20.12.2009

Notre gros crétin (qu'on adore)

 

Césario sur son plongeoir à chat.jpg

Oeuf cage

Oeuf cage.jpg

 

 

Lettrine (D oiseau).jpg1

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ans la série des objets bizarres, dont cet appartement regorge, et je dirais même rouge-gorge, celui là tient une place de choix. Cet œuf-cage – qui est également une cage en forme d’œuf – a l’air de raconter une histoire, mais pour peu qu'on s’y arrête un moment, on est bien en peine de savoir laquelle…

13.12.2009

Ça y est, je suis célèbre !

Call of Dutey.jpg

Merci à Kamash de ce travail sur commande, qui ne fait pas pipi loin, mais dont j'avais envie, hi hi ! (Vous accéderez à la source en cliquant sur l'image) ♣

05.12.2009

Court, mais trash

 

Début d’histoire : Tous les cannibales vous le diront, la meilleure viande qui soit, c’est celle de père Noël…

 

29.11.2009

Tout petit déjà...

Netkulture - première note copier.jpg

Mais deux semaines après ...

Netkulture - deuxième note copier.jpg

Et c’était parti pour des mois et des années de dinguerie, quasi sans interruption.

 

28.11.2009

Petit fer à repasser électrique de voyage

fer à repasser (petit modèle de voyage).jpg

 

Promis depuis longtemps, jamais mis en ligne, le clou de ma collection de fers à repasser, le petit modèle électrique de voyage.

 

11.11.2009

Publicité ciblée

 

Lettrine (O Iss'N'Kor).jpgn a beau savoir que ça existe, que Google fonctionne comme ça, y’a pas, ça fait drôle. L’intention, c’est de cibler la publicité selon le contenu de votre note, en suivant l’idée simple que vos lecteurs captivés par… je sais pas moi, les pèle-pommes, seront plus réceptifs à la publicité sur les épluche-légumes. Toujours discret, souvent efficace, comme en témoigne cet exemple, pris sur le blog d’Iss’N’Kor, le jour ou sa page d’accueil affichait sa note « Three points » consacré à l’anniversaire de ses dix ans de permis de conduire (ce qui prouve, s’il en était besoin, que certains inspecteurs font montre d'une irresponsabilité criminelle).

 

 

Iss'N'Kor - novembre - Three points.jpg
Ci-dessous, le détail des pubs.
Iss'N'Kor - novembre - point permis.jpg

05.11.2009

Rêve à la con

 Couperet de boucher.jpg

Lettrine (E rêve à la con).jpgntre les rêves et les cauchemars, il y a l’éventail plus ou moins ouvert chez chacun des rêves un peu, beaucoup ou exagérément pénibles, sans parler de ceux dont l’absurdité laisse bien en peine de les classer où que ce soit. Cette nuit là, ce rêve là avait tout pour tourner au cauchemar. Je vous le résume en une formule : Ordre avait été donné de tuer tous les adultes. Ne me demandez pas pourquoi, ni par qui devait être exécuté cet ordre, mais sachez juste qu’étant dans ce rêve du côté des victimes potentielles, j’avais entrepris de rentrer dare-dare chez moi pour tenter d’y échapper. J’y parvenais par un raccourci bien utile : l’éveil. Là, dans mon lit, au milieu de la nuit, pas assez paniqué pour me lever, je me suis laissé dériver à bord de cette idée de devoir défendre ma vie contre des hordes de je ne sais pas quoi, ayant entrepris de tuer tout le monde, à commencer par les fonctionnaires vaguement littérateurs, âgés de cinquante et un ans, mesurant un mètre quatre vingt dans leur plus grande dimension et salissant régulièrement la grande distribution dans leur blog médiocre. Assez vite, les capacités défensives de mon appartement actuel me sont apparues comme très nulle, mais où aller ? Chez mes parents, c’est pire et je ne connais personne habitant un château fort ou un bunker. Chez moi, la porte pourrait résister, mais n’importe qui accédant à l’étage supérieur pourrait sans grand risque accéder à mon balcon et mes immenses baies vitrées ne résisteraient pas longtemps à quelque chose d’à peine plus violent qu’un éternuement. Sont même pas double vitrées. À supposer que ça changerait quelque chose. Bien sûr, je pourrais bloquer la montée d’escalier, un, ou mieux, deux étages plus bas, en coinçant là mes deux canapés, en élevant un rempart de livre, mais il faudrait aussi bousiller l’ascenseur, ce qui ne devrait pas être très compliqué, surtout quand dans l’hypothèse où tout irait vraiment très mal, il est assez probable qu’on ait plus de courant assez vite. Et là, je pourrais tranquillement ne pas mourir de soif, j’ai deux cent litre d’eau osmosée dans les aquariums, mais de faim, oui. Parce que sur les seules réserves de bouffe non périssables entreposées ici entre deux courses du samedi, je tiendrais combien de temps ? Une semaine maxi. Après, à part bouffer les croquettes des chats, puis les chats… Tôt ou tard, il faudrait sortir, s’armer peut-être, mais avec quoi ? Je n’ai rien de plus contondant ici qu’un solide bâton de marche en olivier et un couperet de boucher. Tiens ? Je pourrais assembler les deux au gros scotch gris.

