
Le totem de l'androhystérie, Stanley Kowalski (joué par Marlon Brando), fort affairé ici à nier les droits de propriété de sa belle-soeur Blanche Dubois (jouée par Vivian Leigh). A STREETCAR NAME DESIRE (1951)
Ok, ok… Deviner de quel blog peut bien venir ce premier billet n’est pas très compliqué puisque l’auteur signe ses dessins. Vous penserez peut-être (comme moi) que la première œuvre jetée en pâtures aux lecteurs n’est pas terrible, Iss’N’Kor - dont la dernière note explique enfin l’origine de son pseudo – nous ayant habitué à mieux depuis. N’allons pas trop vite en interprétation, parce que son deuxième dessin, mis en ligne dès le lendemain, est juste génial. Je vous le fac-simile après.♣
Vendredi 25 août 2006
Allez je me jette à l'eau moi aussi en ouvrant un blog, histoire d'être un peu plus productif en dessins, crobars, illustrations et autres gribouilles. Tout n'est pas encore bien ajusté, ça viendra au fur et à mesure. En attendant, je poste une première image pour tester :

C'est fait dans Photoshop, à la souris, en prenant une photo perso comme modèle. C'est à Porquerolles.
(26 août 2006 - Beuvron en Auge)

Publié dans la spirale des carnets | Commentaires (3)
Continuons notre série des premiers billets par celui-ci, extrait comme les précédent d’un des blogs que je visite régulièrement malgré… Ah ben non, ça je ne peux pas le dire. Ce qui me frappe, dans celui-ci comme dans les autres, c’est la qualité programmatique de ces premières notes, annonçant assez fidèlement ce qui va suivre, pendant les semaines, les mois, et ici, les quatre années qui vont venir. Ce billet là promettait de nous faire voyager : promesse tenue ! ♣
1
samedi 14 mai 2005
Publié dans la spirale des carnets | Commentaires (2)
Jack Balance nous ayant fait l’honneur de nous rejoindre et de nous inviter à visiter son carnet "Instant critique" (super titre !), je ne pouvais faire moins que d’aller lui rendre une petite visite, puis de vous en parler ici. Dans notre série « Même les nains ont commencé petit » consistant à reproduire dans ces colonnes l’article inaugural des blogs visités, j’ai été pêcher chez Jack le sien, qu’avec la permission qu’il n’aurait pas manqué de m’accorder si je lui avait demandé, je reproduis ici, dans une typo adaptée à ceux d'entre vous n’étant pas encore presbytes.
Mardi 18 novembre 2008
Conférence de presse - Ouverture du blog
- Over-blog : "Ceci est le premier article de votre blog.
- JB : Hé oui ! C'est vraiment avec énormément d'émotion que j'ouvre ce blog. Tôt ou tard il fallait bien que je m'y mette ! J'en ai lu de très bon et je me dis, moi aussi j'ai des choses à raconter ! Après qui sera là pour les lire !? Qui cela va intéresser ? Si vous lisez ces quelques lignes c'est que déjà c'est une mini-victoire pour moi. En gros j'y parlerait essentiellement de tout ce qui touche à la musique... mes coups de coeurs, mes coups de gueule... des petites histoires, des billets d'humeur... En tout cas il ne sera pas question de mon projet musical (Roger Felbow) qui reste en marge de ce blog. Mais rien ne vous empêche, cela étant, d'aller voir dans les liens le site myspace concernant ce projet...
-OB : Il a été créé automatiquement pour vous aider à démarrer sur overblog
-JB : c'est vrai que c'est assez incroyable, toutes ces choses automatiques autour de nous... après est-ce que cela m'a vraiment aidé ? L'avenir nous le dira !
-OB : Vous pouvez le modifier ou l'effacer ...
- JB : Oui merci, j'avais bien compris pas besoin de me l'expliquer 15 000 fois ! Faudrait pas non plus trop me prendre pour un *@# !!!!!!
- OB : ...via la section "publier" de l'administration de votre blog...
- JB : Pardon ! Hum... Je m'emporte, c'est que je suis un peu caractériel... un peu bourru... ce n'est peut-être pas l'endroit pour trop laisser mon caractère s'emballer... Parfois je dis des choses que je regrette un peu alors n'ayez crainte...
- OB : Bon blogging
- JB : Merci beaucoup, vous aussi ...
