15.12.2009

Un cube rouge pour transformer, heu... ma vie

1

Lettrine (V Fr3).jpgous avez peut-être vu comme moi ce soir sur la trois « Une nouvelle maison pour transformer ma vie ». Non ? Je vous raconte. On suit trois chantiers de construction de trois maisons individuelles « écologiques ». L’une est une maison bois dont la particularité est d’être fabriquée puis assemblé par du personnel en insertion. Elle est bâtie à Saint Denis et destinée à loger une famille aux revenus modestes – un couple et trois enfants – logés précédemment dans trente cinq mètres carrés pas étanches dans lesquels même les rats pourraient faire valoir leur droit opposable au logement. Tout bois leur nouvelle maison, toit végétalisé, poêle de masse : que de la bonne grosse solution finalement bien éprouvée, pas très imaginative, efficace mais une peu lourde pédagogiquement, comme s’il s’agissait de démontrer qu’on peut faire un peu moins moche que d’habitude, au même prix. Et que ça se voit. Pas grand-chose à dire sur celle là, qui avait au moins le mérite, comme les deux autres, de ne pas limiter l’éco-responsabilité dans la construction au choix de la cellulose de préférence à la laine de verre pour isoler les combles. Même si la maison individuelle, en ville, me parait un peu limite de ce point de vue, j’étais sincèrement content pour la petite famille qu’elle puisse avoir enfin un vrai « chez-soi », à 150 000 euros quand même. La deuxième est une maison en paille, vaste, très moderne dans ses volumes, c'est-à-dire exagérément cubique, comme s’il s’agissait de manifester l’écart entre la paille et son côté bouseux et encore une fois d’afficher un résultat identique à ce qu’on aurait eu en béton et parpaings. La troisième était vraiment intéressante puisqu’elle était constituée par la réunion de trois containers marine recyclés, astucieusement disposés et rassemblés par des espaces vitrés. Tu dis ? C’était pas du verre mais du polycarbonate ? Ah, ben tu vois que tu l’as vu ! Dans les trois cas, vous l’aurez compris, on était loin, mais alors très très loin de l’architecture ronde. Vous me direz que pour cintrer un container, faut déjà se lever de bonne heure. Mais ce qui m’a amusé, finalement, c’est de constater la parenté visuelle entre la maison en paille et celle en tôle : des cubes peints dans ce rouge antique tellement à la mode chez les façadiers que chez moi, pas un seul immeuble neuf n’y échappe. L’écologie se signalera-t-elle bientôt, de Stockholm à Madrid par les mêmes cubes rouges empilés partout ?  

 

 

 

 

21.11.2009

Légitimes aspirations (redif)

Scutigère véloce 3.jpg

 

Lettrine (I insecte).jpg

 

1

l semble que je ne sois pas le seul génie littéraire intergalactiquement méconnu des replis du Web profond. On est au moins deux. Moi enkysté sur ce blogue souffreteux, l’autre, condamné à perpétuité sur Mensway ™ Love & techno à bodybuilder les argumentaires accompagnant les gadgets vendus sur ce site. Je n’en veux pour preuve que les quelques phrases escortant l’aspirateur à insectes. Attention : plus rien ne sera jamais comme avant.

Qui n’a jamais rêvé de se débarrasser de ces vilaines araignées et autres insectes rampants ? Plutôt que de les asperger, de les écraser et donc avoir mauvaise conscience, pourquoi ne pas tout simplement les aspirer ? Avec cet appareil vous n’avez qu’à tendre le bras en direction de l’insecte indésirable et celui-ci sera purement et simplement avalé. Cette technique n’engendre aucune production de gaz ou d’effet toxique. Mention spéciale pour son design Glamour pour vous Mesdames !

