22.09.2009
Quand on ne me cherche pas, on me trouve quand même, hélas...
Attends, attends, ATTENDS ! Mais j’ai une ÉTHIQUE moi. Il n’est pas question que je mette en scène l’objet moche devant un fond étudié, sous un éclairage qui ne le serait pas moins. Non, pour avoir été implicites, les termes du défi ont pour moi été parfaitement clairs : photo de l’objet moche prise à domicile, OK, mais dans son contexte. C’est du moins ainsi que je l’ai entendu.
Car tout est de la faute de Lou bien sûr ! Scroofi, la pauvre, s’est laissée entraîner. On ne choisi pas forcément ses mauvaises fréquentations. D’autant qu’ici, sur ce carnet abyssale dont chaque note parait vouloir, sourire aux lèvres, revendiquer d’être pire que la précédente, comment aurait-elle pu ne pas déraper ?
Lou nous a donc lancé une première photo mettant d’emblée la barre assez haut puisqu’on y voit à la fois une bedaine de Bouddha en plâtre patiné chocolat, une boule permettant d’admirer chez soi Stonehenge sous la neige pour peu qu’on la retourne, et Scribulmachin, cette revue au nom imprononçable, que personne ne connaît, écrite par des médiocres, dont je suis le nullissime rédacteur en chef et qui de plus a le mauvais goût d’être bon marché.
Mais perso, je ne suis pas inquiet. Je pense avoir à proximité immédiate ou au pire dans la chambre du fond, très largement de quoi relever le défi, comme en témoigne cet aurige et son véhicule, flashé à plus de cinquante (cm) sur une étagère. Du coup, ce qui est marrant (pour moi) c’est de constater par exemple que la chose ne sert pas de serre livre, mais qu’à l’inverse, elle sépare d’excellents ouvrages (Duras, Char, Ponge, Jaccotey…) des « Mémoires du roi David », trouvé dans une poubelle où il était parfaitement à sa place, qui reste le livre le pire que j’ai jamais lu, précieux à ce titre donc, puisqu’il permet d’étalonner les autres.
Oui, mais non. N’y pense même pas. Je te vois venir avec l’idée qu’un objet moche permettrait, comme « Les mémoires du roi David » en littérature, d’évaluer l’esthétique d’autres objets à l’aulne de sa contre-performance en la matière… Mais non. Cette idée est beaucoup trop glissante. Tu risques le dévissage. Par ailleurs elle m’a tout l’air d’une pseudo-justification à la con, alors que toi et moi savons très bien que les objets moches s’accumulent chez nous pour des raisons strictement lâches et affectives interdisant de les jeter. Tes « délicieusement kitch » et tes « bien sûr, il faut regarder ça au second degré » ne tromperons ici personne : j’ai, tu as, il et elle a (de Tours, mais pas que), nous avons, vous avez, ils ont des objets moches, hideusement moches, atrocement moches, honteusement moches. C’est comme ça.
La raison lâche et affective m’interdisant de jeter le romain, son bourrin, son char, sa plaque de marbre à la poubelle ? Réponse : il n’est pas à moi, mais à ma chérie. La raison lâche et affective de ma chérie de ne pas le jeter ? Il est à elle. Va lutter contre ça !
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21.09.2009
Coucher de soleil du 21 septembre 2009
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Mouhahaha ! IL L'A FAIT !
On se souvient peut-être d'une note du 13 septembre dernier, où je vous avais invités à lire, sur le blog de Jean-Marc LaFrenière, son texte « Le bain de foule ». Je m’étais alors permis de légèrement chambrer l’auteur en supposant un instant, un instant seulement, que ce texte était extrait d’une série dans laquelle vous pourriez lire également « Bain de bouche » et « Bain de pied ».
Hi hi ! JML m’a pris au mot, ou au pied de le lettre, comme vous voulez et m'a envoyé aujourd’hui ces deux petites merveilles :
BAIN DE BOUCHE
Qui s’y frotte s’y pique. Parfois je dois laisser mes mots prendre un bain de bouche. Déçu par le papier, je chante, je crie, je susurre, je murmure. Je fais glousser les i, tousser les a, sourire les o, mordre les p, cracher les p. Je vocalise au fil de l’encre. Les voyelles tintent sur le comptoir du cœur. Les mots s’éveillent dans un lit de papier. Une phrase se redresse en emportant les draps. Des fils d’encre bleue agitent les images. Elles sautent sur la page. Ma tête est une boule de verre qu’on agite, faisant tourbillonner une neige de mots. Le verbe aimer surnage au milieu des voyelles. Chaque matin, je m’apprête à vivre. J’y arrive parfois entre deux métaphores. C’est la vie que je veux, fulgurante, insensée. Je cours après l’amour pour ne pas perdre pied.
