08.12.2009

Finalement, ça pourrait donner ça...

Compostelle entre ciel et terre 7 copier.jpg
Compostelle entre ciel et terre 7 b copier.jpg
Compostelle entre ciel et terre 7 c copier.jpg

07.12.2009

Compostelle, et tout ça...

 

Quatre projets. Si le premier vous donne une impression de déjà vu, c’est normal, c’est parce que vous l’avez déjà vu. Il est là pour servir de référence. En revanche, les trois autres sont un chouia nouveaux. Perso, en ce moment, c’est le 2 de cette série qui a ma préférence, lonla, qui a ma préféren-en-en-ceeeeee. J’ai essayé d’intégrer un max de vos remarques : le sac à dos est moins vivrant, le « t » (et le « e » d’ailleurs) sont inclinés. J’ai essayer de retrouver un peu l’effet « sol » sans pour autant barrer tout le dessin d’un trait. « Entre » est plus petit, mais on s’en fout… etc. Cliquez dessus pour les voir en grand, ça rend mieux.

 

 

 compostelle (assemblage de quatre projets).jpg

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06.12.2009

Travail sous couverture

compostelle entre ciel et terre (croquis de Guy).jpg

 

C’te honte ! Ça fait au moins un mois que mon Pôpa m’a passé commande d’une page intérieure de titre pour son nouveau livre sur Compostelle, en me fournissant le croquis (super détaillé !) ci-dessus, que j’ai retrouvé par hasard dans la pile des trucs que j’entasse à gauche du bureau. Du coup, j’ai bossé là-dessus cet après-midi… Je suis assez content du « et » qui voudrait évoquer un pèlerin avec son sac à dos. Pour le reste, je ne sais pas. Si ça vous dit, vous pouvez voter : le premier projet, le deuxième, aucun des deux, le premier à condition que… Le deuxième mais sans…

 

Compostelle entre ciel et terre copier.jpg
Compostelle entre ciel et terre 3 copier.jpg

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11.11.2009

Coups de semonce - Jean-Patrick Capdevielle

Capdevielle - coups de semonce - photo et extrait du texte copier.jpg
1
2

 

Lettrine (Y'a Capdevielle).jpgle chiffonnier qui tourne en rond : il a repéré la maison où je me cache. Les bonnes âmes ont vite assiégé tout le quartier, pourtant, y'a la pluie qui crache… Moi, tout au fond de mon cœur, j'ai un peu peur. Je crois bien que je devrais une fois de plus m'échapper par l'égout (et en plus sur les genoux ! ) Y’a des critiques au fond de ma cour, ils disent qu'ils viennent pour prendre un cours de carnage. Y’a ce picador dérisoire qui leur raconte des histoires de messages. Moi, j'aimerais bien savoir la fin de l’histoire mais la poste est en grève et le vent qui lève au mois d'août m'empêche de tenir debout. Ce soir j'entends des coups de semonce et y’a le vieux soleil tout au loin qui s'enfonce. Voilà le docteur avec sa seringue et l'infirmière aux yeux dingues fait le gros dos. Elle prétend qu'il vaut mieux que j'évite les express qui passent trop vite et trop tôt. Moi je ne comprends pas pourquoi elle dit tout ça ? La fumée de son mégot me donne envie de sirop pour la toux. Vaudrait mieux filer doux. Sarah me dit de venir la voir : elle veut me raconter des histoires en sourdine. Sa voix de guitare hawaïenne, sa bouche de portoricaine en débine, moi, j'en ai plus qu'assez. J'aimerais changer ou alors essayer d'oublier le bruit de ses bijoux quand elle pousse le verrou. Ce soir j'entends des coups de semonce et y a le vieux soleil tout au loin qui s'enfonce. Je te dis que ce soir j'entends des coups de semonce, mais toi, tu vois jamais le soleil qui s'enfonce. Y’a plus grand chose à faire hélas, toutes les sirènes en plexiglas sont cassées. Tout était bien organisé, tout était tellement minuté : c'est raté. Tout le monde voudrait tout revoir,  changer d'histoire, mais les maîtres du monde, quand le déluge inondera nos trous, seront tous en rendez-vous. Ce soir j'entends des coups de semonce et y a le vieux soleil tout au loin qui s'enfonce. J’te dis que ce soir j'entends des coups de semonce, mais toi tu vois jamais le soleil qui s'enfonce !