 

15.10.2009

Rentrée littéraire

 Gigi mon premier piano.jpg

Lettrine (E gifi).jpgnfin je l’ai. Je le tiens entre mes mains fébriles, sous mes yeux embués. Quoi, mais quoi ? Le prospectus Gifi d’octobre 2009, celui là même dont Lou nous avait donné la primeur, avec les chrysanthèmes plastiques et la machine à battre les cartes. Entre autres, entre autres ! Enfin nous pouvons faire provision, au moins virtuellement, d’objet inutiles et d’objets moches, certains cumulant les désavantages. On doit même pouvoir en trouver des dangereux. Ah ben oui, tiens, voilà, page 11, le jeu de fléchette positionné juste à côté de « Les jouets à – 50% » mais dont le descriptif se termine par : « Cet article n’est pas un jouet ». Il y a une autre exception, positive celle-là : le jeu d’échec en verre de la page 13 a oublié d’être laid. Il doit être juste fragile. Mais à 5,99€ vous pouvez en casser un par mois sans vous ruiner. Bon, Ok, il est livré sans pile, mais comme d’un autre côté, il n’en utilise pas, on s’y retrouve.

 

Dès lors, j’ai l’embarras du choix pour extraire de cette nouvelle livraison l’objet qui me semblera le plus à même de participer à l’encombrement de ce carnet. Tiens, je crois tenir un bon client avec le « Jouet d’éveil manège roue » de la page 7.

 

jouet d'éveil Gifi copier.jpg

 

Lettrine (F gifi).jpgascinant le monde de la petite enfance vu par les fabriquant de jouets pour la. Le bébé étant lui-même une sorte de pâte à modeler un peu inutile mais animée et bruyante, ses jouets ne sauraient être que visuellement mous, mais animés et bruyants. Je ne sais pas si vous avez remarqué mais il semble entendu que le bébé étant par ailleurs un tube digestif muni d’accessoires pour le moment inutiles et uniquement occupé par la satisfaction de ses besoins primaire : se nourrir, dormir, éliminer, paniquer son entourage, il faut rester dans le primaire. Ses yeux par exemple ne semblent en mesure de distinguer que trois ou quatre couleurs de base, et encore, à condition qu’elles soient vives. Pour ce qui est de son activité motrice, faire tourner suffira très largement. On ne sait pas encore s’il sera ouvrier ou trader mais il est important que cette larve comprenne au plus vite que la machine compte sur lui pour tourner. Il est assez probable que les anneaux roses, certainement délicieux, mais que ce putain de manège entend bien garder pour lui, finissent par énerver notre très jeune consommateur. Hop, c’est parti pour l’éveil à la frustration, au moins jusqu’à ce qu’il mette la main sur la pince coupe-boulons de son frère aîné. Au-dessus, on ne la voit pas, mais j’en suis quasi sûr, la boule bicolore orange et jaune recèle une bille dont l’irritante inaccessibilité doit elle aussi, à la longue, éveiller la fureur meurtrière. Enfin, une dernière chose que doit éveiller ce jouet, c’est les soupçons. Parce qu’à moins de cinq euros, c’était déjà pas cher mais à 2,49, on peut avoir un doute légitimes sur les conditions de travail et les salaires de ceux qui l’ont fabriqué.   

 

Lettrine (trèfle).jpg 

 

 

28.09.2009

Chez Mémé

Chez Mémé 5 (poupée, angelot, christ).jpg

 

Lettrine (I mémé).jpgl faudrait inventer une nouvelle unité de mesure. Elle serait double, un peu comme les kilomètres par heure. Cette nouvelle unité exprimerait le rapport entre le mauvais goût et l’encombrement. Non parce qu’un objet MOSH au kilomètre carré, on pourrait toujours s’en accommoder, changer de trottoir, faire un détour par le Ténéré, s’arranger. Mais quand la distance entre chaque rétrécit, puis qu’ils se touchent, puis forment des states, des épaisseurs, des bouffissure, des amas, des magmas ? Les considérer à l’unité de convient plus, ça devient une question d’ensemble, un problème global.

 

Chez Lou, on a décidé de diluer. L’aperçu sur sa bibliothèque ne laisse aucun doute sur cette stratégie de répartition. On met un objet MOSH de loin en loin, cernés par d’autres ayant valeur d’antidote, d’opposé, de garde-fous. On disperse, on ventile, pour parodier Audiart. Ses lapins sont atroces, certes, mais la littérature qui les cerne ne l’est pas (C’est une hypothèse, on ne voit pas bien les titres. Disons qu’elle l’est moins.) et le fer à repasser en bonne vieille fonte crévinguieux-aïdon, basique, brutal, élémentaire, monte une garde finalement assez menaçante envers les deux bibelots, qu’il parait tout à fait en mesure d’atomiser. Il n’y a pas de hasard : il est là pour laisser planer cette éventualité. On peut donc avancer que chez Lou, selon cette unité de mesure qui reste à trouver, on trouverait une valeur assez faible. Un hypothétique compteur Geiger sensible à la MOSHté plutôt qu’au rayonnement radioactif crépiterait bien un peu chez lui, mais à peine, et presque partout pareil.

