15.09.2009

Jim Warren - Il n'y a que le premier trépas qui coûte

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Jean-Marc LaFrenière est-il à gauche où à droite ?

 

 

C’est la première fois qu’on me propose un contrat comme tueur à gages. Une lecteuse souhaitant rester anonyme (de Tours) m’envoie un diaporama d’œuvres de Jim Warren accompagné d’un petit mot : « C'est touchant de laideur… Si tu as envie d'écrire une note assassine… (Enfin moi, je trouve ces tableaux horribles !) »

 

Je ne sais pas encore si je dois accepter. Elle ne me propose pas de gage, c’est donc un peu gratuit. Je ne connais pas ce Jim Warren et il ne m’a rien fait, mais il est vrai que ça vaut mieux. On pourrait sinon remonter la piste jusqu’à moi. D’ailleurs, c’est en général pour ça qu’on fait appel à un tueur : pour éviter que la connexion s’établisse trop évidemment entre l’exécution et son commanditaire. Ce qui m’amène, forcément, à me demander ce qu’il peut bien y avoir entre ma lecteuse et ce Warren. Jim de son prénom.  Est-elle en train de lire « Et on tuera tous les affreux » (Boris Vian 1948) ? Non, je crois que l’indice le plus sûr, la porte d’entrée la mieux ouverte, la piste la plus chaude pour comprendre les ressorts secrets de cette démarche inhabituelle se trouve dans son « C’est touchant »

 

Je sors à l’instant d’une consultation en règle des résultats de la recherche à partir de « Jim Warren » dans Google images et le nombre de réponses à lui seul donne un relief intéressant à toute cette histoire. Vous vous rappelez combien « faisait » Cali Rezo, par exemple ? Autour de six cent. Jim Warren, dix neuf millions. Je veux bien croire que Jim Warren est un nom peut être banal et sans doute les dix neuf millions de résultats ne concernent-t-ils pas tous le peintre. Mais quand même. Tout porte donc à croire que la lecteuse n’est pas, et de loin, la seule a être touchée. Le deuxième indice de ce qui peut animer la volonté meurtrière de notre correspondante anonyme (de Tours) est visible au premier balayage de l’œuvre de Jim Warren. Certains tableaux sont au premier coup d’œil assez regardables et d’autres, juste insupportables. Je me demande donc si, par mon entremise, ma cliente ne voudrait pas se débarrasser de la tension résultant d’une contradiction que je pourrais essayer de formuler ainsi : « Comment ce peintre possédant à l’évidence une technique très sûre, ce peintre qui ne semble pas complètement dénué d’inspiration, ce peintre qui ça et là propose des trucs tout à fait regardables, peut-il par ailleurs peindre de telles horreurs et se vautrer avec complaisance dans un tel mauvais goût ? »

Peut-être juste parce qu’on lui demande et que ça se vend. Mais n’aurait-on pas, dès lors, résumé tout ce que cette peinture peut avoir de complaisant ?

 

Si je devais trouver en dehors de l’invitation qui m’est faite, des raisons de traîner Jim Warren dans la boue, puis dans les graviers, le seul fait qu’il gave au lieu de donner faim me suffirait. Il n’aiguise ni l’appétit ni la curiosité, il les chantillyse. Mais ce faisant, est-il plus à incriminer que ceux pour qui des chevaux galopant dans les vagues sous un coucher de soleil constituent le sommet de l’art ? En fait, oui. Oui, mille fois oui.

 

Jim Warren me parait sacrifier à cette irresponsabilité que plaide volontiers les seconds couteaux : « Si ce n’est pas moi qui avait appuyé sur le bouton, la gâchette, d’autres l’auraient fait et d’ailleurs, d’autres l’ont fait. » Mais ils sont dans le box avec toi mon grand, et tu n’y serais pas si tu avais refusé. Je ne vois donc pas plus de raisons d’épargner un peintre tirant vers le bas qu’un marchand de mal-bouffe poussant à l’obésité.

 

Ce qui rend définitivement exaspérant tant de talent gâché, c’est le pillage de certaines trouvailles surréalistes, recyclées ici dans un mouvement spasmodique de copier-coller et la répétition ad nauseam de certains motifs, comme la horde de chevaux, dans des contextes variés, où ils perdent alors leur valeur de sujet pour rejoindre le décor. Mais ces toiles proposent-elles autre chose qu’un décor ?