Jean-Marc LaFrenière - 17 septembre 2009
BAIN DE PIEDS
Les pieds de vers trempent dans l’esthétisme leurs orteils rimés. J’écris avec les mains, sur la pointe des pieds, du bout des doigts, sur le bras, à l’encre ou à l’oreille, le cœur à ciel ouvert. J’écris avec les manques, les trous noirs du budget, les trous de suce, les trous de bas, la trame des guenilles, les éclats de soleil dans les écrans de fumée, les turbulences du cœur dans les avions de papier, le miel des mots, la lumière des morts dans la nuit des vivants, les abeilles des syllabes dans la ruche des phrases, un mince filet d’eau sous la champlure qui goutte, le chaudron vide au bout de l’arc-en-ciel, une gomme à effacer les lignes blanches du temps.
Jean-Marc LaFrenière 21 septembre 2009
Mon lectorat et les souris t'en remercient !
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20.09.2009
Jean Barbé - Du chalutage à la criée
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The Big Picture
Comme m’y invitait la longue et fournie liste de blogs fréquentables de Bui Doi, j’ai passé un bon moment sur « The big picture », un site qui a l’immense mérite de proposer des photos de presse d’excellente qualité en GRAND FORMAT. Rhâ là là, que ça fait du bien de voir des trucs et des machins autrement qu’en taille timbre poste ! C’est de là que viennent ce lever de soleil sur mars et cette vue inhabituelle de Machu Pichu.
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Les cent ciels
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C'est mother qu'on assassine
Bidoche – L’industrie de la viande menace le monde - Fabrice Nicolino – Éditions LLL (Les Liens qui Libèrent) – via « Planète sans visa », via « Barbaquons bidochons »/Le blog de Jean-Pierre Martin
POURQUOI J’AI VOULU CE LIVRE
Je suis né pour ma part dans le sous-prolétariat urbain de la banlieue parisienne. Ce n’est pas un lieu rieur. Ce ne fut pas un temps calme. Il m’arriva plus d’une fois de rêver meilleur destin. Mais qui choisit ? Il reste que, dans les meilleures années de cette époque engloutie à jamais, ma mère préparait le dimanche midi un roast-beef, un rosbif farci à l’ail qui déclenchait chez nous tous, les enfants de cette pauvre nichée, une émeute de papilles.
Un repas peut-il rendre heureux ? Oui. Un morceau de viande peut-il faire croire, le temps d’une tablée familiale, que tout va bien, que tout va mieux ? Oui. J’ai mangé beaucoup de viande. J’ai pris un grand plaisir à mastiquer, à partager avec les miens ce qui était davantage qu’un mets. Je suis mieux placé que d’autres pour comprendre que manger de la viande est un acte social majeur. Un comportement. Une manière de se situer par rapport au passé maudit de l’humanité, et de défier le sort promis par l’avenir.
Je crois savoir ce que manger veut dire. Mais je dois ajouter que, chemin faisant, j’ai changé d’avis et de goût. Modifier ses habitudes est l’une des vraies grandes libertés qui nous sont laissées. Je l’ai fait. Derrière la viande, peu à peu, les morceaux, hauts et bas, se sont reformés, comme dans les dessins animés de mon enfance, qui ignorent tout de la logique triviale de la vie ordinaire.
Derrière une côte de bœuf, j’ai fini par voir un bœuf. Derrière un gigot, un agneau. Derrière un jambon, un cochon. On peut parler d’un choc, immense et lent. L’histoire que je vais vous raconter n’est pas simple, et j’en suis le premier désolé. Elle peut d’autant plus paraître compliquée qu’elle l’est en réalité. Mais ce n’était pas une raison pour faire un livre pesant. Celui-ci ne devrait pas l’être. On y verra beaucoup d’hommes en action, prenant en notre nom des décisions plus ou moins réfléchies. Avec des conséquences majeures que la plupart ignorent.
Cela explique les tours, détours, ruses et contorsions d’une affaire profonde, qui nous concerne tous. Ce livre sur la viande commande du temps, et de la réflexion. Peut-être est-ce une mauvaise idée de le signaler d’entrée, à l’heure d’Internet et du zapping tous azimuts. Mais c’est ainsi. Au moins ne serez-vous pas trompé sur la marchandise. Il reste que cet ouvrage peut aussi se lire pour ce qu’il est : une formidable aventure aux conséquences inouïes. Où rien n’était inévitable. Où tout aurait dû être pesé. Ou tout aurait pu être contrebalancé. Une histoire pleine de bruit et de fureur, emplie jusqu’à déborder de qualités qui sont souvent de pénibles défauts. Laissez-vous porter par cette vague venue des temps les plus anciens, et posez-vous les bonnes questions, qui vous rendront fiers d’être des humains dignes du mot.