Et là, bien sûr, vous attendez la photo, le lien. Vous passez frénétiquement la souris sur mes phrases pour tenter (en vain) de combler l’insupportable béance ouverte au plus profond de vous-même par ces quelques lignes prodigieuses. Oui, mais non™. Ici je suis Dieu. Je tiens les manettes et si j’ai décidé que le lien hypertexte que vous attendez ne passera pas sur cette ligne, vous prendrez le prochain. Je vous tiens. Les passants égarés sur ce blog dans l’espoir (toujours déçu) de trouver le numéro de téléphone de Mélanie (de Tours) ne sont pas si nombreux que je puisse les laisser s’échapper sans tenter de les assommer d’une nouvelle volée de ces considérations ineptes qui font ressembler ce blogue à un foie de cirrhotique. Vous assisterez donc en direct à l’autopsie du paragraphe, au démontage pièce par pièce de la splendide machine littéraire accompagnant l’aspirateur à insectes et peut-être, peut-être, si vous êtes très sage, si vous me passez les outils, peut-être vous laisserais-je vous échapper vers la page originelle, le point précis où vous pourrez aller vénérer le rédacteur de cette boulversifiante prose.

Autopsie.

Qui n’a jamais rêvé de se débarrasser de ces vilaines araignées et autres insectes rampants ?  J’en vois d’ici objecter que les araignées ne sont pas des insectes et que ramper suppose de se déplacer sans patte. Les mêmes, dans des circonstances d’ailleurs assez voisine, nous objecteraient que les petites bêtes ne mangent pas les grosses, et les mêmes, choutés par les discours écolos du moment, essayeraient de nous convaincre que ces petites horreurs abjectes sont bien utiles dans le grand cycle de la vie domestique, qui va de la penderie de l’entrée à notre chambre à coucher, en passant par les mites alimentaires cachées dans notre sac à pain et les blattes agitées par leur danse propitiatoire, espérant nos prochaines projection graisseuses. Tous ces crétins rationalisant peuvent bien essayer de tirer à eux la couverture du réel pour s’en couvrir les yeux, il n’en demeure pas moins que nous sommes en guerre. La lutte sans merci dans laquelle nous sommes engagés est de toute éternité celle du bien contre le mal. Le réel n’en est que la partie émergée, le lieu des petites bataille. Qui n’a jamais rêvé, l’indique bien, notre lutte n’épargne ni l’imaginaire, ni l’inconscient, ni le symbolique, ni rien. Nous le savons parfaitement en surprenant l’ennemi dans notre baignoire. Il n’est qu’un émissaire, un représentant minuscule et isolé de la grouillante noirceur qui surgirait à l’air libre si nous ne montions pas bonne garde.

Donc nous avons besoin d’armes. Mais comme la guerre n’autorise pas tout et que le crime de guerre existe, sans parler de la convention de Genêve et de tous les textes destinés à séparer la guerre juste de ce qui serait juste de la barbarie, nous avons besoin d’armes éthiquement correctes. Donc pas question de noyer l’ennemi ni de l’écrabouiller. Non mais pourquoi pas l’arme atomique pendant qu’on y est ! Pas question de nous laisser enfermer dans le classique dilemme de la fin et des moyens ni de nous laisser piéger pas la mauvaise conscience. Il nous faut une arme indiscutable, quelque chose comme le sabre laser des chevaliers Jedi. Nous allons juste tendre le bras vers l’ennemi et il sera aspiré directement du réel dans ce néant duquel il a eu l’imprudence de sortir.  Nous resterons alors en totale conformité avec les textes en vigueur puisque cette technique n’engendre aucune production de gaz ou d’effet toxique. Courage soldate, la victoire totale n’est pas loin.

Dernier argument, mais non le moindre : le design glamour. Pour un aspirateur ? Vous demanderez-vous peut-être en esquissant un léger sourire. Vous ne devriez pas. Vous croyez sincèrement que Mélanie accepterait de partir en guerre dans un uniforme qui la boudine ? Ou sans s’être assurée au préalable que les rations de survie ne font pas grossir ? Non mais oh ! On peut être engagée corps et âme dans la guerre totale contre le mal et ne pas renoncer pour autant  toute féminité !

Nous voilà heureusement arrivés au bout de l’autopsie. Je vais pouvoir me laver les mains changer d’uniforme et prendre une douche.

