01.12.2009
Programme, t'es laid
Je vous ai dit que l’avant dernière moisson publicitaire récoltée dans ma boîte aux lettres avait atteint le poids ahurissant de 4255g ? Ne vous sentez pas obligé de répondre, d’autant que je ne sais pas comment vous le feriez, et de toute façon, cette intro en forme de question est une figure de style : je sais très bien ne jamais vous avoir parlé de cette livraison monstrueuse, et je sais même pourquoi. Elle était alourdie par les 3340 g des trois annuaires téléphoniques France Télécom du département du Rhône, dans les blancs desquels vous auriez pu me trouver à la page 2384 si j’étais encore abonné. Et là, je vous entends déjà vous indigner, m’objectant que c’est de la triche et que les annuaires, ça ne compte pas, en tout cas pas comme les prospectus publicitaires. Je précise pour Mélanie (de T-ours) que « je vous entends déjà » est également une figure de style. Personne n’est obligé de s’indigner, de toute façon je ne vous entends pas. D’ailleurs, quand bien même, je n’en aurais pas grand-chose à battre.
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J’attire votre attention sur deux points qui, à mes yeux, justifient de ranger avant même déballage les annuaires France Télécom dans les vieux papiers :
1- Je ne crois pas que les arbres dont leur cellulose est extraite soient très différents de ceux qui servent à imprimer les prospectus.
2- Internet fournissant en la matière une information plus complète et plus facile d’accès, ces inutiles sont complètements annuaires.
3- N’y figurant pas, ces pavés m’apparaissent comme de la publicité pour le numéro de téléphone des autres.
Oui, je sais, j’avais annoncé deux arguments, or j’en suis a trois. C’est pour voir si tu suivais. Admettons, ADMETTONS ! avant que les réactions à cette intro ne tournent à l’émeute, que les annuaires « ça ne compte pas », ou alors qu’à moitié, on est quand même dans une bonne grosse livraison de 915g de publicité pur jus ! C’est quand même pas rien, ça, Madame !
De toute façon, tout le début de cette note n’était qu’un trompe-l’œil, une mise en condition, une ouverture, un prélude (pourquoi Bach serait-il le seul à en écrire ? ) son vrai sujet étant la livraison prospectussière du jour, comme certains d’entre vous l’ont déjà deviné. Ils peuvent se rasseoir. (Non, mais non…)
965g, aujourd’hui. C’est pas du lourd, ça ? Et je ne compte pas la dedans le numéro de Science&Avenir, accompagné du catalogue « L’objet du mois » ha ! et dans le fatras duquel je devrais bien trouver le prétexte d’une prochaine chronique. Il y a également un prospectus Gifi dans la pile, tout à fait morose, et je crois d’ailleurs que je vais revenir sur cette idée qu’il y a des inconvénients à lancer les achats de Noël fin octobre. Cellulose ou pas, les prospectus ont comme la gueule de bois. Je reviendrais aussi sur l’énigmatique raz de marée des sous-vêtements féminins à l’approche des fête. Tu dis ? C’est normal, c’est l’époque ou on se farci les dindes ? Merci Kats. Et je dirais trois mots aussi de l’enfin nouvelle publicité de « La boîte à pizza » (qui n’en vend toujours qu’une), on l’on apprend que cette noble entreprise, engagée comme nous dans une sorte de course vers l’abîme, a décidé de sponsoriser le Dakar 2010 et la pizza volaille-pommes de terre-marrons. C’est fois c’est sûr : ils sont cuits.
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29.11.2009
Volumes
’idée que les livres puissent constituer un simple matériau fait jour de temps à autres dans des contextes divers. Perso, trois exemple me viennent en tête, sans trop chercher (mais vous m’en suggèrerez d’autres… ) Il y a bien sûr Jim Rasenau, cet « ébéniste » taillant dedans des étagères. Il y a ce fauteuil découvert au détour du blog de Titwane – La moue du bulot. Il y a également ces exemples, retrouvés grâce à la plongée dans les albums de Gaston Lagaffe à laquelle m’a involontairement convié Lou, pour « Art&ropodes », tous tirés de l’album N°16.