 

D’après Jean-Patrick CAPDEVIELLE – Album « Les enfants des ténèbres et les anges de la rue » 1979 - Au-dessus des rues / Coups d’semonce / Quarante-trois souvenirs / Elle est comme personne /  Tout au bout de la ville / Quand t’es dans le désert / Salomé / Faudra bien que le démon sorte /  Les bruits de la nuit

 

05.10.2009

For Mel

Page spéciale Mélanie (de Tours).jpg

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18.09.2009

Voies de faits

 

voies_de_fait1.jpg

 

Parmi mes vieilleries, directement exhumées des années 80 (de novembre 89 pour être précis) « Voies de faits » occupe une place un peu particulière, juste parce que je le trouve particulièrement réussi. Le texte écrit au départ sur le papier (il faut bien en passer par là) est un ensemble de vingt cinq petits textes composés avec des mots de cinq lettres ou espaces, que je pourrais vous donner à lire sous cette forme (j’ai rajouté un supplément mayo… hum, ponctuation) :  

 

 

Robot tueur que l’ombre grise.

Éclat rouge, bombe, rayon laser.

Mach II, l’air rugit et se brise.

Grand frère IBM ferme l’œil.

Neige bleue sur l’écran vidéo.

Ville punie, rayée de la carte

Béton vibré, géode anti-fusée.

Salve mauve que l’avion lance.

Armée verte que l’échec gagne.

Boire l’air quand l’eau brûle

Tiers monde que l’islam roule.

Notre passé était aussi agité.

Flash blanc ; tu as moins froid.

Atome évadé de l’ogive polie

Maman, maman, où tu es ? Et papa ?

Homme sang froid, chair rôtie.

Vivre. Obéir à cet ordre, enfin.

Héros tiède que l’enfer lâche.

C’est grave quand tu es mort ?

Civil cible otage d’une heure.

Comme si le futur était banni.

Pluie noire. Japon avant/après.

C’est idiot, je ne bande plus !

Crâne fendu par l’acier tordu.

Aucun autre appel de la Terre.

 

 

Mais la mise en page de départ, celle qui a servi à la programmation sur l’ordi, était une grille carrée :

 

 

ROBOT

TUEUR

QUE L’

OMBRE

GRISE

 

 

ECLAT

ROUGE

BOMBE

RAYON

LASER

 

MACH II

L’AIR

RUGIT

ET SE

BRISE

 

GRAND

FRERE

I.B.M

FERME

L’OEIL

 

NEIGE

BLEUE

SUR L’

ECRAN

VIDEO

 

VILLE

PUNIE

RAYEE

DE LA

CARTE

 

 

BETON

VIBRE

GEODE

ANTI-

FUSEE

 

SALVE

MAUVE

QUE L’

AVION

LANCE

 

ARMEE

VERTE

QUE L’

ECHEC

GAGNE

 

BOIRE

L’AIR

QUAND

L’EAU

BRULE

 

TIERS

MONDE

QUE L’

ISLAM

ROULE

 

 

NOTRE

PASSE

ETAIT

AUSSI

AGITE

 

FLASH

BLANC

TU AS

MOINS

FROID

 

ATOME

EVADE

DE L’

OGIVE

POLIE

 

MAMAN

MAMAN

OU TU

ES ?ET

PAPA ?

 

HOMME

SANG

FROID

CHAIR

ROTIE

 

 

VIVRE

OBEIR

A CET

ORDRE

ENFIN

 

HEROS

TIEDE

QUE L’

ENFER

LACHE

 

C’EST

GRAVE

QUAND

TU ES

MORT?

 

CIVIL

CIBLE

OTAGE

D’UNE

HEURE

 

COMME

SI LE

FUTUR

ETAIT

BANNI

 

 

PLUIE

NOIRE

JAPON

AVANT

APRES

 

C’EST

IDIOT

JE NE

BANDE

PLUS !

 

CRANE

FENDU

PAR L’

ACIER

TORDU

 

AUCUN

AUTRE

APPEL

DE LA

TERRE

 

 

Comme on l’aura compris, l’ambiance du texte n’est pas d’une franche gaîté. L’idée est qu’on est en train de lire des bribes, des fragments, donnant des indices, peut-être sur un holocauste nucléaire. Au milieu des cendres de cette littérature grise, un seul petit texte positif irradie : Vivre. Obéir à cet ordre, enfin !