 

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Il y aura – il y a peut-être déjà – un site proposant du Jim Warren sur mesure, où l’on pourra choisir des ingrédients : horde de chevaux, blancs, noirs, à carreaux, mer, montagne, coucher de soleil, nuages en forme de couple, licorne, quelle couleur la licorne ? visage de femme, cascade, tout ça à la fois mais dans les bleus, où l’on pourra donner précisément les dimensions souhaitées pour que ça aille au dessus du canapé (joindre un échantillon du tissus du canapé) où l’on pourra envoyer la photo du gamin pour qu’il soit dans la toile, où l’on pourra payer à crédit puisqu’on vit et qu’on aime à crédit. Ce jour là, mais peut-être est-ce déjà le cas, Jim Warren sera définitivement un peintre d’ameublement.

 

Désolé Jim, je crois que le coup est parti tout seul.

 

 

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La parodie de la parodie du mardi (d'Hara Kiri)

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C'était mieux avant

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Mec à l’ancienne ? À part son titre à la con, assurément le meilleur blog sur lequel je sois tombé depuis ces dix dernières… heu… zheures ? Ce carnet de notes remplit les trois conditions nécessaires pour figurer (un jour) parmi les « grands » selon mes normes AFNOR :

  • Sa ligne éditorial est limpide ; l’auteur raconte ses souvenirs des années 80, en ponctuant ses chroniques d’un refrain un peu décalé, ironiquement nostalgique, mais tendre : « C’était mieux avant.»
  • L’auteur est très sympathique, qualités humaines évidentes dès la deuxième ligne, tout le profil du voisin-coloc-gendre-pote-collègue-idéal. En plus, je suis prêt à parier qu’il cuisine.
  •  Il est lisible et mieux que ça : à lire, il scotche. Je ne sais pas ce qu’ils mettent sur les post-it repositionnables, mais l’auteur a dû tomber dedans.  

 

Du coup, en me rancardant un peu sur Rachid Santaki, l’auteur, je n’ai quasi pas été surpris de le trouver rédac chef de la revue 5styles, qui n’est pas exactement une revue littéraire mais plutôt un magasine gratuit dédié aux styles urbains. Je n’ai pas non plus été surpris de constater que Rachid Santaki avait sorti un livre à 57% autobiographique : « La petite cité dans la prairie ». Mais tout ça, je ne le savais pas en découvrant ses chroniques. Ça n’ajoute ni ne retranche rien d’ailleurs : juste ça dope la contextualité. Tout ceux d’entre vous qui n’étaient pas trop rances dans les années 80 vont de nouveau grésiller en retrouvant les séries télé nazes, les fringues, la zik… qui étaient quand même mieux avant, non ? Me reste plus qu’à trouver la même chose pour les années 70. Rachid ? T’aurais pas un frère, disons dix ans plus vieux, ou un cousin qui tiendraient un blog ? Dernière qualité essentielle de « Mec à l’ancienne » que son titre ne laisse pas deviner – c’est le moins qu’on puisse dire – c’est frais. Frais revivifiant. Frais cueilli du jour. Frais juste repeint. Frais comme l’œil. Frais.

 

14.09.2009

Coucher de soleil d'avant hier et d'hier

Coucher de soleil du samedi 13 septembre 2009.jpg

 

Houlàlà ! Je suis terriblement en retard sur mes couchers de soleil, et personne ne me dit rien ! Du coup, je ne sais plus de quand date celui-là. D’avant-hier samedi 12 septembre 2009, non ? Je sais, en gros tout le monde s’en fout et on n’a pas vraiment besoin de la date pour apprécier ce ciel ou non. Mais vous avez pensé à ce qui va se passer quand, dans 10 000 ans, on va retrouver ce blog fossilisé entre deux couches d’ordures compactées ? De quoi j’aurais l’air aux yeux des chercheurs d’alors, s’il y a plein de trous dans mes cent ciels et qu’on ne peut même pas les classer par ordre chronologique ? De quelqu’un de NÉGLIGENT, voilà.

 

Les deux d’après sont d’hier. Parfois, parfois, au cours d’une seule soirée, il semble que le ciel nous joue son coucher en plusieurs actes. Hier, deux.

 

 

 

Coucher de soleil du dimanche 14 septembre 2009 b.jpg
Coucher de soleil du dimanche 14 septembre 2009 c.jpg

 

 

Et pendant que j'y suis : celui de ce soir. Je vous aurais bien mis celui de demain, mais ça ferait peut-être un peu trop pour une seule note, non ?