Comment des animaux aussi sacrés que le taureau Hap de la plus haute Antiquité sont-ils devenus des morceaux, des choses, des marchandises ? Pourquoi des techniciens inventent-ils chaque jour, en notre nom, de nouvelles méthodes pour « fabriquer » de la « matière » à partir d’êtres vivants et sensibles ? Pourquoi leurs laboratoires sont-il aussi anonymes que secrets ? Pourquoi l’industrie de la bidoche est-elle dotée d’une puissance qui cloue le bec de ses rares critiques ? À la suite de quelle rupture mentale a-t-on accepté la barbarie de l’élevage industriel ? Pour quelle raison folle laisse-t-on la consommation effrénée de ce produit plein d’antibiotiques et d’hormones menacer la santé humaine, détruire les forêts tropicales, aggraver dans des proportions étonnantes la si grave crise climatique en cours ?
Qui est responsable ? Et y a-t-il des coupables ? La réponse n’a rien d’évident, mais elle existe, dans les deux cas. Ce livre vous convie à une plongée dont vous ne sortirez pas indemne. À la condition de le lire pour de vrai, vous ferez ensuite partie d’une tribu en expansion, mais qui demeure on ne peut plus minoritaire. La tribu de ceux qui savent. Et peut-être même rejoindrez-vous celle qui ne veut plus. A-t-on le droit de se révolter ? On en a en tout cas le devoir.
Je mange encore de la viande. De moins en moins, et désormais si peu que j’entrevois le moment où je cesserai peut-être de le faire. Je ne suis pas un exemple. Je suis exactement comme vous. J’espère en tout cas que nous nous ressemblons assez pour que le dialogue commence. Mais avant cela, il fallait vous faire découvrir le tumulte des relations que nous entretenons avec notre sainte bidoche. Si ce livre devait servir à quelque chose, il me plairait qu’il permette à ses lecteurs de se demander ce qu’ils mangent. Et pourquoi. Et comment.
Fabrice Nicolino
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Porte-téléphone Gifi
ça résiste. Comme nous l’avons vu dans les précédentes chroniques évoquant certains objets étranges, extraits pour la plupart du catalogue « L’objet du mois » (mais pas que), on trouve en général leur justification, même s’il faut la chercher dans des mondes parallèles aux nôtres. Mais là ?
Ce chien en céramique porte un sac à dos destiné à recevoir votre téléphone. Remarquez au passage comme vous et moi avons pourtant l’esprit large. Nous pouvons écrire et lire « Ce chien en céramique porte un sac à dos …. » sans être saisi de spasmes, ni de tremblements, ni d’une irrépressible envie de chocolat - sauf Mélanie (de Tours) bien sûr, mais tous les prétextes lui sont bons – ni même nous demander si nous avons bien pris notre anti-dépresseur ce matin.
Je ne dirai rien du chien ni de son air crétin, ce serait un cheval portant une brouette, le problème serait le même : à quoi, à qui peut bien servir ce truc ? Parce qu’enfin, si vous et moi appartenons bien au même continuum spacio-temporel - même si pour toi, toi et toi j’ai des raisons d’en douter – quand nous recevons un appel, notre téléphone, il sonne déjà non ? Ou alors, cas d’espèce, vous l’avez coincé sur vibreur par inadvertance et vous ne savez plus comment on repasse en mode sonnerie. Mouais, sauf que même moi je sais faire. Mais il n’est pas impossible que dans la clientèle visée par Gifi, un ou deux cérébro-lésés… Ou alors tiens, brusquement, ça me parait plus entendable : vous ne savez jamais où vous rangez ce putain de téléphone portable et vous loupez plein d’appels le temps que vous retrouviez l’engin, qui sonne - ça pour sonner il sonne - mais au fond d’une poche dans la penderie du dressing de l’aile ouest, ou déjà à moitié digéré au fond de l’estomac de votre sac à main ou cherchant à se reproduire avec une télécommande sexuellement compatible dans les abîmes du canapé. Mais là, non. Vous avez acheté l’objet d’art à Gifi et pris la ferme résolution d’y ranger votre portable dès que vous rentrez chez vous. Il sonne. Le chien aboie pour vous rappeler où chercher votre téléphone. Vous prenez l’appel. Tout va bien. Mais cette scène idyllique suppose au moins deux conditions. La première est que vous n’ayez pas installé Médor au fond du dressing de l’aile Ouest. Il doit être en évidence (hélas). Oui, scotché autour de votre jambe gauche, ça me parait bien. La deuxième condition est que vous vous teniez à votre bonne résolution. Non parce qu’imaginez la scène. Votre téléphone portable sonne, vous attendez un appel important, meeeeeeerde ! Vous n’avez pas encore pris l’habitude de le déposer dans le chien laid à faire peur. Vous courrez partout en mode panique la tête vrillée par la sonnerie essayant vainement de vous rappeler où vous avez pu laisser votre portable POURSUIVIE PAR LES INSUPORTABLES JAPPEMENTS DE CE PUTAIN DE CLEBARD DE MERDE. Bien sûr, vous ratez l’appel et Médor fini son bref baptême de l’air explosé contre un mur.
