16.11.2009
Et Dieu dans tout ça ?
l semble que la réflexion amorcée par le puits de lumière de la maison tortue se soit poursuivie (m’ait poursuivi ?) malgré moi. Je ne voyais dans ce puits de lumière qu’une réminiscence moche de ce qui aurait pu être un patio, un atrium, un pluviomachin… Oui, mais pas seulement. Une constatation m’a rampée aux yeux depuis. Elle concerne la plupart des habitats circulaires et, plus généralement peut-être, tous les habitats organisés de façon rayonnante. Une fois installée les espaces de vie à la périphérie de ce qui peut être un cercle aussi bien qu’un carré ou un rectangle, se trouve défini un centre. Or il semble bien que ce centre occupe alors dans tous les cas une fonction double. Son premier terme se défini par ce qu’il n’est pas - il n’est pas un espace privatif – et son deuxième par ce qu’il est, mais qui est plus difficile a résumer d’une formule. Je vais y venir.
Le centre des habitats rayonnants n’est dont jamais un espace privatif, que ce soit dans le Domespace, les yourtes et toute la kyrielle des machines circulaires à vivre, pas de lit rond au centre, pas de salle de bain, pas de chiotte installé là, à la rigueur la table ronde du repas communautaire. Faites gaffe quand même, avant de me sortir des exceptions notables : je ne compte pas dans l’habitat rayonnant les moulins, châteaux d’eau, et tours, dont l’organisation est verticale avant d’être rayonnante, ni même les trous de hobbit, qui sont tubulaires.
Mais que trouve-t-on alors au centre non privatif de nos habitats rayonnants ?
Dieu. Non, je plaisante, mais qu’à moitié. Il semble bien que le centre des espaces circulaires soit consacré de longue date aux forces naturelles, ou surnaturelles (Stonehenge, Ronchamp). On trouve au centre le feu (foyer, poêle, cheminée), on trouve l’air et la lumière (atrium, cour intérieure, puits de lumière), on trouve l’eau (puits, pluviomachin, fontaine, bassin), on trouve la terre (patio, jardin, cour, sable de l’arène). Mais on trouve aussi de la communication, avec le divin, les forces naturelles (corrida, jeux du cirque, sacrifice) ou plus trivialement avec des étages supérieurs moins spirituels (escalier hélicoïdal desservant les chambres.)
Il semble donc bien, Mesdames, Messieurs, que le centre des constructions rondes ait quelque chose de religieux – si on se souvient que ce mot exprime l’idée de relier, avant de servir de prétexte à libérer les lieux saints ou s’envoyer des Boeings dans la tronche.
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13.11.2009
Faisons battre ensemble nos coeurs de cible
mais que je suis con ! Je cherchais bêtement à la suite de quel ratissage d’article ou de mot-clé, la bouleversante Christelle DECERF avait bien pu m’adresser son mail charmant titré : « Coup de cœur pour votre blog ». Mais un simple clic vers le site de son employeur m’éclaire, c’est le cas de le dire, puisqu’on y propose des « simulateurs daube ». Pardon : des « simulateurs d’aube ». Ce n’est pas le flingage en règle de ce genre de gadgets dans nos colonnes qui a pu attirer l’attention du robot maison, mais plus probablement les photos de ciel.
Après, la marche à suivre est simple. Vous insérez un lien sur votre page d’accueil vers le site en question, ou vous rédigez un article à la gloire de cette noble entreprise ou vous collez un article tout prêt sur votre blog, mais qui devra comporter des liens vers le site. Puis, ayant fait tout ça, vous concourez automatiquement à un tirage au sort vous permettant de gagner un réveil simulateur d’aube Lumie 300 d’une soit disant valeur de 235 euros. Sachant que mon radio réveil actuel m’a coûté neuf euros et qu’une ampoule changeant de couleur en coûte cinq, la première chose qu’éveille le Lumie 300, c’est les soupçons.
