06.10.2009
Nouvelle étape

y est ! Z’ont décoincé. Nos deux voyageurs de « Terre de paysages » sont en Corée. De là, ils ont pu actualiser leur carnet de voyage, sur lequel vous trouverez plein de photos prises pendant leur traversée de la Mongolie, parmi lesquelles ces deux gamins, manifestement ravis de porter leurs casques de cycliste.
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Le jour et la nuit
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05.10.2009
For Mel
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Eurêka !

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Envole moi

ien sûr que j’attends quelque chose comme ça avec impatience. Je m’y vois déjà : je sors mon Jet-bike dessiné par Norio Fujikawa du garage, un coup de démarreur et hop, c’est parti pour une petite balade au dessus des nuages.
Mais ça, c’est ce qu’on verrait dans le spot de pub, parce qu’en vrai, faudrait déjà écarter le tricycle du deuxième et la poussette anti-gravité de la petite dernière pour sortir l’engin en slalomant parmi les sky-skates de leur frère. Jamais compris pourquoi il lui en fallait plusieurs douzaines. Pourrait les ranger dans sa cham… Ah ben non, elle est déjà pleine. Et bien sûr, arrivé au-dessus des cumulo-nimbus, panne sèche. Elle n’aura pas eu le temps de refaire le plein de kryptonite après ses deux trois petites courses. Elle m’en a parlé, mais je n’écoute jamais. J’aurais plus qu’à attendre des plombes à me geler les boulons dans ce putain de nuage jusqu’à ce qu’on vienne me chercher.
Ou alors, j’aurais rêvé depuis tout petit de ce modèle, dans les premiers sortis. J’aurais patiemment économisé des dizaines d’années sur la monnaie du pain, raté le permis de vol la première fois à cause de cette putain de question sur les overdrive pour finalement, enfin l’avoir, mon Jet bike rouge. Mais là, je suis coincé à cinq mille pieds dans les embouteillages bi-quotidiens, entre deux Jet-bike dernière génération dont les conducteurs me regardent de haut avec commisération. L’un d’entre eux se cure le nez.
Ou alors, je suis à la maison, avec mes songes creux, flirtant vaguement avec l’idée qu’un engin comme celui-là, ou un autre, pourrait enfin me sortir de chez moi, alors qu’une simple paire de chaussure de marche ou un vélo feraient aussi bien l’affaire.
Mais un Jet-bike, quand même…
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04.10.2009
Pendant ce temps, là, hier soir...
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Je ne sais plus rien dire - IdoT
Oui, je sais. C’est à la fois un peu risqué, un peu provocateur et un peu outrecuidant de piquer le poème d’une amie sans rien lui demander pour lui appliquer le même traitement qu’aux chansons de « Fi on fantait » avant de le mettre en ligne ici. Mais je sais qu’IdoT ne s’embarrassera pas pour me dire si c’est insupportable et je fais le pari que ce texte, comme celui des chansons déjà évoquées, est assez fort pour supporter ce traitement de choc. Vous pourrez lire ce poème dans sa forme originale sur Tentatives, le blog renaissant d’Aline, sur lequel il faut bien le dire, il n’y a pas grand-chose d’autre pour le moment. Ça viendra.
e ne sais plus rien dire. J’ai perdu la parole. Voilà. J’ai perdu la parole à l’endroit même où je l’ai trouvée. J’y reviens souvent. C’est une gare, c’est une terre, jaune, presque déjà de sable et le désert plus loin. C’est un champ à l’abandon, échevelé et sauvage. Voilà. Juste frôler les pétales, juste penser le soleil. Entendre le voyage sur les rails, marcher sur les bords. Oser la traversée, oser les chutes. Dans les spirales où mes mots tournent, trouver ce qu’il faut d’envie pour ne pas tomber. Et parfois, pousser une porte en terre étrangère, dans la violence d’un autre monde, les aspérités d’une rencontre.
IdoT
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03.10.2009
Dans mon aéroplane blindé - Jacques Higelin