Mais la diode ? Non parce que le chien de céramique portant un sac a dos ne fait pas qu’aboyer : il clignote. Tu dis ? Ça doit servir à ceux qui n’entendent ni la sonnerie ni les jappements – pourtant réglés sur 120 décibels – mais se tiennent pourtant assez près du chien pour voir la diode. Tu peux résumer en disant « sourds comme des pots » ce sera plus simple. Admettons. Tu peux m’expliquer à quoi peut servir un téléphone quand on n’entend pas ? Tu dis ? On peut toujours s’envoyer des SMS ? Tiens ? Pas con ça. Oui, ben, n’en profite pas pour prendre la grosse tête, d’autant que le prospectus est tout à fait clair sur un dernier point : le clebs peut également servir pour les téléphones fixes. On ne doit pas parler du modèle de base France Télécom. Ou alors le chien existe en modèle XXL de trois mètres de haut. Mais de toute façon, on retombe sur la première objection. Votre téléphone fixe, il ne doit pas se promener beaucoup plus loin que son fil et n’est donc pas difficile à trouver et que je sache, les modèles fixes n’ont pas de mode vibreur. Donc il sonne. Dans ce cas là, à quoi sert le chien ?
Je résume : pour être potentiellement client de ce gadget, il faut être à la fois sourd et cérébro-lèsé, mais pas aveugle, et utilisateur d’un téléphone portable plutôt que fixe, mais ne s'en servir que pour envoyer des SMS. Ou alors, il faut aimer les chiens en céramique à diode clignotante portant un sac à dos.
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Le constat inutile du week-end *
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La retraite ne changera pas grand-chose pour moi : je commencerai toujours mon week-end un samedi et le terminerai un dimanche. Sauf que le samedi sera en janvier et le dimanche en décembre. ♣
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*** Je me marre tout seul rien à imaginer la tête d'Inzecity, à qui appartient ce titre, en le voyant ici. Mais comme il ne faut pas oublier de rendre à César ce qui appartient à Jules, vous irez bien sûr lire "dans leur jus" les constats inutiles d'Inzecity sur son blog.
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La vérité est ailleurs
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ous croyez peut-être que je ne vois rien venir ? Qu’on pourrait vous et moi, nous laisser glisser, laisser Lucie faire ? Et ? Et l’on suivrait la piste jusqu’au royaume d’altitude des textes éternels et la pente du noir et blanc. Et ? Et l’on se retrouverait ici, tôt ou tard - mais plutôt tôt si j’en crois les derniers billets – avec quelque chose qui ressemblerait à une sorte de revue Scribulations en ligne. Il y aurait plein d’avantage à cela. On aurait enfin une ligne éditoriale à laquelle se raccrocher, des rubriques, ce qui éviterait par exemple que je me casse la tête au moment d’étiqueter les pages et l’on sortirait de l’impression pénible que ce carnet de notes, comme beaucoup d’autres, n’a pas d’objet précis, s’intéresse à des trucs qui n’ont rien à voir les uns avec les autres, parle d’on ne sait pas d’où d’on ne sait pas toujours de quoi, ni pourquoi.
Oui mais non. Parce qu’alors, hop, je me retrouverais une nouvelle fois au bureau, essayant de garder la tête hors de l’eau, soucieux de crédibilité, de sérieux, de responsabilités, d’honnêteté, de cohérence, de loyauté – toutes valeurs à la flottabilité incertaines - alors que chaque note est ici une occasion, que je suis libre de saisir ou non, de plonger, de me laisser couler, de me noyer puis d’enfin toucher le fond. Autrement dit, ce carnet n’est pas une nouvelle occasion de descendre par le long fleuve tranquille d’une écriture et d’auteurs que je connais vers notre mer intérieure – paisible - mais plutôt de chercher, par les chemins les plus aventureux qui soient (pour ne pas dire mal fréquentés) des sources, des torrents qui ne deviendront peut-être jamais ni rivière ni fleuve, mais dont je me plais à suivre le cours, même en me tordant la cheville parfois.
Tout ça pour vous dire que la baffe Eric Tabuchi m’a encore une fois remis les yeux en face des trous et que je vais de ce pas extraire du nauséeux catalogue Gifi une nouvelle preuve que la vérité est ailleurs.
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Publié dans Amour vache, la spirale des carnets, Toujours plus bas | Commentaires (0)



