Je suis vraiment désolé chère Christelle, mais comme je vous l’ai indiqué en réponse, je ne compte établir aucune relation commerciale avec qui que ce soit par l’intermédiaire de mon carnet. De plus, j’use et abuse de longue date d’un moyen révoltant de simplicité pour bénéficier sur mon visage des premiers rayons de l’aube : je laisse mon volet ouvert.
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22.10.2009
ou alors demain

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23.09.2009
Pour la cause
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21.09.2009
Mouhahaha ! IL L'A FAIT !
On se souvient peut-être d'une note du 13 septembre dernier, où je vous avais invités à lire, sur le blog de Jean-Marc LaFrenière, son texte « Le bain de foule ». Je m’étais alors permis de légèrement chambrer l’auteur en supposant un instant, un instant seulement, que ce texte était extrait d’une série dans laquelle vous pourriez lire également « Bain de bouche » et « Bain de pied ».
Hi hi ! JML m’a pris au mot, ou au pied de le lettre, comme vous voulez et m'a envoyé aujourd’hui ces deux petites merveilles :
BAIN DE BOUCHE
Qui s’y frotte s’y pique. Parfois je dois laisser mes mots prendre un bain de bouche. Déçu par le papier, je chante, je crie, je susurre, je murmure. Je fais glousser les i, tousser les a, sourire les o, mordre les p, cracher les p. Je vocalise au fil de l’encre. Les voyelles tintent sur le comptoir du cœur. Les mots s’éveillent dans un lit de papier. Une phrase se redresse en emportant les draps. Des fils d’encre bleue agitent les images. Elles sautent sur la page. Ma tête est une boule de verre qu’on agite, faisant tourbillonner une neige de mots. Le verbe aimer surnage au milieu des voyelles. Chaque matin, je m’apprête à vivre. J’y arrive parfois entre deux métaphores. C’est la vie que je veux, fulgurante, insensée. Je cours après l’amour pour ne pas perdre pied.
Jean-Marc LaFrenière - 17 septembre 2009
BAIN DE PIEDS
Les pieds de vers trempent dans l’esthétisme leurs orteils rimés. J’écris avec les mains, sur la pointe des pieds, du bout des doigts, sur le bras, à l’encre ou à l’oreille, le cœur à ciel ouvert. J’écris avec les manques, les trous noirs du budget, les trous de suce, les trous de bas, la trame des guenilles, les éclats de soleil dans les écrans de fumée, les turbulences du cœur dans les avions de papier, le miel des mots, la lumière des morts dans la nuit des vivants, les abeilles des syllabes dans la ruche des phrases, un mince filet d’eau sous la champlure qui goutte, le chaudron vide au bout de l’arc-en-ciel, une gomme à effacer les lignes blanches du temps.
Jean-Marc LaFrenière 21 septembre 2009
Mon lectorat et les souris t'en remercient !
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19.09.2009
Plus rien ne sera jamais comme avant
Vous avez vu les changements ? Non ? Pffffff ! C’est bien la peine que je me saigne aux quatre veines ! Premier changement, directement lié à l’abonnement celui-là : il n’y a plus de publicité. Bon débarras. Deuxième changement : j’ai considérablement restreint le nombre de catégories consultables. Le premier résultat, invisible pour vous, c’est qu’un grand nombre de notes pas encore réaffectées ne vous sont plus lisibles. Mais elles sont anciennes, et c’est un état tout à fait temporaire. Voilà pour les travaux. Ensuite, il faut que je tance. (J’aime tancer.) Pour le nombre de visites par jour, ça va, tu assures, on est au-dessus des cent, mais pour le nombre de pages vues, putain, c’est mou ! Moi je veux bien creuser les pièges, insérer un max de liens vers des anciennes notes qui j’en suis sûr te plairaient, mais si tu t’obstines à ne visiter que la page d’accueil, on est mal ! Pourtant, que de merveilles bigarrées recèle « Fi on fantait ? » où tu pourrais lire, si tu t’en donnait la peine, d’autres textes d’Aznavour, Barbara, Brassens, Brel, Cabrel, Clarika, Da Silva, Gainsbourg, Nougaro, Sanson, Souchon, Trenet et j’en passe… Tu dis ? Tu ne connais pas « Jean Passe » ? Crétin. Tu retrouveras TOUS les tableaux et images détournées dans la rubrique « Diversion et divertissement » (avec, tiens ? un tas de choses qui n’ont rien à faire là…) et un tas d’objets monstrueux, soit dans « Montres & compagnie » soit dans « Objet étrange » où se trouve également relégué les notes sur l’architecture ronde. T’attends quoi ?
