27.10.2009
Feuilles d'automne - Érable
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Feuilles d'automne - Chrysanthème ?
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Feuilles d'automne - Ginkgo
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Je la croise tous les matins - Johnny Halliday (chantant J.J. Goldman)

e la croise tous les matins, 5h40 : elle va prendre son train et moi je rentre. Elle commence sa journée toujours à l'heure. Moi, la lumière me fait peur. Elle a cette assurance inaccessible de ceux qui ont de la chance de naissance. Elle est belle comme les filles du jour, comme celles qui n'ont rien à cacher et moi je l'attends toujours avant de rentrer, juste pour la regarder. À la voir, on devine des enfants coiffés, un homme, l'odeur du café… La vie qu'on imagine avant de plonger ; celle que je n'aurais jamais. Et moi je me sens misérable, sali des fumées de mes nuits. Moi je suis né coupable, coupable d'envies. Son monde m’est interdit. Je maudis les fins de semaines, quand les autres me l'ont volée jusqu'au lundi matin. 5h40 : elle vas prendre son train, et moi je rentre.
J. J. Goldman, chanté par Johnny Halliday. Album « Lorada » 1995 : Lorada ( E. Benzy , G. Arzel, J.J Goldman, J. Veneruso ) / Est-ce que tu me veux encore ( Gildas Arzel ) / Rester libre ( Erick Benzi / Canada ) / Le regard des autres ( Jean Jacques Goldman ) / Lady Lucille ( Gildas Arzel) / Un rêve à faire ( Gildas Arzel ) / J’la croise tous les matins ( Jean Jacques Goldman ) / Chercher les anges ( Jacques Veneruso ) / Tout feu, toute femme ( Jacques Veneruso ) / Quand le masque tombe ( Erick Benzi )/ Ami ( Erick Benzi ) / Aime-moi ( Erick Benzi ) / Ne m’oublie pas ( Gildas Arzel / Canada )
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26.10.2009
Heu-reux

n général, je suis heureux. Attention, dans des proportions normales. Je précise, parce que sinon, vous allez imaginer que je prends des trucs. En temps ordinaires donc, je suis heureux comme si sur la balance, le bol ras de contrariétés, petits malheurs, emmerdes, trucs à payer, courses à faire, problème à régler, boulot, pesait juste un chouia moins lourd que sur l’autre plateau, la piscine pleine à ras bord elle aussi, de trucs beaucoup moins denses (il en faut donc plus), qui me mettent en joie, dont la liste serait fastidieuse et complètement inutile puisque ce carnet en présente un inventaire actualisé quasi en temps réel. Heureux donc, mais presque de justesse, sans beaucoup de marge. Heureux mais d’un bonheur comme sans cesse menacé par quelque brusque événement bien lourd s’invitant inopinément dans le bol déjà évoqué, l’évaporation brusque d’une partie de la piscine pouvant produire le même effet.
Mais je me souviens de circonstances particulières où j’ai eu le sentiment d’infuser dans un bonheur sans mélange, sans contrepartie, sans contrepoids. Il était une fois, c’était au dernier jour d’un stage « Écrire en montagne ». Tout était réuni pour rendre cette semaine agréable : Formation payée par mon employeur, groupe sympathique, animateur adorable, rendos raisonnables, pension complète, Vercors. Le dernier jour, je ne marchais plus, je planais. On avait passé une courte nuit dans un refuge, on rentrait et là, alors qu’entre nous les espaces s’était allongés assez pour laisser chacun exister à son rythme, sur le plateau sans grand dénivelé, j’ai réalisé que j’étais parfaitement heureux. Il pleuvait au point que j’avais complètement renoncé à garder quoique ce soit de sec et mes yeux encore moins que le reste, j’avais des chaussures une pointure trop petite - les miennes ayant rendu l’âme la veille – mais tout était parfait.
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Feuilles d'automne - Arbre du talus nord
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Ciels !