ue les amateurs de prodiges, la fleur du meeting aérien, tout le gratin de la voltige, gardent leurs casques à la main : je vais sur l'heure exécuter (malgré ma sainte horreur du vide) quelques figures intrépides dans mon aéroplane blindé. Suis-je distrait ! Moniteur, s'il vous plait : à quoi peut bien servir un manche à balai ? Qu'est ce que j'ai dit qui vous fait cet effet ? Le fait que je m'effraye d'affronter dans la cabine de pilotage tous ces cadrans tous ces leviers qui semblent narguer mon courage, juste au moment de démarrer ? C'est parti ! Mon dieu, quel furieux décollage ! Planquez tout : fou dangereux. Dans un rouleau de barbelé… N'en jetez plus c'est assez !… pendu au train d'atterrissage. J’en suis toute retournée ! Quelques curieux, décapités. Quel carnage mes aïeux ! Malgré ce sérieux handicap… Oh mon glorieux coucou ! … on va se taper un p’tit rase motte. On s'amuse comme des fous ! Bilan : trois cent kilos de carottes épluchées d'un seul coup. Mon co-pilote à une attaque ! Sauve qui peut, lâchez tout ! Il a gerbé tout son ragoût sur les genoux d'un sapeur pompier, dont on se demande bien ce qu'il fout, hein ! dans mon aéroplane blindé ? Allez sortez ! Sortez ou alors sifflez. Dans mon aéroplane blindé, un déluge providentiel fait que de belles effarouchées cherchent refuge sous mes ailes. Attention les gamines, pour le vol du bourdon, va y avoir du frisson dans l'échine ! À fond les gaz ! On attaque un looping juste à la sortie du grand canyon. Hostie d'calice ! J'ai comme la sensation d'être un chewing-gum au fond d'un lance pierre. Manneken-pis, v'là qu'on repart en arrière ! Z'ont du monter l'hélice à l'envers, dans mon aéroplane blindé. Y’a qu'à moi que ces trucs là arrivent. Jamais vu ça, même au ciné ! C'est l'overdose de la dérive. V'là que le moteur a des hoquets. Une merveille de technique pour les chandelles et les piqués. Surtout pas de cris hystériques. Grosse brute ! J’avais prévu en cas de chute quelques coupons de toile de jute pour me servir de parachute. Qu'est ce qu'elles ont toutes à ricaner ? Ah oui ! la Terre se rapproche à la vitesse d'un grand V. Prêt pour la dernière taloche ?
Sous sa fragile sépulture de toile et tôle éventrée gît un héro de l'aventure, dans son aéroplane blindé.
— Hé, monsieur ! Dessine moi une chèvre.
— …
— Hé, monsieur ! Dessine moi une chèvre !
— Tu vois pas que j'suis occupé, non ? Pourquoi faire, hein ?
— Ben pour mon mouton tiens !
Jacques Higelin « Champagne pour tout le monde » - 1979 - Champagne / Cayenne c'est fini / Tête en l'air / Dans mon aéroplane blindé / Ah la la quelle vie qu'cette vie ! / L'attentat à la pudeur / Hold tight / Captain bloody samouraï / Vague à l'âme.
Publié dans Tu seras ma, poum, poum, dernière chanson... | Commentaires (4)
Michel JOUËT
Depuis cette annonce, Lou a fait paraître son article, titré : Michel Jouët – le jeu et la logique.
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Publié dans dare d'art | Commentaires (4)
Mouhahahah !
éjouissant extrait d’un article titré : « Le rock, c’est de la merde », tiré d’ «Art rock», un blog que je n’ai pas encore parcouru, mais sur lequel renvoie Lou. Or donc, je ne suis pas le seul à trouve les Beatles profondément ennuyeux. Ça fait du bien de le savoir !
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(...) Mais ça, encore, c'est rien... les Beach Boys feront pire, et le fond du fond sera atteint par les deux albums suivants des Cafards, d'une prétention à faire hurler de rire le moindre mélomane. D'abord Sgt Pepper.
Considéré comme l'album le plus important de l'histoire du rock... énième preuve de l'incommensurable mauvais goût des amateurs du genre. Il faut reconnaître une chose à Sgt Pepper, c'est que la pochette annonce la couleur. Avant, le rock n'était qu'un truc débile d'une affligeante pauvreté musicale pour ados couillons, mais en voulant "s'enrichir" il deviendra exactement ce qu'on voit sur la pochette : un grand fourre-tout absurde, kitschissime, une musique de foire et de cirque jouée par des clowns qui se prennent pour des artistes. Un concept idiot, des arrangements pompeux, où, comme chez Clayderman, se mélangeront classique et pop... Dylan avait fait fort dans le ridicule, avec ce mélange contre-nature de poésie et de rock d'un ennui mortel... les Beatles ne sont pas en reste avec leur fusion kitsch "classico-pop-rock". (...)
Publié dans Amour vache, la spirale des carnets | Commentaires (31)