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26.11.2009
N'importe quoi, mais vite !

’internaute est quelqu’un de pressé. Je parle de l’internaute moyen bien sûr, même s’il n’en reste pas beaucoup ici, où seule la crème de l’élite du dessus du panier arrive à résister à l’avalanche d’inepties. Ce n’est pas que l’internaute moyen dispose d’un temps de connexion limité, ou qu’il ait autre chose à foutre que de faire semblant d’être occupé à des trucs super importants sur l’ordi, non, c’est pour tenter de maquiller à l’air du temps c’est de l’argent son bête comportement boulimique compulsif. L’internaute moyen est quelqu’un de pressé parce qu’il tente sans cesse de battre son record perso de pages Internet consultées à la minute. J’ai donc composé à l’intention de cet internaute moyen pressé, l’illustration de cette note, en mélangeant le ciel de ce soir avec une feuille morte même pas fraîche, le tout affiché à l’envers pour faire genre.
Je vous ferai remarquer au passage que cette stratégie peut suicider mes statistiques, qui se trouveraient bien mieux de la politique inverse, consistant à publier de nombreuses notes différentes pleine de vide mais bourrées de liens renvoyant à d’autres notes de ce même ici-carnet. Mais comme de toute façon les chiffres de novembres s’annoncent mauvais, je ne vois pas pourquoi je me tarauderais l’occiput.
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11.11.2009
Alphabet domestique - ABE/JMD
as trouvé grand-chose chez moi. Vaguement un A dans une paire de jumelle… Oui ? Non ? Un B assez distinct et un E à qui il a fallu un peu forcer la main, mais finalement pas plus que chez Cat. Ah oui, tiens ? Je ne vous ai pas dit, mais l’essentiel de l’alphabet domestique vient de chez Cat, avec un chouia de MiKla.
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08.11.2009
Alphabet domestique
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01.11.2009
Kaamelott
dis donc ! C’est peu dire que je suis tombé dedans ! À trois heures du mat j’étais encore devant Kaamelott. Il est vrai que j’avais également un plan grasse matinée la plus tardive possible, pour n’avoir qu’une moitié de dimanche à traverser. Ma brune n’est pas là et sans elle, les heures ne passent pas. Autant qu’il y en ait moins. Ça, plus le rhume crevant et tenace… Je n’avais pas vraiment suivi Kaamelott, et ce ne sont pas les épisodes « longs » qui m’ont retenu hier, plutôt les courts. Je me suis surpris à pleurer de rire ça et là, malgré le « ton » laissant penser que tout le monde est tout le temps en train de s’engueuler. Merlin, Perceval, trop bien ! Les parents de la reine, et la reine elle-même : géniaux dans leur genre. Beaucoup de cette conviction qu’ils emportent passe dans leur regard et le langage est dans toutes la série quasi un personnage à lui tout seul. Mais bon, là, ça va, j’ai eu ma dose et l’essai thérapeutique, bien que sauvage, est tout à fait clair : Kaamelott ne guérit pas du rhume de cerveau et laisse un léger mal de tête résiduel.
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31.10.2009
Acrostiche d'une grosse tache

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24.10.2009
Palacio de cristal
écouvert sur le site de Lou, dans son article sur Emmanuel Prunevieille et le land-art, le « Palacio de cristal » de Madrid. Je précise « de Madrid » parce qu’il y en a d’autres ailleurs. Magnifique non ?
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Ah la la ! Les entrelacs !
J’ai eu ma période « entrelacs ». Bon, ok, j’ai également eu ma période entrechats, mais j’étais petit et on m’avait obligé pour mon dos. D’ailleurs, j’en profite pour le redire, malgré une rumeur persistante, non, je n’ai JAMAIS porté de tutu. Je répond par avance à Mélanie (de Tours) : non, il n’y a pas eu de photo prises à cette époque et oui, j’étais très mignon en collants. Les entrelacs font partie des objets qui peuvent exercer sur la personne une fascination durable et même du cerveau. J’ai donc plongé dans l’entrelacs comme entre deux mondes, dans cette zone finalement assez peuplée qui relie notre bonne vieille réalité et la Mathématique, ou du moins sa boutique d’objet détaxés dans laquelle on trouvera les rubans de Möbius et autres tessellations - qui n’ont rien à voir avec des pratiques sexuelles.
