer droit vers Vannes un matin de mai, pour réserver mon stage PAC. Rêvant, car je ne peux pas m'empêcher de rêver, de passer un jour mon brevet C, pour avoir le droit d'espérer, juste espérer... Sauter du Nord2501. Impossible... Il en reste un en état de marche, qui "fait" les meetings aériens. Mais pour sauter dedans, doit falloir faire partie des bonnes asso, avoir certainement été para pro et sauté dedans avant, être ultra pistonné, être… élu. Pas élu local hein, élu, c'est tout.
Reste le rêve. Je saute d'un Pilatus Porter, c'est de la Grise que je rêve... Là bas, au bout de la route, je suis allée vers le Nord2501 N160. J'ai d'abord fait des photos des autres avions, l'Etendard, le Dassault, le Vought... Avant de revenir vers la Grise, comme on s'approche avec respect et émotion de l'amour de sa vie. D'une de mes vies :) C'est beau d'aimer ! J'ai fait quelques photos, sous le ciel ultra gris. Un avion gris, sous un ciel gris... J'ai voulu me prendre au retardateur, la joue contre l'alu. Puis assise devant. En repartant, je l'ai embrassé sur le museau, le front contre l'alu, les yeux fermés, juste posé mes lèvres sur le métal tiède. J'y suis retournée le lendemain, avec les enfants. Sous le soleil. Mais pas le temps, car je devais rentrer au club, pour... attendre le moment où je pourrai sauter. J'ai encore embrassé la Grise, avant de partir. Avant, les enfants avaient fait une photo. Maintenant, en la regardant, je comprends mon geste... Le Nord2501 N160 ne volera plus jamais. Je suis sous son museau, le dos courbé. Son nez repose sur mon dos, et j'ai les bras ouverts. Lui ne volera plus jamais. Moi je l'aime, et je lui ai donné mes ailes....
Laouen
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