 

À l’ordi, le résultat est tout à fait cohérent avec cette ambiance. Comme la copie d’écran vous le montre, on est sur un fond noir d’où se détachent en gris (et pour un des textes, en bleu) les lettres des petits textes unitaires. Se détache également la silhouette d’un petit bonhomme vu de dessus (Ah, mais c’est donc ça, l’espèce de caca de pigeon qui… Oui, c’est ça). Le dispositif de lecture était tout simple : avec les flèches haut/bas/gauche/droite du clavier, le petit bonhomme marchait résolument dans la direction souhaité, c'est-à-dire qu’il semblait marcher, mais restait sur place au milieu de l’écran et c’est bien sûr le texte qui défilait sous lui.

Nous avons eu deux bonnes surprises. La première, minuscule, a été de constater que la transparence partielle de la silhouette accentuait son côté fantomatique. La deuxième, plus importante est liée à l’idée que nous avons eu de « boucler » le texte sur lui-même. C'est-à-dire que le petit bonhomme, arrivé au bord droit du texte, enchaîne sur le bord gauche. Ok, j’image pour Mélanie (de Tours) : Tu vois le texte sur une feuille de papier ? Tu fais un cylindre avec la feuille de papier et le petit bonhomme à l’air de pouvoir faire le tour indéfiniment.

 

Ça marchait (c’est le cas de le dire) également avec les bord haut et bas. Alors oui, dans la réalité triviale d’un texte écrit sur une feuille de papier, on aurait un peu de mal à faire se rejoindre à la fois les bords gauche, droit et haut et bas, mais sur l’ordi, l’impression donnée était celle d’une déambulation possible dans toutes les directions, comme sur un volume n’ayant qu’une surface, cette surface étant couverte de texte, comme, oh ben ça alors, une sphère, figurant alors la planète dont il est question.

 

L’alphabet utilisé est une autre version de cet alphabet que vous avez déjà rencontré, dont toutes les lettres ne sont composées qu’avec deux éléments graphiques (un coin, une barre) leur assemblage en carré 2x2 constituant chacune d’elle. Je crois que dans cette version, il n’y a que pour le « i » que j’ai triché un peu. Au rayon des petites tricheries, vous aurez peut-être constaté aussi que j’ai pris quelques libertés avec les espaces, les traits d’union, les « L’ » pour composer l’ensemble.

 

voies de faits 4x4.jpg

 

Si vous voulez voir et manipuler « Voie de faits » « en vrai », suffit de demander, je vous l’envoie sous forme d’un petit programme exécutable qui ne prendra pas une place folle sur votre ordi puisqu’il fait 60 Ko, soit bien moins que cet article.

 

 

 

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07.09.2009

Les petiots - Jean Richepin - Cahier de récitations 1

JMD - Les petiots - pages.jpg
JMD - les petiots - dessin.jpg
Pour la nostalgie, vous repasserez. Je n'ai que de très très vagues souvenirs de certains de ces dessins et absolument aucun des textes. Il faut dire qu'à part un Baudelaire et Prévert, tous on l'air d'avoir été tirés d'un hypothétique : "La poésie pour les nuls (et qui entendent bien le rester)". Je ne sais pas qui est ce Richepin, mais si tout ce qu'il a écrit est du même tonneau, vaudrait mieux pour tout le monde qu'il soit mort. Non, c'est sur les "toiles d'araignée" dans le ciel que j'ai tilté. Ce sont des flocons de neige bien sûr mais il se trouve que sur une fresque de Noël peinte pour les parents, il y a deux ou trois ans, la même idée a resurgi, dans une réalisation plus collective et plus élaborée.
fresque de Noël (détail).jpg
Tout ça pour dire que si je trouve marrant de mettre en ligne ces vieilleries, elles ne convoquent pas de sentiments particuliers. D'ailleurs, si je vous racontais ma scolarité, ce serait l'histoire d'années et d'années d'ennui. C'est ce que je crois voir à la fois dans les fautes du texte, alors qu'il suffisait de recopier et dans le caractère "vite fait" du dessin.

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31.08.2009

IdoT

IdoT- Les nuages.jpg

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26.08.2009

Un verre complice 2/4 - Jean-Marc LaFrenière

Un verre complice JML 2-4 (avec lune).jpg

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23.08.2009

Canelle - Pluie d'été - La ronde lune luit

Canelle - Pluie d'été.jpg
Canelle - La ronde lune luit copier.jpg

 

Bon, là, bien sûr, ça ne ressemble visuellement pas tellement à ce que fait Canelle, même si les textes sont d’elle puisque la mise en image est de moi. Vous aurez les originaux et plein d’autres choses en allant visiter L’univers de Canelle. Sur place, profitez-en pour lui souhaiter un bon anniversaire, c’était y’a quelques jours.

 

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