 

Coucher de soleil du lundi 14 septembre 2009.jpg

 

 

 

 

Barbara - Drouot

 

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Dans les paniers d'osier de la salle des ventes, une gloire déchue des folles années trente avait mis aux enchères, parmi quelques brocantes, un vieux bijou, donné par quel amour d'antan ? Elle était là, figée, superbe et déchirante, ses mains qui se nouaient, se dénouaient tremblantes, des mains belles encore, déformées, les doigts nus, comme sont nus parfois, les arbres en Novembre. Comme tous les matins dans la salle des ventes, bourdonnait une foule fiévreuse et impatiente. Ceux qui, pour quelques sous, rachètent pour les vendre, les trésors fabuleux d'un passé qui n'est plus. Dans ce vieux lit cassé en bois de palissandre que d'ombres enlacées ont rêvé à s'attendre !  Les choses ont leurs secrets, les choses ont leurs légendes, mais les choses nous parlent si nous savons entendre. Le marteau se leva dans la salle des ventes : une fois, puis deux fois… Alors, dans le silence, elle cria: "Je prends, je rachète tout ça ! Ce que vous vendez là, c'est mon passé à moi."  C'était trop tard déjà, dans la salle des ventes. Le marteau retomba sur sa voix suppliante. Elle vit s'en aller, parmi quelques brocantes, le dernier souvenir de ses amours d'antan.

 

Près des paniers d'osier, dans la salle des ventes, une femme pleurait ses folles années trente et revoyait soudain défiler son passé, défiler son passé, défiler son passé... Car venait de surgir, du fond de sa mémoire, du fond de sa mémoire, un visage oublié. Une image chérie du fond de sa mémoire : son seul amour de femme ! Son seul amour de femme… Hagarde, elle sortit de la salle des ventes, froissant quelques billets dedans ses mains tremblantes. Froissant quelques billets, du bout de ses doigts nus. Quelques billets froissés, pour un passé perdu. Hagarde, elle sortit de la salle des ventes ; je la vis s'éloigner, courbée et déchirante. De ses amours d'antan, rien ne lui restait plus. Pas même ce souvenir, aujourd'hui disparu...

 

Barbara – 1970 – « L’aigle noir » À peine /  Quand ceux qui vont / Hop là /  Je serai douce /  Amoureuse /  L'aigle noir (dédiée à Laurence) /  Drouot /  La colère /  Au revoir /  Le zinzin

13.09.2009

Tellement LED

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M’est avis que de la diode, on n’a pas fini d’en bouffer. Celles glissées subrepticement dans ce pommeau de douche et dans le catalogue GIFI, jouent encore la carte du pratique.  Nous n’auront désormais plus besoin de nous mouiller la main, ni le coude, ni les ailes, alouette, aaaaaaaaaavant d’obtenir la température en deçà de laquelle il n’est pas question que j’entre là-dessous même sous la force des baïonnettes. Mais on peut déjà raisonnablement prévoir que la prochaine génération sera programmable. Perso, par exemple, il faut que mon eau sorte proche de l’ébullition pour que j’accepte d’y aller sans anonak. Mais pourquoi serait-je alors condamné au rouge clignotant. Non ! Ce qu’il me faudrait, c’est une douche qui offre un jeu de lumière qui aille avec ce que je suis en train de brailler et tiens, pendant que tu y es, tu ajoute un lecteur MP3 étanche dans le manche et un haut-parleur je sais pas où.

 

De toute façon, la douche n’est qu’une étape. Nous seront un jour prochain bardé de diodes, et délicatement nimbés d’une aura ne laissant aucun doute à notre prochain sur notre météo intime. « Comment elle est ce matin ? – Houlà ! N’y va pas tout de suite, elle est encore pourpre clignotant, va falloir attendre qu’elle passe à l’orange. »

Toulouse - Claude Nougaro

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il est loin mon pays… Qu'il est loin ! Parfois, au fond de moi se raniment l'eau verte du canal du Midi et la brique rouge des Minimes. Ô mon païs, ô Toulouse, ô Toulouse ! Je reprends l'avenue vers l'école ; mon cartable est bourré de coups de poing. Ici, si tu cognes, tu gagnes. Ici, même les mémés aiment la castagne. Ô mon païs, ô Toulouse ! Un torrent de cailloux roule dans ton accent. Ta violence bouillonne jusque dans tes violettes. On se traite de con , à peine qu'on se traite. Il y a de l'orage dans l'air et pourtant…  L’église St-Sernin illumine le soir d'une fleur de corail que le soleil arrose. C'est peut-être pour ça, malgré ton rouge et noir, c'est peut-être pour ça qu'on te dit « ville rose » ? Je revois ton pavé, ô ma cité gasconne, ton trottoir éventré sur les tuyaux du gaz. Est-ce l'Espagne en toi qui pousse un peu sa corne ? Ou serait-ce dans tes tripes une bulle de jazz ?  Voici le Capitole : j'y arrête mes pas. Les ténors enrhumés tremblaient sous leurs ventouses. J'entends encore l'écho de la voix de papa ; c'était en ce temps-là mon seul chanteur de blues. Aujourd'hui, tes buildings grimpent haut. À Blagnac, tes avions sont plus beaux. Si l'un me ramène sur cette ville, pourrai-je encore y revoir ma pincée de tuiles, ô mon païs, ô Toulouse, ô Toulouse ?

