07.11.2009
Lire Lou
i cette note avait été écrite et publiée à la date prévue, elle aurait commencé ainsi : Ce jour est à marquer d’une pierre blanche. J’ai lu un article de Lou en ayant le sentiment, du début à la fin, de comprendre ce qu’il disait. Mais depuis, le phénomène persiste, puisque après avoir lu et compris « Gifiland 02 » il m’a semblé pouvoir lire « Back in the USSR » sans avoir l’impression de vouloir attraper du bouillon avec une fourchette.
Bien sûr, l’hypothèse de la simple accoutumance n’est pas à exclure. Peut-être qu’à force, « je m’y fais », mais la vraie question, ou plutôt la seule qui m’intéresse ici, c’est celle de l’écriture de Lou. Pour avoir déjà croisé cette écriture chez d’autres – Je pense en particulier à Tristan – il me semble qu’on pourrait la qualifier de poétique. Il ne s’agit pas de dérouler le tapis rouge du discours, introduction, développement, fin/conclusion/chute, mais de dresser du sujet une image pointilliste, de baliser de phrases certaines associations d’idée de l’auteur, d’arriver à un nuage de points en laissant au lecteur le soin de tracer ses lignes, ses liaison, son chemin entre. C’est exactement ce que fait Jean-Marc LaFrenière mais sans doute est-ce moins déroutant chez lui puisque à le lire, nous nous attendons à ce qu’il en soit ainsi. Chez Lou, cet usage déroute puisqu’il s’applique à des sujets « journalistiques », mais je crois que l’écriture à l’œuvre est parente.
Si je ne suis pas très loin de la vérité, on se tromperait à essayer de lire Lou avec notre bonne vieille fourchette. Il faut le lire en regardant les yeux s’associer à la surface du bouillon.
♣
Publié dans Belles plumes | Commentaires (4)








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Commentaires
♣, j'aimerais bien qu'on m'applaudisse, plus tard, à la sortie de l'église, après le requiem. Là, à c't'heure, ça me fait des frissons partout... Roger ! un Muscadet ! des fois que ce serait la grippe, il paraît que ça tue les microbes.
Jean-Marc LaFrenière doit se retourner dans
Toutefois, toutefois, tu n'avais pas à révéler publiquement mes trucs, mes tics et mes tocs [on est le ?... oui, c'est un huit mais succédant à un dimanche impair, je peux écrire].
Pour répondre à ta demande (d'ou viens-je, c'est dans Libellus, où vais-je, je ne sais pas, non, c'était : où je suis ?), j'envisage un pavé poli comme celui que tu me donnes en avatar et on saura tout sur les Conconnais et même les qu'onconnaîtpas.
Pourrais-tu me rappeler l'article où tu as écrit que pour Lou, on était pas près de savoir ? Les références...
Bon, faut aussi que je fasse un article sur Le Trèfle, un alias, comme Kurt Von Schtrafenberg alias le tonneau. Je fais le lien avec Onfray et Diogène, qui n'a jamais vécu dans un tonneau, ça n'existait pas pour cause de chronologie et de traditore-trahitore.
Roger ! une amphore !
Pétain ! ma belle bête toute fraîche et toute bête qui ne reconnaît pas mon modem ADSL !
J'ai aussi des soucis existentiels. Enfin, la vieille tient le coup, je ne vais pas la mettre au Centre Culturel local (là, j'en dis trop, je déflore, et je n'oserai peut-être pas publier mon hommage aux Concons).
J'étais venu chercher l'article noir dont on parle chez Idothée.
Ecrit par : lou | 08.11.2009
Répondre à ce commentaireL'article que tu cherches (on se demande bien pourquoi) est là : http://scripturassion.hautetfort.com/archive/2009/10/11/plan-b.html
Tchouss !
♣
Ecrit par : ♣ | 08.11.2009
Répondre à ce commentaireAH hahahah "pierre blanche" ! je viens de comprendre l'illustration !
Ecrit par : mélanie | 11.11.2009
Répondre à ce commentaire('tain, le boulet !) Oui, c'est une pierre blanche, de jolie forme, rapportée d'une balade sur le sommet de La Lance (26)alors que nous étions en vacances d'été par là bas avec Zabette et qu'il y avait des tomates au repas de midi. Sans oignon. ♣
Ecrit par : ♣ | 11.11.2009
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