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Non, je cherchais à l’époque le dessin d’une possible grille de cheminée ronde et l’air de cet entrelacs là m’a plu, mais ça arrive souvent quand je chante. Vous aurez remarqué bien sûr que celui là est double c'est-à-dire que le dessin en noir est composé d’une seule ligne – c’est le principe – mais que cette ligne est elle-même dessinée par une seule ligne blanche très entortillée. On est pas loin d’un labyrinthe, mais dont le fil d’Ariane constituerait les murs et donc plus très loin de la migraine, à laquelle je vous abandonne. Perso, j’ai déjà donné.
♣ 25/10/2008
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20.10.2009
Poésie à la page
e texte des deux dernières chansons mises en ligne sur cet ici carnet de notes me paraissent entretenir des correspondances, non ? En tout cas, en pensant à la première, je n’ai pu m’empêcher de songer à la seconde. C’est assez clairement pour moi une question de vocabulaire. Pour « Super nana », l’auteur (je me suis laissé dire qu’il ne s’agissait pas de Michel Jonasz) parait à la limite de l’exercice classique d’atelier d’écriture : « Insérez dans le même texte, machine à sous, football, boîtes de Ron-ron, tôle, parking, crawle, penthotal, napalm, bacille de Koch, cynodrome, kérosène, détritus, prospectus…» Ouf ! Mais dans ce déballage, convenez avec moi que la plupart des mots n’avait pas vocation, a priori, à se retrouver dans un texte poétique, une chanson d’amour qui plus est. Ne m’en veuillez pas, mais je vois là une pierre de plus dans mon jardin, du moins dans celui dont le pas japonais voudrait vous conduire vers l’idée que la poésie ne consiste pas à passer à la ligne quand il faudrait une virgule, ni à exhumer de la naphtaline des mots rares et précieux. Il faudrait être particulièrement bouché pour ne voir (ni entendre) la poésie de « Super nana », résolument ancrée dans sa contemporanéité. Du coup, avec ses : baraques, cargos lourds, rafistole, torchères, grues patraques, citernes de gasoil, casserole, décharge, en pack, bazarde… « Sur un prélude de Bach » chanté par Maurane, parait bien de la même eau, puisée à la même source d’inspiration, jouant de plus la carte de l’anachronisme en utilisant comme ligne musicale un morceau du 18ème. Tout ça pour dire que si vous aviez la regrettable envie d’écrire de la poésie – en ce début XXIème, est-ce bien raisonnable ? – peut-être pourriez vous piocher dans le vocabulaire de votre siècle plutôt que dans ce qui était déjà ringard il y a cent cinquante ans ?
Sinon, qu’est ce qui s’annonce ici ? Quelque chose sur Christo, land-artiste important. Quelque chose également sur le dernier prospectus « Adrea », encore plus con que le précédent. Des photos du palais de cristal, que nous a fait découvrir l’article sur le land-art de Lou, sans oublier qu’avec tout ça, je dois avoir deux ou trois crépuscules de retard. J’en profite pour souligner l'état larvaire et béat dans lequel vous maintient votre ici-lecture : dans n’importe quel autre contexte, l’assertion : « J’ai deux ou trois crépuscules de retard » vaudrait à son auteur d’être enfermé, mais là, hop, vous ne relevez même pas. Là haut ? Non, c’est le lever de soleil de ce matin. Mais si tu crois que je vais me lever tous les jours à l’aube pour enrichir de bonne heure la rubrique « Les cents ciel », ce que tu te goures, fillette, fillette. Tiens ? Penser à Juliette Gréco, aussi… ♣
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