Froide. Parce que l’examen attentif des photos de l’aspirateur à insecte nous replonge hélas dans un réel qui fait un peu froid dans le dos. Comme vous le verrez sur les photos, notre aspirateur est en trois parties. Une partie moteur, un tuyau rigide transparent, un bouchon en forme de fleur. Le tuyau transparent s’ajuste sur l’extrémité protubérante (mais adaptée) du moteur, mais celle-ci est obturée par une fine grille destinée bien sûr à ce que l’ennemi ne soit pas aspiré au-delà. Il ne manquerait plus qu’un kamikaze pourvu d’un nombre déraisonnable de pattes se sacrifie pour aller bousiller votre arme ultime de l’intérieur ! Oui mais alors nous allons avoir un problème. Je vous montre la scène. L’ennemi s’est laissé stupidement surprendre dans la baignoire. On le tient. Vous vous emparez de votre arme. Vous enlevez le bouchon à fleur de sécurité, vous appuyez sur « on ». Le bruit de l’engin a déjà des échos de victoire. Vous tendez le bras vers l’insecte indésirable et comme prévu, il est aspiré. Vous remettez le bouchon pour interdire toute retraite. Vous éteignez. Là, vous voyez parfaitement grâce à la transparence du tuyau que l’aspiration de l’ennemi vers le néant s’est arrêté en chemin à la grille et que votre émissaire des forces du mal, bien loin de disparaître, se remet de sa légère commotion et entreprend de visiter son nouvel espace vital qui va du bouchon à fleur jusqu’à la grille moteur de votre arme ultime. Prisonnier mais bien vivant ce con ! Oh, mais c’était pas vraiment prévu ça !

Il vous reste à réenclencher la machine pour de nouveau coller cet enfoiré à la grille, enlever précautionneusement le bouchon fleur sans éveiller ses soupçons, secouer le tout au-dessus de la cuvette des chiottes et tirer la chasse. Variante : la même chose au-dessus d’une surface lisse où vous profiterez que cette petite horreur soit groggy pour l’écraser. Finalement, la seule chose que vous aurez alors aspiré, c'est votre mauvaise conscience. Bah ! À la guerre comme à la guerre. ♣ (28/12/08)

Aspirateur à insectes.jpg

31.10.2009

Pèle-pomme, le retour

 Pèle-pomme (antique) copier.jpg

1

2

Lettrine (V pomme).jpgoilà, c’est toujours pareil. On croit avoir découvert une île dont on ferait facilement le tour mais, montant sur une hauteur, on aperçoit un continent de l’autre côté du bras de mer. On décolle son nez de l’arbre : il cachait toute une forêt. C’est l’éternelle histoire du doigt dans l’engrenage, de la partie émergée de l’iceberg. J’ai cru, un jour lointain, en découvrant un pèle-pomme dans le catalogue de "l’objet du mois", qu’une telle monstruosité était sortie du néant tel quel. Pas un instant, PAS UN INSTANT j’ai pensé qu’il puisse en exister d’autres modèles… Jusqu’à ce que j’en vois d’autres modèles. Maintenant, j’ai une vision un peu plus exacte des dimensions de l’univers des pèle-pommes, dont les 158 000 résultats dans Google (à peine moins d’images) donnent une première mesure.

 

Qui ne verrait dans nos pèle-pomme actuels que le produit inutile d’une époque fainéante et pressée se tromperait : le pèle-pomme a une histoire, et même une préhistoire. De plus, malgré la quasi universalité de sa laideur, l’espèce se divise en plusieurs branches dont les fonctionnement reposent sur des concepts qui peuvent être sensiblement différents. Je vous rassure tout de suite, je n’ai pas du tout l’intention ici ni de faire le tour de la question encore moins d’épuiser le sujet. Un blog dédié aux pèle-pommes seulement et une année à ne chroniquer qu’eux n’y suffiraient sans doute pas.

 

Les ancêtres

 

Domestiques ou artisanaux, il semble bien que les glorieux prédécesseurs de nos pèle-pomme actuels, en plus de faire tourner la pomme, s’ingéniaient à faire également tourner leur lame autour d’elle en un mouvement orbital, ce qu’abandonneront la plupart des pèle-pomme contemporains, préférant soit faire suivre à la lame un trajet linéaire, soit faire avancer la pomme. Cette idée de faire tourner le couteau en même temps que la pomme explique en grande partie la complexité visuelle de certains modèles, à commencer par celui, magnifique, placé au fronton de cette note. (Si quelqu'un trouve le même dans une brocante, je suis prêt à le payer une somme déraisonnable.)