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Le petit oiseau est sorti
Quoi de neuf sur le front uni des objets cons et des nouvelles sans intérêt ? Avec 187 visites samedi et 199 dimanche, nous avons établi successivement les deux meilleures performances d’octobre en la matière pour cet ici-carnet. Ce n’est pas le record absolu, celui-ci ayant été établi le 10 septembre avec 218 visites dans cette seule journée. Mais sachant que ce même 10 septembre le nombre de pages vues aurait été de 1200 quand la moyenne de septembre frôle sans les atteindre les 400 p/j, on peut avoir un sérieux doute… De toute façon, ce n’est pas le sujet de cette chronique, mais je suis bien obligé d’utiliser des stratagèmes (sournois) pour vous fourguer ces chiffres - comme ici, en piratant une chronique d’actualité sur Gifi et les gadgets à la con - sinon, vous ne vous y intéressez pas, aux chiffres. Tu dis ? Même comme ça ils ne sont pas intéressants ? Certes, mais au moins vous êtes obligés de les lire, d’autant que je ne compte pas du tout mettre de repère visuel pour vous indiquer l’endroit précis ou je vais reprendre le cours normal de cette chronique. C’est là. S’il fallait compter sur le catalogue Gifi du jour pour nous rapprovisionner en objets inutiles, encombrants et moches, on serait tout à fait déçu. A peine si j’ai trouvé l’oiseau siffleur qui sert d’illustration (et d’attrape nigaud) à cette chronique. Vous avez bien sûr en tête ma théorie selon laquelle certains objets proposés dans notre continuum spatio-temporel ont été fabriqués dans un monde parallèle ? Ce n’est pas le cas pour cet oiseau, mais sa parenté avec le clebs porteur de téléphone est à ce point évidente qu’une nouvelle théorie m’est venue, rendant compte de l’existence de ce genre d’objets : des forces occultes nous poussent insidieusement à la folie meurtrière. Oh, il n’est guère besoin d’aller loin pour trouver qui aurait intérêt à notre décompensation psychotique, à notre passage à l’acte violent, à commencer par l’infatigable lobby des armes à feu. Un bon nombre de groupes Facebook doivent également être intéressés par l’affaire. On peut citer : « Offrez un truc aux gens que vous n’aimez pas », « Luttons contre la paix des ménages », « Dressez votre entourage à ne plus bouger », « Fabriquez vous-même votre adrénaline »… On pourrait allonger la liste indéfiniment. Mais si le nouveau prospectus de « C’est qui qui ? » se révèle fadasse, en revanche, je suis tombé sur une autre mine d’objets improbables, réunis dans un catalogue 96 pages quasi classieux, prétendant proposer à la vente des « objets originaux du monde », j’ai nommé, tadammm : L’HOMME MODERNE. J’ai un instrument infaillible pour mesurer la richesse d’un nouveau filon en objets cons : le pèle-pomme. Celui de L’homme moderne figure en bonne place et il prétend éplucher également les concombres et les pommes de terre. Ben voyons. Pourquoi pas les citrouilles et les bananes, pendant qu’on y est ? Je rajoute donc ce pèle-pomme-ci aux autres, finissant pas me demander si, quelque part, il n’y aurait pas un musée du pèle-pomme dans lequel il s’agirait de figurer en bonne place ? Ou des bureaux d’étude spécialisés dans le pèle-pomme ? Ou, pour ré-enfourcher ma théorie des univers parallèles, des mondes où les hostilités sont déclarées contre les pommes, une bonne partie de l’effort de guerre étant dès lors consacré à la création de pèle-pomme de plus en plus sophistiqués ? Ou, au contraire des mondes dont la religion dominante voue un culte sophistiqué à la pomme épluchée ? Bref, je me régale déjà de vous parler de certains objets cons tirés du catalogue « L’Homme moderne ». Vous ne perdez rien pour attendre.
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25.10.2009
Liu Bolin, entre autres
ombien de temps j’ai, là ? Mmmm… Un quart d’heure avant de partir manger chez les parents ? Ça va être trop court pour rédiger complètement cette bonne grosse note dont les contours viennent juste d’émerger du flou extrême de ce dimanche matin, après dissipation des brouillard matinaux, pour utiliser une formule convenant tout à fait à la météo extérieure – ça va être une très belle journée d’automne – et à la mienne – suis complètement flingué par le passage à l’heure d’hiver.
Marrant comme les choses se font… « Marrant », c’est exactement le terme dont Emmanuel B. accompagnait son courrier m’adressant en pièces jointes une avalanche de photos présentant le travail de Liu Bolin. J’ouvre, je vois sur chacune un type peint de façon à disparaître dans l’arrière plan. « Tiens ? Encore un qui a trouvé un truc. » Je n’en vois alors pas trop l’intérêt. Je remercie néanmoins Emmanuel et comme le Net est ainsi fait que nous y sommes des passeurs, je me dis que le travail de Liu Bolin devrait intéresser Tonton, de Netkulture et lui adresse un commentaire en ce sens. Dans la foulée, Tonton rassemble la matière d’une note titrée « L’art du camouflage » qu’il publie, regroupant un technicien de la cape invisible et deux artistes, Desiree Palmen et le désormais inévitable Liu Bolin.
Ce n’est qu’à partir de là que cet art du camouflage m’a intéressé. Le déclic ? Cette petite phrase fort heureusement reprise par Netkulture pour présenter le travail de Desiree Palmen : « (…) et qui démarra son aventure suite à l’installation de caméras de surveillance à Rotterdam. » Tiens ? Et si la démarche était beaucoup moins décorative et anecdotique que le premier abord me l’avait laissé supposé ? Et beaucoup plus engagée ? Depuis, j’associe.
(Plus tard, en soirée.) Je me souviens que dans la nature, les stratégies de camouflage servent aux proies à échapper à leur prédateur et à ces derniers à ne pas se faire repérer par leur casse croûte. C’est une stratégie adoptées par les militaires pour leur propre compte, mais tout ça ne donne guère d’entrée dans le travail de nos deux artistes, sauf à penser qu’en se camouflant pour échapper aux caméras, Desiree Palmen les désigne alors, et ceux qui les utilisent, comme des prédateurs, de nos libertés individuelles par exemple. Oui, ça doit être quelque chose comme ça.
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Pour Liu Bolin, le propos me parait à la fois plus large et plus lisible. Chacune de ses photos évoque me semble-t-il des situations ou l’individu, la personne, le sujet peut disparaître sous les décombres, se diluer dans un processus de production, un outil de travail, être masqué, oublié derrière des slogans, un régime. Un propos sinon politique, du moins assez engagé non ? En tout cas bien loin de ce qui serait un simple « truc » de peintre.
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Feuilles d'automne - Plaqueminier II
our qui voudrait se lancer dans la feuille d’automne, le plaqueminier ou kaki (Diospyros kaki) représente l’investissement idéal. C’est pour le moment sur lui que j’ai trouvé les feuilles présentant le plus de couleurs différentes. Ce n’est pas le plus rouge, pas le plus jaune, c’est le plus tout à la fois.
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