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Claude Nougaro – 1967 – « Toulouse » Toulouse / La Pluie Fait Des Claquettes / Cécile Ma Fille / Je Suis Sous / Armstrong / Sing Sing Song / Quatre Boules De Cuir / Paris Mai / Une Petite Fille / Je Crois / A Bout De Souffle / Bidonville / L'amour Sorcier / La Neige / Dansez Sur Moi

 

 

 

 

Peut-être serait-il temps de vous faire part de deux trois réflexions sur les chansons « au fil du texte » regroupées ici (pour la plupart) dans la rubrique « Fi on fantait ? » Je ne les cherche pas ; elles arrivent. Au fils des chansons qui me passent par la tête au cours d’une journée, j’évalue au cas par cas si elles donneraient quelque chose ou pas. Puis j’essaye. Avec parfois des surprises. C’est ainsie que « À bicyclette » chantée par Yves Montant – que je trouvait pourtant très « narrative - ne donnait rien du tout. Superbe chanson néanmoins. Elle vient opportunément nous rappeller qu’une chanson, ce n’est pas qu’un texte, c’est bien l’ensemble formé par le texte, la mélodie, l’arrangement, l’interprétation et le souvenir qu’on en a. J’avais « Toulouse » en tête et j’étais à peu près sûr que ça rendrait bien, même si je ne suis pas satisfait du passage : « On se traite de con , à peine qu'on se traite. Il y a de l'orage dans l'air et pourtant… » sur lequel j’ai essayé diférentes ponctuation, mais sans résultat très probant. J’ai laissé la plus neutre. Si quelqu’un a mieux à proposer, je prends. Du coup, j’ai survolé un peu d’autres textes de Nougaro ; beaucoup, je crois, auraient tout à fait leur place dans la rubrique. Tiens, il faudra bien un jour essayer Barbara également…

 

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Mon tour des blogs en 80 secondes

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Tour des blogs - lettrine N.jpge me demandez pas comment est constituée ma « Liste des blogs que je les aime » ; je n’en sais rien. Elle est hasardeuse, subjective, variable. Tiens, ça me rappelle quelqu’un. Cette liste ne constitue en rien un palmarès, non. Disons que les blogs par elle et moi proposés m’ont intéressé, ont dans l’esprit, la lettre, le ton, quelque chose en nous de Tennessee et sont actualisés régulièrement sauf celui de Félicité. Cette liste ne recouvre pas non plus l’ensemble des blogs que je visite régulièrement. Je me sers par exemple de celui d’Hara Kiri pour aller chez Canelle. Tout ça pour dire que… Ah ben non, tiens ? Je ne sais plus. Dans cette note, sauf avis contraire, les liens renvoient aux articles cités plutôt qu’à la page d’accueil.

 

 

Tour des blogs - lettrine S.jpgur # Numéro Lambda# - du sable dans l’engrenage – vous pourrez lire en ce moment un article qui aurait pu être titré : « Ils sont hélas parmi nous, puisque vous les avez élus » dont l’intro grinçante présente bien le propos :

 

Victoire ! le fisc affirme avoir donc identifié 3.000 comptes en Suisse, avec les noms et les montants, mais sans déclencher la moindre poursuite. On leur offre même le café s’ils viennent se dénoncer. Au même moment, mais sans faire autant de bruit, le fichier du Revenu de solidarité active (RSA) commençait tout juste sa basse besogne. Pendant qu’on joue au poker avec une poignée de planqués pour amuser la galerie, on entreprend la plus vaste opération de fichage obligatoire et minutieux sur les populations les plus fragiles, le tout au service de la “solidarité active”. (…)

 

 Pas marrant-marrant tout ça, mais pendant qu’on fait les cons ici en cabine – et ailleurs me suis-je laissé dire – certains restent heureusement à la passerelle et en vigie. Merci les gars. C’est pas un iceberg que je vois là bas ?