- OB : L'équipe d'overblog
- JB : Jack Balance
- OB : PS : pour vous connecter à votre administration rendez-vous sur le portail des blogs overblog
- JB : Euh ok... euh merci... ça devrait aller je crois qu'il y a un bouton là haut… je devrais m'en sortir... Euh t'aurais pas une clope des fois...?
Publié dans la spirale des carnets | Commentaires (2)

Mais deux semaines après ...
Et c’était parti pour des mois et des années de dinguerie, quasi sans interruption. ♣
Publié dans la spirale des carnets, Monstres & compagnie | Commentaires (2)
Cette note inaugurale du carnet de Jean-Marc LaFrenière ne pourra pas servir à notre petit jeu « Devine qui a écrit ça ? », vu qu’on reconnaît l’auteur à la première phrase. C’est d’ailleurs l’une des qualités intrinsèques que JML. On ne s’étonnera pas non plus de la très grande solidité de ce texte (si je puis dire s’agissant d’un poème dans lequel la pluie tient le premier rôle) : Jean Marc écrivait bien avant. Je me suis laissé dire qu’il était né une plume entre les dents. C’est quand même la note la plus ancienne que j’aie trouvée dans la gamme de celles inaugurant nos blogs familiers. ♣
a chevelure du ciel laisse tomber ses franges de nuages. La pluie change les formes. Le sable a quelque fois des humeurs océanes. Lorsque la pluie dérape, les routes se mettent à tourner comme les roues folles d’un vélo. Des éoliennes liquides crachent des vagues de vent. Ce n’est pas la foi qui déplace les montagnes, c’est la vitesse des atomes, la lenteur du temps, la kinésie de l’air. Les montagnes ne sont qu’un semblant d’équilibre. Il y a dans chaque chose le germe d’une idée, le cœur d’une châtaigne, une amande intime au cœur de l’isolement, un noyau d’espérance dans les écales amères.
On ne voit pas la pluie. Elle nage dans nos yeux. Elle aveugle les bêtes. C’est comme un gros chagrin, un enfant qui pleure sans savoir pourquoi, un cheval qui hennit pour une avoine bleue. Une seule goutte est comme le niveau qui sert au maçon. On ne lutte pas contre la pluie. On se couche avec elle. Même la terre étire ses biceps pour se laisser toucher.
On n’affronte pas la pluie. On accompagne ses murmures, ses râles, ses chansons. Même en courbant la tête, on s’enfonce dans le ciel. La pluie est si fragile, on ne peut la briser. Quand on s’habille de pluie, on se retrouve nu. Les saules ne pleurent pas, ils chantent sous la pluie.
On ne vainc pas la pluie. Elle ajoute à la terre le mouvement des plantes. Elle aiguise les rivières. Elle cherche la lumière dans les trous sur le sol. Elle rassasie les feuilles dans le chignon des arbres. Elle fait rire les pierres et se moque du sérieux. Elle réveille les lézards, la luzerne et le trèfle. Ses gouttes descendent en grappes d’une église liquide. On se laisse dissoudre. On chevauche ses lignes.
On ne distance pas la pluie. De quelque côté qu’on aille, elle présente son dos. Elle annonce le temps sans image ni texte. Elle ânonne son eau sur le bord des lucarnes. Elle verse du soleil dans l’entonnoir végétal. Elle fait rouiller les clous rongés par la mémoire.
La pluie est sans pudeur mais se cache pour boire. Le cœur s’agrandit de son immensité. Elle relie les racines au vol des oiseaux et la pierre aux étoiles.
On n’écrit pas la pluie. Elle grave des virgules dans les phrases du sable. Elle fait fondre la neige et les traces de pas. Elle frappe les rochers, les broussailles, les houx. Ni la ronce ni l’ortie n’échappent à ses doigts. Dans la bibliothèque de la pluie, chaque goutte est un livre. Les fleurs apprennent la lecture à chaque nouvel orage. Tous les jardins viennent boire l’alphabet vertical.
On n’étreint pas la pluie sans verser quelques larmes. Elle égalise les rivières et soude les nuages. Elle distend les silences et dilue les paroles. Elle traverse les ronces sans déchirer sa robe. Elle ouvre une fenêtre dans le coeur des bourgeons et danse de guingois sur les pentis mouillés. Elle coule sur les toits aux paupières d’ardoise. Elle met un baume sur les fougères brûlées, un pansement sur le feu. Ses bulbes de lumière éclaboussent les vagues. Chaque cercle dans l’eau en compose un nouveau.