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06.09.2009
Et après ?
omme on dirait peut-être dans le quartier du sentier, à Paris, le programme des jours prochains s’étoffe. Comme déjà annoncé, il y aura une note vous présentant le travail et le blog de Cali Rezo. À suivre également, cette fameuse chanson « La corrida » de Francis Cabrel, que me réclame à cor et à cris Mélanie (de Tours), mais j’ai également un ou deux crépuscules de retard et, et et…
Et je désespérais de pouvoir vous parler de mes lectures des années soixante-dix vu qu’après recherche, je n’avais retrouvé aucun Bob Morane ici. Bah, ils sont chez les parents pensais-je alors. Comme on y est allé aujourd’hui, j’ai fouillé : rien. Mais nous sommes passés tout à l’heure devant tout un marché de bouquinistes, installé sur les quais de Saône et dans l’étal de celui du bout, bingo, toute une caisse de Bob Morane. Des vieilles éditions que je ne lisais pas, des éditions récentes que je ne lisais plus, mais entre les deux, neuf vieux exemplaires de l’édition que je lisais. Les ai tous acheté. Quatre euros pièce. M’a fait un prix. Non mais vous vous rendez compte que je viens de DÉPENSER DES SOUS pour pouvoir (peut-être) rédiger un article ! Comme de plus ma mère a eu la bonne idée d’exhumer puis de me rendre deux de mes cahiers de poésie, l’un du cours élémentaire, l’autre du cours moyen (à vue de nez), z’avez pas fini d’en bouffer.
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29.08.2009
Vendetta

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24.08.2009
En direct de ma boîte-aux-lettres (encore ! )

Y’a des périodes, comme ça, où les gens m’envoient des trucs. Sans doute un vieux réflexe lié aux vacances et à l’envoi de cartes postales. M’en fous, j’aime bien recevoir des trucs. Sylvie m’adresse des photos de son coin, dans les Hautes Alpes. Dans le lot, j’ai retenu pour vous celle-ci, toute fraîche, et qui fait bien la suite avec nos précédents articles sur les sauterelles et les papillons…
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05.08.2009
Pise penche toujours
Résumé des chapitres précédents
près avoir suicidé son deuxième blog à la centième note et très logiquement vu passer le nombre de ses visiteurs de pas grand chose à quasi rien, l'auteur a eu la surprise de voir l'électroencéphalogramme du cadavre reprendre une activité intense, jamais atteinte depuis sa naissance, du seul fait d'avoir mis en ligne deux trois photos de vieille pierres piquées ailleurs, mais que Google propose comme premier choix dans les recherches à partir des mots clés « tour de Pise » et « Yourte ».
Où assommes-nous ?
Ça flambe toujours. Avec 191 visites hier, mon ex a atteint puis dépassé son record perso des visites reçues en une seule journée. Je ne sais pas ce que les gens ont à se précipiter sur cette photo de la tour de Pise, mais leur intérêt ne se dément pas. Aucune incidence sur la lecture des autres notes, même pas celle dont le sujet est lié. Aucun des 3600 visiteurs de ma tour de Pise ne m'a laissé un seul commentaire depuis maintenant six semaines que dure le phénomène.
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