 

Tour des blogs - lettrine j'.jpgai découvert « Face au vent, marcher quand même » en cherchant des photos d’avion je crois. Je vous avais parlé, à l’époque, de l’histoire d’amour de Laouen, la rédactrice avec le Nord2501 N160. En vitrine actuellement, toujours une histoire d’amour, double et compliquée : la montagne, lui, l’une servant à l’autre de décor, l’autre servant à l’une de table d’harm… hum ! de caisse de résonance. Heureusement qu’on va vers des jours meilleurs. Non ? Ah merde ! T’es sur ?

 Schesaplana 1.jpg

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Tour des blogs - lettrine T.jpgiens ? Pour « Chee-eh-ze », je vais vous renvoyer plutôt aux archives 2009 plutôt qu’à la page du jour, comme ça vous pourrez picorer. Mais non, je ne dis pas ça pour toi ma poule. A propos de lien, je viens seulement de le faire entre le nom de ce carnet de notes et « Cheeeeze », ce mot conseillé pour avoir un joli sourire sur la photo. J’avais toujours lu « She is » jusque là, sans aller plus loin… Oui, ho, hein, ça va ! Pas la peine de me jeter des pierres non plus ! J’aime beaucoup ce carnet, actualisé par salves. Il est sobre, élégant, personnel, gourmand, confidentiel et jusque là, à ma connaissance, j’y suis le seul à déposer des commentaires.

 

Tour des blogs - lettrine À.jpgblog exceptionnel, lien exceptionnel, non vers un article, mais vers la page d’accueil de Félicité Pipelette. De toute façon, au rythme ou elle actualise, il est assez probable que vos arrières petits enfants tomberont sur le « Ça me met en joie » du 9 septembre 2009, dont les liens renvoient à deux ou trois raisons qu'a Félicité de ce réjouir en cette rentrée morose pour elle. Tiens, je me demande quelle gueule aurait la chanson de Piaf si on remplaçait « en rose » par « morose » ?

 

Tour des blogs - lettrine A.jpgaaaah, ra Kiri ! Le blog qui sort ses tripes éclectiques, terrain de jeu de Katsu, ex Kaka le putois. De temps en temps, mon pote range sa masse d’arme, celle avec les clous qui font mal, et il prend sa plume d’oy :

 

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(…) L’étoile est volage
Ne cessant d’allumer
Le ciel toute la nuitée
Refusant d’être sage

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Le phare est casanier
Refusant le voyage
Préférant protéger
Les bateaux des rivages

(…)

 

Tu dis ? Qu’est-ce que ça donnerait s’il trempait sa masse d’arme dans l’encre ? Mmmm… Il a déjà essayé.

 

Tour des blogs - lettrine Q.jpguand sa rédactrice n’essaye pas de dessiner, « Il était une fois sur le web » est un blog intimidant très bien. En vitrine en ce moment, les requêtes Google ayant conduit sur zone certains psychopathes égarés. Ce doit être une bonne idée – les requêtes - puisqu’elle l’avait déjà eue en avril et moi  en décembre en janvier en mars en avril et en mai, mais avec infiniment moins de brio, il est vrai.

 

Tour des blogs - lettrine S.jpgur « Inzecity » en ce moment, un article titré « Lever de bonheur » passionnant et drôle, comme toujours, et qui parle de… Ah merde, en fait, je crois que je n’y ai rien compris. Un article drôle donc. Tu dis ? Si si, je t’assure, vers le milieu, c’est drôle.

(Je viens seulement de voir qu’Inze avait rajouté un masque anti-grippeA sur son image de guérillera. Mouhahaha ! Ça c’est très drôle.)

 

Tour des blogs - lettrine V.jpgous n’irez pas voir les nouveaux dessins d’Iss’n’kor sur blog’n’kor, vu qu’il n’y en a pas. L’animal s’est BARRÉ une semaine en rando dans les Pyrénées espagnoles, nous laissant un vague sac à dos en vitrine. Tiens, j’espère qu’il aura oublié son dentifrice à la maison – bien fait ! En revanche, je serre les doigts et je croise les fesses pour qu’il n’ait pas oublié son stylo, parce que ses dessins d’extérieur sont juste extraordinaires. Et l’idée qu’il en ramène plein aide bien à patienter. Bon, Sylvain, quand tu auras fini de réintroduire l’ours, tu penses à rentrer ?

 

Tour des blogs - lettrine T.jpgBallade en bretagne (blog d'une camionneuse).jpgristounet le « Journal de bord d’un camionneuse » en ce moment… De vagues transcriptions de notes vocales prises au téléphone portable. Du coup, je vous renvoie un peu en arrière, sur une note de présentation ponctuée de liens. (Depuis l'écriture de cette note, le blog a été actualisé avec, avec, avec... Des VACHES !)