La pluie quand elle tombe fait des arbres liquides, une lessive qui s’enfle. On reconnaît la vie sous son écorce fluide. La soie de ses pinceaux assouplit l’horizon et plie ses lignes droites. Les yeux fermés, on peut lire sur le sable le braille de ses gouttes. Telle un breuvage d’elle-même, la route se liquéfie. La pluie démasque l’invisible et pénètre la terre par ses mille serrures.
On n’attrape pas la pluie comme un poisson d’eau douce. Son enveloppe rappelle nos nuits amniotiques. Elle fait chanter les arbres, les ruisseaux, l’herbe mauve des prés. Elle suce les pépins au cœur des pommiers. Elle sucre le pollen au milieu des abeilles. Ses jambes dodelinent sur les pans de falaise. Qu’elle brille comme un pain, le sable s’en nourrit.
Jean-Marc LaFrenière 24 novembre 2005 – mis en ligne le jeudi 29 novembre 2005
Publié dans Belles plumes, la spirale des carnets | Commentaires (0)
Désolé, mais l’article inaugural du carnet d’Ysengrimus ne pourra pas servir à notre jeu du « D’où ça sort ce truc ? – De chez toi. », vu que l’auteur se cite, à la fin. Bah, pas de regret, vous auriez de toute façon su au quatrième mot que c’était lui… C’est moi, ou cet article entretient des correspondances indirectes avec l’en ce moment « La femme en question » d’Inzecity ?
♣
Mon petit macho androhystérique
Posté par ysengrimus le 29 avril 2008
on petit macho androhystérique se lève subitement, tape du pied nerveusement, et montre les bon(ne)s et les méchant(e)s en matière de sexage. Il est encouragé lourdement par tous ses copains toniques et sportifs, qui l’accompagnent souvent d’ailleurs car, seul dans le giron de l’agora, il tend à avoir la tremblote, ce tout petit. Il juge qu’un homme doit penser et agir comme un homme, d’un bloc, sans nuance aucune, que ce sont les féministes qui le discriminent, lui, et lui font violence à lui (surtout pas le contraire) et que quand il jappe goguenardement contre la “rectitude politique” de l’option des autres, tout est dit. À lire mon petit macho androhystérique, depuis 20 000 ans, la femme domine l’homme et lui fait subir le poids de ses stéréotypes, de son oppression ouverte, de ses préjugés sexistes et de sa violence brutale. On croirait lire un certain segment de la population anglophone canadienne qui lutte héroïquement contre l’assimilation de l’Amérique du Nord à la tyrannie inexorable… de la langue française. Inutile d’ajouter qu’aux yeux du même petit macho androhystérique, féminisme (oui, encore lui, encore ce mot, encore cette chose) est synonyme de crime immonde…
Mais, gars, on ne te dit pas que les femmes sont des angelotes. On te dit que leur culture intime gagne en importance -problèmes inclus- et que les combats réactionnaires d’arrières gardes ne sont pas de mise pour faire face aux faits. Pour affronter l’insécurité et la frustration des femmes, nous, hommes, allons devoir accroître notre capacité à penser comme des femmes. Si leurs insécurités et leurs frustrations deviennent les nôtres, alors, nous pourrons faire notre part. Il faut féminiser nos espaces mentaux. Pas de quartier. On le fait déjà bien plus que nos grands-pères de toute façon. Et les couilles ne vont pas nous en tomber par terre pour autant… Entre dans la vraie vie, mon gars. Le féminisme n’est pas un crime immonde. C’est tout juste le contraire. Le crime immonde c’est celui décrit par tant de faits divers terribles d’agressions de femmes et le seul être vivant disposant de la configuration d’esprit héritée historiquement pour le commettre s’appelle un homme. Pire qu’un homme, un homme aux abois, qui se cache, se planque, parce que la société civile est désormais consciente que son patriarcat appliqué est de fait illégitime, foutu, secret, mafieux, ruiné et susceptible de n’engendrer que des adeptes de mauvaise foi dans le genre de certains de nos andro-ergoteurs locaux. Oh, mes gars, réveillez-vous. Vous vivez dans une civilisation tertiarisée. Et un gars assis dans un cubicule devant un ordi ressemble plus que jamais à sa sœur assise dans le cubicule à côté devant le même ordi (donnons-lui donc le même salaire, au fait…). Les sexes se rapprochent, c’est un fait inéluctable et les atermoiements n’y feront rien. Un bûcheron jadis, c’était un gros gars balèze avec une hache. Aujourd’hui c’est une personne –homme ou femme- dont le physique importe peu, au volant d’un tracteur-tronçonneur. Votre force brute ne sert plus à rien socialement, mes gars. Il y a de la machinerie désormais, pour tout ça. Alors une bonne fois, assumez ce que vous êtes: des hommes nouveaux, bon an mal an… Car bon, comme d’habitude, les idéologies retardent.