 

Pèle pomme machine à coudre copier.jpg

Pèle pomme quasi industriel copier.jpg

pèle pomme vert moche copier.jpg

Le lien, où vous pourrez constater qu’il fonctionne (mal).

Un autre lien où vous pourrez constater qu’il fonctionne (bien).

Monstrueux : le « Bonanza apple peeler »

Le même, épluchant plus vite que son ombre

 

 

 

Les contemporains

 

On trouve encore aujourd’hui des pèle-pomme reprenant le complexe flambeau de leurs grands ancêtres. Leur bras monté sur ressort, portant une lame plate, suit un méridien de la pomme, elle-même tournant sur son axe. Ça a l’air de fonctionner pas trop mal. Mais le modèle dominant, celui-là même que je vous présentait dans une première chronique, repose sur une technologie plus simple qui permet deux avancées majeures reléguant les autres modèles au musée : Il enlève le trognon et transforme notre fruit en une jolie pomme épluchée hélicoïdale qu’un simple coup de couteau transformera à son tour en éléments prêt à garnir une tarte aux pommes.

 

pèle pomme plastique transparent copier.jpg
pèle pomme orange plastique copier.jpgPèle pomme l'homme moderne mais blanc copier.jpg

 

épluche pomme 2.jpg

La version « Skynet-terminator »

Le modèle transparent, en action

 

Oui, mais...

 

Pour avoir passé quelques heures à me documenter sur les pèle-pomme, leur vie, leur œuvre, je peux vous dire que la faiblesse du modèle à manivelle réside essentiellement dans ce qui le relie à votre plan de travail. Oubliez la ventouse, pourtant si séduisante dans l’idée : elle ne tient pas. Préférez donc le bon vieux système de l’écrou papillon façon serre-joint.

 

Reste une question, lancinante, à laquelle je n’ai - à ma grande honte - pas trouvé de réponse. On est en dix huit cent quelque chose. Vous installez les trois kilos de bon acier de votre pèle-pomme domestique, ou vous mettez en batterie votre pèle-pomme artisanal, tout deux capables d’éplucher en un temps raisonnable ce bon gros tas de pommes qui vous jouxte… Pourquoi faire ? Autrement dit : à quoi peuvent bien servir des dizaines de kilos de pomme épluchées ayant conservé leur trognon* ? Compote ? Mais il faut alors penser que les pépins et la partie dure ne sont pas une gêne et qu’un passage à travers de je ne sais quel machin à trou les retiendra après cuisson… Distillerie ? Cidre ? En quoi la peau est-elle gênante ?

   

Dans les jours qui viennent, peut-être, un autre chapitre de cette passionnante encyclopédie : L’épluche-orange. 

 

 

* Depuis la rédaction de cette note, à la suite d'un examen plus attentif, il semble bien que certains pèle-pomme "artisanaux" (ceux qui ressemblent à une machine à coudre Singer) enlèvent le trognon.

26.10.2009

Le petit oiseau est sorti

Gifi - oiseau chanteur.jpg

 