 

 

 

Tour des blogs - lettrine P.jpgour la Désencyclopédie, pas la peine de vous envoyer ailleurs que sur la page d’accueil puisque celle-ci vous permettra d’accéder à une foule d’articles tous plus délirants les uns que les autres. Extrait de « Le saviez-vous ? » un aphorisme qui plaira je crois à JML : Les bonshommes de neige tombent du ciel non assemblés.

 

Tour des blogs - lettrine A.jpgh ben tiens ? Quand on parle du loup… Chez Jean Marc LaFrenière, vous pourrez lire en ce moment de la poésie. Tu dis ? Il ne publie QUE de la poésie ? C’est pas faux. J’ai choisi de vous envoyer sur « Bain de foule » le meilleur de cette série dans laquelle vous pourrez lire également « Bain de pieds », « Bain de siège » et « Bain de bouche ». Je plaisaaaante. (Putain, déconne pas Jean-Marc, puisque je t’ai dis que je PLAISANTAIS !)(Non, parce que je le connais, il est capable d’écrire des chefs-d’œuvre même avec ces titres à la con !)

 

Jean-Marc LaFrenière - le bain de foule (extrait) copier.jpg

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Tour des blogs - lettrine S.jpgur le blog de Jean-Pierre Martin – Un petit cadre dans une grosse boiboite – en ce moment, un excellent article titré «  Faut-il interdire la burqa fiscale ? » qui établi, comme souvent, un parallèle savoureux entre deux faits d’actualité n’ayant à priori rien à voir l’un avec l’autre, quoique. Si comme moi vous cherchez le nom de la momie à droite, il s’agit de Christine Lagarde. Vous l’aviez sur le bout de la langue ? Vous pouvez cracher maintenant.

 

Tour des blogs - lettrine J.jpge vous parle souvent du « Carnet d’Ysengrimus » qui reste pour moi une référence sur bien des points. C’est un carnet courageux, abordant les faits de société sous l’angle du débat d’idée, dans des articles très rédigés, mettant en œuvre une langue superbe, bref, tout le contraire de cet ici-carnet-de-notes veule, sabordant l’anecdotique sous l’angle du sarcasme, dans une langue relâchée dont l’épuisante prétention à faire rire provoque à la longue des effets secondaires indésirables, parmi lesquels l’érythème fessier.

 

Tour des blogs - lettrine T.jpgonton s’est barré un mois ! Sautant à pieds joints par-dessus la rentrée scolaire, laissant Netkulture en friche, ouverte à tous vents jusqu’à son retour, prévu pour le 21 septembre. Ça me parait très loin. Tiens, il faudra que je lui signale que les commentaires ne permettent pas de retrouver l’article qu’ils commentent, ou alors que je n’ai pas trouvé comment. Gageons qu’à son retour, notre ostréikulteur fera de nouveau briller sous nos yeux émerveillés ces perles récoltées sur le Net, qui nous ravissent.

 

Tour des blogs - lettrine C.jpgoincé depuis juillet le carnet de route des deux voyageurs de « Terre de paysage ». On les avait laissé au Kirghizstan et leur blog semble s’y être embourbé… Hé, ho, les enfants ! C’est pas tout ça, mais si vous voulez rejoindre la Terre de feu tout là bas en bas du Chili l’année prochaine, va falloir avancer !

 

 

  

12.09.2009

Ils sont déjà parmi nous (faisons comme de si rien n'était)

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Lettrine (V ils sont déjà là).jpgous connaissez sans doute cette théorie selon laquelle les extraterrestres sont parmi nous depuis longtemps ? Théorie qui elle-même ne date pas d’hier puisque la série télévisée « Les envahisseurs » (The invaders – 1967) diffusée en France en 1969 reposait sur elle. Il y a également bien longtemps que j’ai fait mienne cette théorie et d’ailleurs, qui entretient quelque relation que ce soit avec Mélanie (de Tours, via… ?) ne peut douter une seconde qu’elle n’ait été ni conçue ni fabriquée sur Terre. De plus, il y a également longtemps que je crois aux théories du complot, de la conspiration mondiale, de l’assassinat de JFK par la CIA, aux mondes parallèle, tout. Car tout est vrai, il suffit d’ouvrir un peu les yeux. Les traces, les indices, les preuves sont partout puisqu’ILS sont partout. Ce blog occupe une position particulière vis-à-vis de ces vérités alternatives. On se reportera utilement aux notes écrites à partir de certains articles trouvés dans le catalogue « L’objet du mois » pour s’en convaincre, s’il en était encore besoin.