C’est ainsi que si mon petit macho androhystérique de tous les jours s’imagine que je vais endosser l’ordre brutal foutu que mon sexe est censé incarner simplement parce qu’un ti-clin queutard inverse malhonnêtement la notion de sexisme, il rêve debout. Mon sexe n’incarne plus cet ordre, j’en suis la preuve vivante et je ne suis pas le seul. Les allemands ont le droit de continuer d’être allemands malgré le fardeau du passé nazi, séquelle historique qu’ils porteront pourtant encore longtemps. Il y a des séparations internes, des lézardes de fond, des crises historiques qui sont inexorables. Je suis un homme de plain pied, séquelles inclues, et, read my lips, je n’ai absolument aucune solidarité phallolâtre. Quiconque entend me casser les pieds parce que je ne marche pas avec la troupe machique de ma taverne d’origine fera face à la férocité du loup Ysengrimus. On verra bien alors qui finira flagellé, bastonné, brassé, planté, niqué. L’heure est venue de tempérer ton androhystérie, Stanley Kowalski…

Le totem de l'androhystérie, Stanley Kowalski (joué par Marlon Brando), fort affairé ici à nier les droits de propriété de sa belle-soeur Blanche Dubois (jouée par Vivian Leigh). A STREETCAR NAME DESIRE (1951)
Publié dans la spirale des carnets | Commentaires (3)
Publié dans Belles plumes, la spirale des carnets | Commentaires (0)
Comme d’hab depuis quelques jours, le premier article d’un blog que j’aime, mais lequel ? ♣
1
2
Viral Film Festival… Bravo Gali
24 /10 /2008
Cette semaine s’est déroulé le 1er Viral Film Festival organisé par Vanksen|Culture Buzz et Stratégies.
Je me suis donc rendue au cinéma Max Linder à Paris pour assister à la remise des prix…
Sur les 300 vidéos qui ont été récoltées puis vues, décortiquées, et sélectionnées par un jury d’experts, voici les heureux élus :
- Wom d’or de la vidéo virale la plus drôle : Gali l’aligator (13ème rue)
- Wom d’or de la vidéo virale la plus originale : Fight for kisses (Wilkinson)
- Wom d’or de la vidéo virale la plus efficace (catégorie réservée aux vidéos publicitaires) : Solidarités (Journée Mondiale de l’eau)
- Wom d’or de la vidéo virale UGC (catégorie réservée aux vidéos indépendantes) : Ma Valentine du très talentueux François Chatelain
And the winner is…
- Grand prix du jury : Gali l’aligator (13ème rue)
Une première édition réussie avec 700 inscrits à cette 1ère cérémonie qui a fait salle comble !
UN SEUL REGRET : les films n’étaient pas tous de première jeunesse et les compétiteurs généralement publicitaires… dommage car il y a sur la toile beaucoup de talents anonymes qui ne demandent qu’à être révélés !
Publié dans la spirale des carnets | Commentaires (0)

1
2
3
4
2
3
4
Pour votre entraînement au nouvel exercice consistant, à partir du premier message d’un blog, à deviner duquel il s’agit, on continue en douceur avec cette première note, ma fois poétique, et pas si vieille... ♣

Publié dans la spirale des carnets | Commentaires (4)
Pffff ! Facile ! Continuant ma série sur les débuts des blogs que j'aime, ou dont je vous ai parlé ici, je vous propose le premier billet d'un blog, à charge pour vous de deviner duquel il s'agit, ce qui, en l'espèce, ne devrait pas vous prendre plus de trois secondes.
Publié dans la spirale des carnets | Commentaires (4)