 

Chez Kiki, la stratégie est inverse, on a vu qu’elle consistait en une concentration. Hop : dans le pouf. Le problème est circonscrit. L’indice de MOSHté serait important, mais localisé dans une très petite zone. On remarquera au passage que Kiki expose très honnêtement des objets persos. On ne s’embarrasse pas là d’excuses liées à l’impossibilité de jeter des cadeaux offerts. On ne nous lance pas non plus à la figure ce flou, ce doute faussement raisonnable, cette insinuation selon laquelle l’indice de MOSHté serait une notion subjective, l’atroce des uns pouvant constituer le beau des autres. Non. Là au moins c’est clair, au moins en ce qui concerne par exemple la main coupée et le E.T. aux yeux bleus. De ce point de vue d’ailleurs, le pouf, en ce qu’il constitue à la fois un contenant et un écran opaque fait consensus domestique, mais à également valeur d’aveu : Les objets MOSH sont rassemblés là, mais dissimulés à la vue, réunis mais absents, autorisés à condition de se faire oublier. On notera enfin le charme puissant destiné à protéger l’ensemble dangereusement formé. Le pouf vient de loin, de l’enfance, c’est un objet trans-générationnel et donc sacré. Cette charge affective intense n’a bien sûr qu’un seul but : éviter la délocalisation dans le container à ordure de l’immeuble lors d’une nuit sans lune par des mains innocentes. (1)

 

Mais désolé de vous le dire, les gars, vous n’êtes que des amateurs. Mémé, la vraie, car elle existe, est une professionnelle. Notre Museum Of SHame, celui dont nous tentons petitement de rassembler quelques pièces à travers la toile, je sais où il est, j’y suis allé plusieurs fois. Mémé en est la conservatrice et la vestale. C’est ma belle-mère. Le lieu défie la description et l’imagination mais il est vaste. Au rez-de-chaussée, une salle de café assez grande pour que ma belle-sœur ait pu après quelques travaux y installer son magasin de fleurs, sans en occuper plus de la moitié, une salle à manger, une cuisine. Au demi étage, un salon salle à manger. À l’étage, une salle de bain grande comme une salle de bal et six chambres. Au dessus, un grenier qui doit chapeauter l’ensemble mais que je me REFUSE à évoquer plus avant pour ne pas risquer des dommages neurologiques irréversibles chez mes lecteurs. On ne peut pas décrire, mais on peut compter. Il y a cinq fours dans la cuisine. Mémé ne répare pas, elle ne remplace pas, elle superpose. Un jour que d’inévitables devoirs familiaux m’avaient traîné là bas – je reste persuadé qu’on m’avait drogué au départ – je m’étais fixé comme objectif de recenser les objets réputés donner l’heure : pendulettes, coucous, réveils, montres, pendules… J’étais arrivé à plus de cinquante. On ne peut pas décrire, mais on peut dire que l’endroit semble parvenu, de longue date probablement, à l’état auquel aspire tout musée : le jour n’y entre pas ; le temps n’y passe plus. Car c’est bien pour leur capacité pétrifiante que nous gardons ces horreurs, pour y jeter ce regard en arrière qui changea Eurydice en statue de sel, avec des moules dorées collées dessus et un bouchon en forme de couronne pour y mettre de l’eau de Lourdes. L’histoire ne le précise pas, mais je l’imagine sans peine se détacher alors sur l’obscurité des enfers, pour toujours phosphorescente.

 

Ci-dessous – éloignez les enfants – certaines photos prises sur place, dont vous excuserez la mauvais qualité : j’ai dû les récupérer dans le petit journal 2003 des vacances. Ou alors c’est que les objets MOSH avaient commencé de ronger leur propre fichier, va savoir ?

 

Chez Mémé 2 (Chien).jpg
Je ne sais pas à quoi ressemblait le chien ayant servi de modèle,
mais la copie en céramique parait très souffrante...
Chez mémé 3 (sabot, voilier...).jpg
Trois épaisseurs, un minimum chez Mémé
Chez Mémé 1 (vases).jpg
Chez Mémé 4 (vitrine ).jpg
Je me demande si une telle promiscuité n'indique pas que les objets MOSH se reproduisent entre eux...
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(1) On notera avec intérêt, mais un rien de désapointement, que les photos versées par Mme Kiki au dossier, depuis, invalident complêtement les hypothèses formulées dans cet article. C'est malin ! ♣
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