 

Depuis, vous pensez bien qu’ici, nous sommes sous surveillance. Les signes de cette attention discrète ne se multiplient pas, mais restent assez constants. Comment expliquer autrement – pour prendre le dernier exemple en date – les 1200 pages visitées hier ? Cali Rezo ? Ah là là ! Ça c’est la version officielle. Je ne vous l’ai servie que pour endormir Big Brother. La rondeur du chiffre aurait pourtant dû éveiller vos soupçons. Ce n’est pas 1197, ni 1203, c’est 1200 pile, ce qui correspond quasi exactement au double du nombre des pages totales de cet ici-bloc-notes. Cali Rezo à bon dos. Je crois plutôt que nous avons fait l’objet, une nouvelle fois peut être, d’un scan en règle, méthodique, scrupuleux de l’intégralité de notre contenu.

 

Il y a d’autres signes, plus discrets, plus anciens, tout à fait inexplicables, sauf à admettre qu’il se passe décidément quelque chose. C’est par exemple ce petit « c » apparu dans la colonne de droite entre « Rechercher » et « Catégories ». Ou encore, tout en bas de la page, cette petite forme en nuage que rien n’explique et pour laquelle, vous pensez bien, je ne suis absolument pour rien.

 

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Nous allons donc continuer vous et moi comme si de rien n’était. Nous allons faire la bête en collant des vaches partout pour ne pas éveiller l’attention. Mais la fréquentation de ce carnet étant en hausse constante, bientôt, nous serons des milliers à savoir, des millions.

 

Et nous serons prêts.

 

 

 

Le plie-linge Gifi II

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Lettrine (J plie linge 2).jpgamais vu un truc aussi bon. Pourtant, des objets bons, ce carnet de notes en regorge. Mais leur excellence, associée à une autre qualité, semble s’y diluer : ils sont bons et marrants, bons et surprenants, bons et bizarres. Celui là est pur : il est juste bon. Il est extrait de l’actuel prospectus Gifi, des idées de génie, où il figure à la page qu’il mérite : la première. C’est vrai qu’une bonté aussi monumentale, ça gagne à être connu, ça s’affiche, ça va faire date, créer un précédent, battre un record, établir une nouvelle norme. Les foules incrédules vont se précipiter, des files d’attente se former avant même l’ouverture des magasins. On voudra venir voir de ses propres yeux voir, toucher la chose, s’assurer en personne de sa réalité. Il est assez vraisemblable qu’une mode se crée, que des soirées pliage de tee-shirts s’organisent entre amis pour communier, que ça finisse en jeu télé, en discipline olympique.

 

Mais en attendant, c’est juste un objet bon. Je sais bien qu’il s’en trouvera parmi vous pour m’apporter la contradiction, se faire l’avocate du diable (de Tours) que non merci, que pas du tout, que sans façon, qu’un simple album de bande dessiné ou qu’un bête assemblage de quatre cartons font très bien l’affaire, que plier le linge n’a jamais été un enfer, qu’il n’y a vraiment pas lieu de trouver dans le plie-linge Gifi une satisfaction. Pourquoi pas la foi pendant qu’on y est ! Aie donc, crévinguieux, merdequoi.

 

Mais qu’on réalise quel était jusque à présent la vie tourmentée du producteur de testostérone bio, célibataire, à l’heure de s’occuper du linge. Il s’est retrouvé assez vite dans son premier chez lui confronté à cette réalité simple, mais qui lui avait échappé jusque là, selon laquelle le processus conduisant du linge sale aux piles d’habits impeccablement rangées dans une armoire n’avait rien à voir avec le cycle naturel de l’eau ou la successions des saisons et qu’à défaut d’une intervention de sa part, son linge sale allait le rester. Pour une raison tout à fait indépendante de sa volonté – et de la mienne –  sa mère est à ce moment là en panne ou aux bahamas. Il va au lavomatic, forcément, au moins une fois, plutôt content de lui au départ, l’innocent. Comment n’y avait-il pas pensé ? À chaque problème sa solution : Il a faim, il va au resto. Il a soif, il va au bistro. Il a sommeil, il va au dodo. Il a du linge sale, il va au lavomatic. Tout le monde va au lavomatic.

 

Il n’ira plus jamais au lavomatic. En entrant, il retrouve instantanément les sensations de son oral du Bac. Ça y est, il sait ce que c’est que de comparaître devant un jury d’assise ou d’être en garde à vue. Il a compris immédiatement qu’avec son sac de linge sale à la main, dont il projetait – tiens tiens ? - de faire disparaître les traces douteuses. Il était infiniment SUSPECT.