Quoi de neuf sur le front uni des objets cons et des nouvelles sans intérêt ? Avec 187 visites samedi et 199 dimanche, nous avons établi successivement les deux meilleures performances d’octobre en la matière pour cet ici-carnet. Ce n’est pas le record absolu, celui-ci ayant été établi le 10 septembre avec 218 visites dans cette seule journée. Mais sachant que ce même 10 septembre le nombre de pages vues aurait été de 1200 quand la moyenne de septembre frôle sans les atteindre les 400 p/j, on peut avoir un sérieux doute… De toute façon, ce n’est pas le sujet  de cette chronique, mais je suis bien obligé d’utiliser des stratagèmes (sournois) pour vous fourguer ces chiffres - comme ici, en piratant une chronique d’actualité sur Gifi et les gadgets à la con - sinon, vous ne vous y intéressez pas, aux chiffres. Tu dis ? Même comme ça ils ne sont pas intéressants ? Certes, mais au moins vous êtes obligés de les lire, d’autant que je ne compte pas du tout mettre de repère visuel pour vous indiquer l’endroit précis ou je vais reprendre le cours normal de cette chronique. C’est là. S’il fallait compter sur le catalogue Gifi du jour pour nous rapprovisionner en objets inutiles, encombrants et moches, on serait tout à fait déçu. A peine si j’ai trouvé l’oiseau siffleur qui sert d’illustration (et d’attrape nigaud) à cette chronique. Vous avez bien sûr en tête ma théorie selon laquelle certains objets proposés dans notre continuum spatio-temporel ont été fabriqués dans un monde parallèle ? Ce n’est pas le cas pour cet oiseau, mais sa parenté avec le clebs porteur de téléphone est à ce point évidente qu’une nouvelle théorie m’est venue, rendant compte de l’existence de ce genre d’objets : des forces occultes nous poussent insidieusement à la folie meurtrière. Oh, il n’est guère besoin d’aller loin pour trouver qui aurait intérêt à notre décompensation psychotique, à notre passage à l’acte violent, à commencer par l’infatigable lobby des armes à feu. Un bon nombre de groupes Facebook doivent également être intéressés par l’affaire. On peut citer : « Offrez un truc aux gens que vous n’aimez pas », « Luttons contre la paix des ménages », « Dressez votre entourage à ne plus bouger », « Fabriquez vous-même votre adrénaline »… On pourrait allonger la liste indéfiniment. Mais si le nouveau prospectus de « C’est qui qui ? » se révèle fadasse, en revanche, je suis tombé sur une autre mine d’objets improbables, réunis dans un catalogue 96 pages quasi classieux, prétendant proposer à la vente des « objets originaux du monde », j’ai nommé, tadammm : L’HOMME MODERNE. J’ai un instrument infaillible pour mesurer la richesse d’un nouveau filon en objets cons : le pèle-pomme. Celui de L’homme moderne figure en bonne place et il prétend éplucher également les concombres et les pommes de terre. Ben voyons. Pourquoi pas les citrouilles et les bananes, pendant qu’on y est ? Je rajoute donc ce pèle-pomme-ci aux autres, finissant pas me demander si, quelque part, il n’y aurait pas un musée du pèle-pomme dans lequel il s’agirait de figurer en bonne place ? Ou des bureaux d’étude spécialisés dans le pèle-pomme ? Ou, pour ré-enfourcher ma théorie des univers parallèles, des mondes où les hostilités sont déclarées contre les pommes, une bonne partie de l’effort de guerre étant dès lors consacré à la création de pèle-pomme de plus en plus sophistiqués ? Ou, au contraire des mondes dont la religion dominante voue un culte sophistiqué à la pomme épluchée ? Bref, je me régale déjà de vous parler de certains objets cons tirés du catalogue « L’Homme moderne ». Vous ne perdez rien pour attendre.

 

 

Epluche pomme - l'homme moderne - (photo seule).jpg
On pourra (re)lire aussi : "On se les pèle" et "Pèle-pomme de discorde"

11.10.2009

objets mis à l'index

Casse caractères.jpg

Puisque l’automne est la saison de l’index (vous l’ignoriez ?) en voilà un autre, qui vous permettra de bondir d’objets fous en objets dingues.

1

2

Huit objets MOSH envoyé par ma dealeuse (de Tours) chroniqués dans « Raté ».

 

Les tasses à deux anses de « Buvons la tasse ».

 

La douche lumineuse de « Tellement LED ».

 

L’échelle creuse suivie de « L’échelle creuse : déjà un accident »

 

 

La carafe à deux goulots de « Montres et compagnie ».

 

Le micro en mousse de « Faut vous emballer ? »

 

La chaise cuillère et fourchette de « Restons couverts ».

 

 

La mallette charcuterie de « Wurstkoffer ».

 

L’ordinateur boule de « Objet auto-contrarié ».

La tasse et soucoupe avec emplacement pour sachet de thé de « Complément d’objet » complétant la chronique « Albert » présentant le minuteur à infusion.

 

Le petit beurre en céramique de « Complément d’objet » complétant la chronique « Grille-pain-théière ».

 

Les sous-vêtements féminins transformables en sac pour les courses de « Dénichons les astuces ».

 

Le catalogue « Vitrine magique » chroniqué dans « Y’a un truc ».

 

 

Les meubles à dents et à cornes de Michel Haillard

 

La radio dynamo dans « Ici Londres ».