A partir de là, les témoignages divergent. Pour certains, assez peu crédibles, l’individu est allé jusqu’à laver ses affaires, repartant ensuite avec précipitation (il pleuvait) mais difficulté, chargé qu’il était d’un sac devenu beaucoup trop lourd pour lui, ses forces l’ayant semble-t-il abandonné. On l’aurait vu entrer subséquemment chez un thérapeute. Selon d’autres témoignages, après avoir poussé la porte, l’individu aurait tourné les talons sans attendre, bredouillant quelque chose comme « Excusez moi, je me suis trompé de numéro. » La rumeur publique colporte qu’ultérieurement, après ce qui apparaît du coup comme un premier repérage, il serait revenu à trois heures du matin, à un moment où il était presque sûr de ne pas être surpris.

 

Donc il achète un lave-linge ; son rapport investissement/bénéfice est un chouia plus favorable qu’une psychanalyse. Il l’a choisi à chargement frontal, avec un hublot parce qu’il lui semble qu’alors, il pourra surveiller que tout se passe bien. Puis hublot, ça fait un peu transatlantique. Après une première lessive à l’issue de laquelle tous ses sous-vêtements ressortent d’un très joli rose, il comprend assez vite qu’on ne lave pas impunément ensembles les tee-shirts et les rideaux. Il apprend vite. Ses expériences, variées, aboutissent toutes au rachat d’une garde robe intégrale, mais les vêtements neufs ayant souvent l’avantage d’être propres, ça roule. Un jour enfin, après qu’une première panière de linge ait été retrouvé morte, empoisonnée aux champignons faute d’avoir été étendue, notre futur candidat à l’achat du plie-linge se retrouve finalement avec des vêtements propres, secs, mais froissé.

 

Puis un déclic se fait, une connexion s’établie. Notre sujet - appelons le, je ne sais pas moi, James par exemple - est un homme. Il a donc une confiance inébranlable en la technique. Il réalise en une vision comparable à celle de Saint Paul sur le chemin de Damas les tenants et les aboutissants du problème linge. Il associe, il conçoit, il échafaude et bientôt – vous devriez demander aux enfants de reculer un peu – il s’organise. Ça passe bien sûr par des achats, puis quelques travaux, mais on n’a rien sans rien. L’œil attendri de la caissière le dédommage largement alors qu’il passe tout encombré d’un caddie contenant pêle-mêle une planche à repasser décor chatons, un séchoir Tancarville, une centrale vapeur avec fer, une jeannette, « Le repassage pour les nuls », des cintres, un portant, une peluche de raton laveur brusquement désirable sans qu’il sache pourquoi, un pulvérisateur à main, une bombe d’amidon, des torchons pour commencer doucement.

 

Il a repéré dans son emploi du temps un moment favorable dans la semaine, correspondant probablement au passage télé d’une série que tout le monde regarde sans oser l’avouer, ce qui interdit heureusement les visites surprise, et il s’y met. Bientôt, pourquoi se le cacher ? il trouve un certain plaisir à transformer un tas de chiffons en piles de vêtements classés en ordre chronologique et alphabétique décroissant sur les étagères de son dressing.

 

Mais il se souvient comme si c’était hier de sa rencontre décisive avec le plie-linge. Jusque là, le pliage restait une étape manuelle un peu contrariante dans un processus largement mécanisé. Mais le plie-linge mes frères, alors là oui ! Écoutons le témoignage de James : « Je suis très bordelique chez moi et pourtant je connais cet objet grâce au Télé-achat depuis quelques années. Moquez-vous, braves gens, mais cet objet va révolutionner votre vie ! Croyez-le ou non, on peut tout plier correctement : chemises, robes, pantalons, pulls, toutes les fringues. »  James a enfin gagné sur sa nature profonde, il ne craint plus les quolibets de la foule, il avance désormais dans la vie tête haute sur un chemin glorieux bordé de piles de vêtements parfaitement ordonnées dont la cime se perd dans les cieux. Tout ça grâce au plie-linge. Recueillons nous un instant.

 

...

 

En vérité, je vous le dis, ce truc est bon.

 

 

 

Plie-linge (trois couleurs).jpg
Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, j'ai la joie de vous annoncer que le plie-linge existe en plusieurs couleurs : rose pour les filles, bleu pour les garçon, anthracite pour les mineurs. Un autre modèle, d'autres coloris et même une démo animée en suivant le lien.

 

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