Le jet-bike de Norio Rujikawa, dans la chronique titrée « Envole moi »

Les étagères en livres de Jim Raseneau dans la chronique « Ébéniste à la page)

 

Le chien-porte-téléphone de Gifi

 

Le lit de camp+tente de « Made in mondes parallèles »

 

 

Les très étranges objets de JooYoun Paek

 

La clé universelle de « Les mondes parallèles existent, j’en apporte la preuve ».

Le plie-linge Gifi, dans sa version positive mais également dans sa version négative.

 

La boussole ancienne « Pour ne pas perdre Léonore »

 

Le coffre-fort livre et la tirelire électronique

Les chaussures Chloé de « Coût de pompes »

Les luminaires chatoyants d’Emmanuel B Paul

Une avalanche de grille-pain.

 

Les insectes de cuisine de Sayaka Yamamoto

 

 

L’escarpin à clous de « Dire là dada ».

 

Le lit à ressorts

 

Les moufles pour fumeur de « Mensway noch einmal »

 

 

Les pantoufles lumineuses de « Tu crois qu’ils ont les mêmes dans la navette ? »

 

La voiture banale de « À qui est cette voiture ? »

Les pèle-pomme de « Pèle-pomme, de discorde » mais également celui de « On se les pèle ».

 

Le sapin de livres de « Vœux rime avec mheu ».

 

La banquette accordéon en carton de « Amour flexible ».

 

Les tongs de « ‘peux plus, de ces TONGS ! »

 

 

Le téléviseur Philips de « Troublante attraction » avec la grune et tout.

 

L’appareil anti-allergie Médinose de « La torture sans peine ».

 

 

 

Le DVD rewinder de « Monstres ».

 

 

 

13.09.2009

Tellement LED

Douche à diode électro-luminescente.jpg

 

 

 

M’est avis que de la diode, on n’a pas fini d’en bouffer. Celles glissées subrepticement dans ce pommeau de douche et dans le catalogue GIFI, jouent encore la carte du pratique.  Nous n’auront désormais plus besoin de nous mouiller la main, ni le coude, ni les ailes, alouette, aaaaaaaaaavant d’obtenir la température en deçà de laquelle il n’est pas question que j’entre là-dessous même sous la force des baïonnettes. Mais on peut déjà raisonnablement prévoir que la prochaine génération sera programmable. Perso, par exemple, il faut que mon eau sorte proche de l’ébullition pour que j’accepte d’y aller sans anonak. Mais pourquoi serait-je alors condamné au rouge clignotant. Non ! Ce qu’il me faudrait, c’est une douche qui offre un jeu de lumière qui aille avec ce que je suis en train de brailler et tiens, pendant que tu y es, tu ajoute un lecteur MP3 étanche dans le manche et un haut-parleur je sais pas où.

 

De toute façon, la douche n’est qu’une étape. Nous seront un jour prochain bardé de diodes, et délicatement nimbés d’une aura ne laissant aucun doute à notre prochain sur notre météo intime. « Comment elle est ce matin ? – Houlà ! N’y va pas tout de suite, elle est encore pourpre clignotant, va falloir attendre qu’elle passe à l’orange. »

10.09.2009

Le plie-linge Gifi I

Plie linge.jpg

 

Jamais vu un truc aussi con. Pourtant, des objets cons, ce carnet de notes en regorge. Mais ils sont cons et marrants, cons et surprenants, cons et bizarres. Celui là est juste con. Il est extrait de l’actuel prospectus Gifi, des idées de génie. On ne doit pas mettre le même sens sous le mot « génie » Gifi et moi. Ou alors le leur est resté un peu trop longtemps dans une lampe malencontreusement remplie d’alcool… Pi leur « plie-linge », ils ne l’ont pas caché dans un recoin du prospectus, non, première page, direct ! C’est vrai qu’une connerie aussi monumentale, ça gagne à être connue, ça s’affiche, ça va faire date, créer un précédent, battre un record, établir une nouvelle norme. Après tout, peut-être les foules incrédules vont-elles se précipiter, des files d’attente se former avant même l’ouverture des magasins. On voudra venir voir de ses propres yeux voir, toucher la chose, s’assurer en personne de sa réalité. Il est même possible que les plus espiègles en achètent un, qu’une mode se crée, que des soirée pliage de tee-shirts s’organisent entre amis pour rire, que ça finisse en jeu télé, en discipline olympique.

1

Mais en attendant, c’est un objet con. Je sais bien qu’il s’en trouvera parmi vous pour m’apporter la contradiction, se faire l’avocate du diable (de Tours), assurer que si, qu’après tout, que pourquoi pas, que les innombrables plieurs de tee-shirts dotés par quelque ironie du sort d’un pied gauche comme seul membre supérieur vont trouver dans le plie-linge la fin du cauchemar qu’était jusque là leur vie, une nouvelle raison d’espérer, la foi pour certains. Mais qu’on y réfléchisse un peu, qu’on réalise, qu’on ouvre les yeux, qu’on répète trois fois la même chose depuis le début : quelqu’un ayant besoin de ce truc con pour plier un truc aussi con à plier qu’un tee-shirt, vous imaginez combien de siècles de cours du soir il lui faudrait pour apprendre à plier un pantalon à patte d’eff ou une chemise à jabot et manches gigot ? Il y a donc fort à craindre que les client potentiels de ce truc con, les vrais, ceux qui n’achèteraient pas le plie-linge seulement pour se pisser dessus de rire, aient des piles parfaites de tee-shirt impeccablement pliés, mais à coté, quoi ? Ben oui. Des monceaux d’autres vêtements impliables avec ce truc con. Et alors que faire ? Attendre que Gifi et son génie psychopathe commercialisent un plie-linge adapté à chaque pièce de leur trousseau ?

1

...

1

Ah ! Vous voyez que ce truc est con.

1

05.09.2009

Coût de pompes

chaussures Chloé.jpg

 

 

 

Je sais, je sais… Un tas de choses resteront à jamais incompréhensibles chez l’Autre, sa sexualité, ses manies, les émissions télé qu’il regarde, mais là… Je joggais tranquillement ce matin de clics en clics sur les carnets de notes de ma liste, tel l’araignée d’eau sur sa mare, jusqu’à tomber chez « Il était une fois sur le Web » sur l’article « Je kiffe ma nouvelle collègue » dans lequel, sous forme de dessins atroces, il est fortement question de chaussures Chloé et tout particulièrement du modèle Richelieu à bride amovible dont je n'ai pas trouvé l'image.

 

De là, et pour tenter de faire avancer la science, comme dirait Inzecity, je me suis payé un petit surf à base de requête Google, d’où je sors à l’instant, ayant essayé visuellement un nombre déraisonnable de chaussures Chloé. J'en ai presque des ampoules aux yeux.

Pour moi, pithécanthrope moyen, lorsque j’envisage de remplacer mes bottes en caoutchouc, je sors du magasin satisfait quand j’ai une paire de chaussures comprenant un pied droit ET un pied gauche, du même modèle, à ma pointure. C’est vous dire le gouffre qui me séparait (et me sépare encore) des préoccupations semble-t-il assez universellement partagées sur le sujet par nos compagnes, celles là mêmes que les féroces soldats, et cætera, et cætera.

 

Tout fait peur dans les chaussures Chloé. Leur forme, leur prix et qu’on puisse les désirer autant.  J’ai touché le fond avec une petite visite chez « Pocahontas » terme que mon correcteur orthographique ne connaît pas mais que, dans un éclair de lucidité, il propose de remplacer par « pochtronne ». Car oui, c’est bien de toxicomanie dont nous parle involontairement le blog de cette fashion victime, plutôt jolie fille d’ailleurs, mais dont les poses désarticulés et grimaçantes disent combien elle souffre. Les sapes ont manifestement pour elle les vertus que d’autres recherchent dans des substances psychoactives. Son foie, je ne sais pas, mais il semble qu’elle ait un cerveau d’alcoolique, uniquement gouverné par le manque, la quête puis la consommation du produit. Je ne sais pas à quel degré de dépendance en est ma voisine de blog (elle a quand même l’air sérieusement atteinte) mais à 500 € la paire de groles, je me demande si elle n’aurait pas meilleur compte de passer à la coke.

 

 

18.08.2009

Béate génération

Gémo.jpg

 

 

Lettrine (L Gémo).jpg’avantage avec les prospectus publicitaires, c’est qu’ils vous annoncent à l’avance les événements prochains, ou imminents, comme la sortie de tel ou tel film ou que cette année l’automne et l’hiver vont succéder au printemps et à l’été. C’est bien, ça permet d’anticiper, d’être prêt. C’est quand même mieux que de se retrouver le 25 décembre comme un con et de réaliser que personne ne vous avait prévenu qu’il se passait un truc ce jour là !  

 

Donc si j’en crois Monoprix, Gémo et Tati, le prochain événement d’importance, c’est la rentrée scolaire. Du moins si vous avez encore des enfants d’âge scolaire. Si c’est le cas, vous ne vous en êtes peut-être pas aperçu – ils se sont baladé moitié à poil tout l’été - mais ils ne rentrent sans doute plus du tout dans leur emballage de l’année dernière. Peut-être même qu’ils sont devenus grands. Bon sang ! Mais où vont-ils chercher tout ça ? Perso, je m’en fous un peu, mon dernier à 21 ans cette année, et le jour où il effectuera sa rentrée dans l’atmosphère, Armageddon aura l’air d’un détail amusant. Il faut donc vous attendre dans les jours prochains à devoir rechaper vos chipies et relouquer vos p’tits loups.

 

Pour Castorama, votre avenir proche s’annonce aussi sombre : vous allez ranger. Tout. C’est annoncé clairement à la une : « Jusqu’au 21 septembre 2009 À CES PRIX LÀ TOUT EST RANGÉ » Oui bon ben ça va, c’est pas la peine de crier. Je peux commencer par le frigo ?

 

Tu dis ? Que finalement tu as complètement arrêter de lire les catalogue de vente par correspondance ? Que toutes ces mauvaises nouvelles te foutaient le bourdon ? Houlàlà, mais tu ne peux pas rester comme ça ! Il faut absolument que tu retrouves ta béate attitude. Mon conseil : en traitement d’attaque, lire le dernier Bernard Werber. Puis tu entretiens en journée en regardant les chaînes animalières. Tu dis ? Qu’Animalia tu as déjà essayé ? Tous ces animaux sauvages menacés, ça te foutait le bourdon ? Dis donc, à propos d’espèces en voie de disparition, tu pourrais pas me lâcher cinq minutes ?  

 

 

 

Dans les catalogues, toujours aussi peu de modèles appartenant aux minorités visibles. Monoprix 1, Tati 1, Gémo 0. Non, la poire Guyot calibre 65/70 de la page 21 du catalogue Monoprix ne compte pas comme représentante d’une minorité visible.

 

 

 

 

Publié dans Complêtement d'objet

14.08.2009

Feu Sacré lampes & déco

Emmanuel-B-Paul (Ensemble de lampes).jpg

 

Lettrine (E Emmanuel 3).jpgmmanuel B. Paul, que je vous ai présenté comme auteur (on ne devrait pas tarder à le lire dans Scribulations) est un artiste doté de plusieurs filaments à son ampoule : il poterie, il monotype, il céramique, il ferronnerie et il résine. Il famille et il farce aussi, mais ce n’est pas le sujet du jour (‘foiré !). Vous trouverez ses lampes au Salon Maison & Objets du 4 au 8 septembre 2009, Paris Nord Villepin. Je ne vous communique pas les prix, ils sont indécents. D’ailleurs, à part Mélanie (de Tours) je ne vois personne parmi les lecteurs de ce blog suceptible de s’offrir l’un de ces féeriques luminaires. Ou alors il faudrait se grouper… Non, je plaisante. Je ne vous donne pas les prix parce qu’ils sont établis à la tête du client selon des critères tout à fait objectifs : Rollex/Solex sur-mesure/prêt-à-porter, Sac Vuitton/cabas Monoprix, 95B/autres, volaille/blaireau… Ah ! Et pendant que vous y serez, si vous pouviez lui donner par inadvertance un bon coup de pied dans le tibia. D’avance merci. Nb : contrairement aux apparences, ces lampes ne sont pas comestibles.

 

 

 

 

Emmanuel-B-Paul (Lampe demi-lune).jpg

Toutes les notes